DMP, 7 millions de dossiers ouverts

  • dmp_septmillions.jpg

    40 % des médecins généralistes déclarent consulter le DMP(Pixabay / valelopardo)
  • En une année, le nombre de dossiers médicaux partagés est passé de deux à sept millions. Encore loin des 40 millions espérés par la ministre de la Santé. 

    Près d'un an après sa généralisation à l'ensemble des assurés sociaux, le dossier médical partagé (DMP) a le vent en poupe. Selon la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam), sept millions de dossiers ont été créés contre deux millions un an plus tôt.

    Des chiffres qui s'expliquent peut-être par la possibilité donnée aux assurés de consulter leur DMP sur téléphone ou tablette via l'application officielle qui a été récemment mise à jour.

    Les pharmaciens ouvrent des DMP dans leur officine

    Du côté des professionnels de santé, 45 % des médecins généralistes déclarent consulter le DMP (contre 20 % fin 2017) et 20 % y versent désormais des documents. Pour les médecins qui utilisent le DMP, une large majorité en a une idée positive : 76 %.

    Les pharmaciens, quant à eux, ont massivement joué le jeu du DMP. Ils peuvent en effet aider les assurés à créer leur DMP dans leur officine. 85 % d'entre eux auraient déjà procédé à l'ouverture d'un DMP au profit des assurés. 

    Carnet de vaccination

    Au premier semestre 2020, le DMP sera enrichi d’un carnet de vaccination et la Cnam annonce la mise en place d’une plateforme Ameli destinée à "alimenter le dossier médical partagé avec des données issues de dispositifs médicaux connectés ou d’applications qui ne sont pas encore interconnectables avec le dossier".

    Au mois de novembre 2018, la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait fixé un objectif très ambitieux au DMP : 40 millions de dossiers créés d'ici 2023.

    À lire sur Archimag
    Les podcasts d'Archimag
    Pourquoi parle-t-on autant d’éthique quand il est question d’intelligence artificielle - et de quoi parle-t-on exactement ? Pour les Podcast d'Archimag, nous avons rencontré Enrico Panai, éthicien de l’intelligence artificielle. Avec lui, on clarifie ce que recouvre vraiment le mot "éthique" - au-delà des slogans - et pourquoi l’IA rend ces questions plus visibles, plus urgentes, et parfois plus confuses. On parlera aussi de l’entreprise : ses valeurs, ses contraintes, ses arbitrages… et de la manière dont une démarche éthique, quand elle intervient dès le départ, peut devenir un outil de décision et même un moteur d’innovation.
    Publicité

    2026-Catalogue Digitalisation-Serda Formation