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Le DAM, un outil devenu incontournable

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    Le DAM est aujourd'hui un véritable outil de création et de gestion de projet.
  • Le Digital Asset Management suscite beaucoup d’interrogations. Son utilité est souvent peu comprise ou grandement sous-estimée par les entreprises. Il suffit pourtant d’une simple démonstration pour comprendre comment une solution DAM peut améliorer et simplifier le travail de plusieurs équipes entières et pas seulement dans les départements marketing. Avec les progrès faits dans le domaine, les solutions DAM deviennent de véritables outils tout-en-un capables de 1001 prouesses. Olivier Grenet, CTO de Wedia, est fier des dernières innovations réalisées.  

     

    WEB- Olivier Grenet - voyez-vous (Vinciane Lebrun) -0804L.jpgDites-nous qu’est ce que Wedia ?

    Wedia est un éditeur de logiciel français créé en 2002. Nous avons réalisé l’an dernier 10 millions d’euros de chiffre d’affaires et employons actuellement 80 collaborateurs. Nous proposons une solution de DAM en SaaS qui s’adresse aux grandes entreprises .  Avec environ 500 clients le marché français représente un peu moins de la moitié de notre business. Nous possédons également des bureaux à Francfort et à New York, et nous préparons une ouverture prochaine en Australie.

     

     

    Votre solution de DAM s’adresse à qui exactement ?

    En priorité, aux directions de la communication et du marketing. Elles sont demandeuses d’une solution Cloud centralisée, intuitive, capable de gérer l’intégralité du cycle de vie de leurs médias. C’est ce que nous leur proposons avec un outil qui les accompagne, depuis la création du média jusqu’à sa diffusion, avec de surcroît la mesure de sa performance. Notre solution peut gérer toute sorte de fichiers : des visuels, des vidéos, des sons, des podcasts, des fichiers 3D, des fichiers PDF et même des vues à 360.  

    Quand vous parlez “d’accompagnement à la création”, comment cela se traduit-il concrètement ?

    Nous avons développé au sein de notre solution un module de planning ayant une vraie dimension “gestion de projet”. Cela ressemble un peu à « Trello », sous forme de Kanban avec une idée de progression jusqu’au résultat final. Il permet par exemple de déposer des idées sur la plateforme (une vidéo du directeur ? une visite de l’usine ? une campagne pour les réseaux sociaux ? etc.), puis de la partager avec d’autres personnes, y compris des prestataires externes, et de l’enrichir au fur et à mesure. Tous les intervenants peuvent ainsi se connecter sur ce module pour alimenter le projet. La solution est capable de gérer des fichiers texte et des fichiers PDF avec la possibilité de les annoter. L’enrichissement du projet se fait en déposant simplement les fichiers dans ce module, celui-ci  intègre un système de versioning. Nos clients s’en servent également pour effectuer certaines validations juridiques (assurances, DAS sur les téléphones mobiles, mentions légales sur les produits, etc.). Un espace de l’interface peut être dédié à la validation par les juristes. L’objectif étant de pouvoir traiter les problèmes légaux et juridiques autour des médias de manière simple, et sans avoir besoin de quitter la plateforme de Digital Asset Management.

    Votre DAM s’articule donc autour de plusieurs modules ?

    Oui, vous pouvez activer différents modules selon vos besoins. Gestion de droits, statistiques et reporting, géolocalisation, gestion de projet, diffusion sécurisée etc., chaque client peut choisir les modules qu’il souhaite utiliser. Une fois créés et validés, tous les fichiers sont incorporés, chargés dans le DAM Wedia.

    Quelles sont les caractéristiques principales de ce DAM  ?

    Primo, il est capable de gérer d’énormes volumes de données. Notre architecture technique permet de supporter plusieurs millions de médias avec différentes versions d’images ou de vidéos adaptées et déclinées pour les différents usages, contextes et canaux de diffusion.

    Secundo, la plateforme peut générer automatiquement certains formats adaptés aux besoins de l’organisation (fichier HD pour le print, basse résolution pour le web, version recadrée pour les réseaux sociaux, format optimisé pour les mobiles, etc.).Tout est programmable.

    Tertio, il prend en charge tous types de fichiers sources et nous fournissons « player » et « viewer » (les lecteurs) pour que tous ces médias puissent s’intégrer facilement à n’importe quel site ou blog.

    « La clef,  c’est que les médias soient utilisables à tout moment, rapidement et simplement.»

    Cela inclut les fichiers 3D créés avec des logiciels spécialisés ou des médias de type “réalité augmentée”. Des tendances qui se développent notamment dans la distribution.

    Avec ces grands volumes de données est-il important d’avoir un outil de recherche efficace ?

    Effectivement! Pour une bonne recherche il faut bien entendu un moteur d’indexation puissant déployé sur une architecture adaptable sur mesure et capable de traiter des millions de médias en quelques dizaines de minutes.

    Pour faciliter la recherche aux utilisateurs, nous avons bien entendu un système de filtres, mais le gros de notre investissement a porté sur la recherche full text avec “prédiction automatique” (auto complétion). Le logiciel sait ainsi détecter les mots-clés qui forment dès lors des pastilles de requêtes. Notre moteur de recherche autorise également des recherches complexes combinées ou encore par ensemble d’Id (les codes produits par exemple) Notre but, permettre de retrouver facilement les choses.

    Et l’indexation, comment se fait-elle ?

    Nous avons mis en place une équipe dédiée de documentalistes, mais notre plate-forme utilise également des algorithmes d’intelligence artificielle. Nous allons cependant au delà-de ce que permet l’IA première génération, trop « naïve ». Nous travaillons avec des technologies de machine learning. Ce qui permet, par exemple, de soumettre plusieurs photos d’un même camion à la plateforme, afin qu’elle soit capable après apprentissage de reconnaître automatiquement la marque et le modèle de camion. Nous pouvons faire de même pour la reconnaissance des personnes ou des situations spécifiques (ex : une personne porte quelque chose ou ne porte rien). Les documentalistes prennent ensuite le relais pour donner un sens métier et indexer plus finement les contenus. Ce qui constitue une très grande valeur ajoutée. Cela peut sembler paradoxal, mais c’est bien l’humain qui aide l’IA à devenir plus intelligente.  

    Depuis peu Wedia s’est aussi doté d’un module vidéo...

    C’est exact. Nous avons fait l’acquisition de damdy l’an dernier et avons intégré son offre au sein de notre plateforme de DAM. Il s’agit d’une sorte de « Tube » d’entreprise avec de nombreuses possibilités d’édition, comme le chapitrage et le découpage en scènes, ou encore le sous-titrage dans toutes les langues grâce à l’IA (avec une relecture et corrections humaines). Une fois les vidéos indexées, il est même possible d’effectuer des recherches portant sur un mot prononcé dans la séquence. L’outil est aussi capable de reconnaître les personnes, y compris les personnes inconnues (et d’évaluer leur âge et leur genre). Il peut également détecter les sentiments, qu’ils soient négatifs ou positifs. Le module est puissant et prend en charge une large variété de formats, notamment les vidéos à 360°, la réalité virtuelle, ainsi que les vidéos synchronisées avec des présentations (Vidéo live + Powerpoint avec un lecteur scindé en deux). Nous poursuivons aujourd’hui le développement de la vidéo interactive ou vidéo « dont vous êtes le héros » qui déclenche des chemins de consultation différents (pour l’éducation et la formation notamment, etc).

    D’autres nouveautés sont-elles attendues ?

    Oui, nous avons récemment lancé un éditeur à la manière d’Instagram permettant, directement depuis la plateforme, d’appliquer des filtres aux images ou encore d’ajouter du texte. Et ce, en plus des outils d’édition classiques qui permettent déjà de rogner et de recadrer les images. Nous sortirons, par ailleurs, à la fin de l’année, un système de filigrane invisible. Il permettra de marquer les images, de pouvoir détecter leur utilisation sur le web et d’être alerté à chaque apparition. Nous pourrons ainsi plus précisément mesurer la diffusion des médias, ce qui peut s’avérer intéressant pour évaluer l’efficacité des campagnes de communication.

    Le DAM, c’est donc aujourd’hui bien plus qu’une simple photothèque ?

    Oui, la solution va bien au-delà du stockage de visuels ou de vidéos. Il s’agit d’un véritable outil de création et de gestion de projet. Il permet de partager, d’éditer et de diffuser les vidéos vers différents canaux (sites web, blog, réseaux sociaux, etc.), mais aussi de suivre l’efficacité des campagnes grâce à des statistiques et des fonctions de scoring. In fine, il s’agit d’un outil tout-en-un indispensable à toutes les organisations gérant des médias. Quant à l’IA, elle le rendra encore plus efficace et plus complet à l’avenir.

     

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