Dans les centres hospitaliers et les CHU, la gestion des données de santé repose en grande partie sur le dossier patient informatisé. Celui-ci concentre des informations hétérogènes, produites sur de longues périodes et soumises à des règles de conservation particulièrement complexes. Les durées d’archivage varient, en effet, selon le statut du patient, la nature des actes réalisés ou encore des événements spécifiques comme les transfusions (qui déclenchent un régime juridique et archivistique spécifique dans le dossier patient). Cette complexité réglementaire impose une rigueur absolue dans la gestion des cycles de vie des données, depuis l’archivage courant jusqu’à l’archivage intermédiaire, voire historique.
À cela s’ajoute la question des volumes. Plus de la moitié des données produites dans le secteur hospitalier provient de l’imagerie médicale. Ces fichiers, souvent au format DICOM, peuvent atteindre plusieurs gigaoctets par examen. Leur conservation nécessite des politiques spécifiques, souvent distinctes de celles du reste du dossier patient, tout en garantissant la cohérence globale du patrimoine informationnel.
Sécurité et résilience face aux cybermenaces
Les établissements de santé figurent aussi parmi les cibles privilégiées des cyberattaques. Une intrusion peut paralyser des systèmes critiques pendant des semaines et mettre en danger la continuité des soins. Dans ce contexte, l’archivage électronique joue un rôle clé. Un système d’archivage électronique conforme permet de sanctuariser les données, de limiter les accès en cas d’incident et de garantir l’intégrité des informations conservées. Pour les hôpitaux et CHU, il s’agit d’un véritable socle de résilience, complémentaire aux dispositifs de sécurité opérationnelle.
Cette exigence est renforcée par les obligations réglementaires. Les établissements doivent s’appuyer sur des infrastructures certifiées HDS (Hébergeur de Données de Santé) et, pour les archives à valeur historique, respecter des normes spécifiques. L’archivage n’est plus une simple contrainte administrative, mais un élément structurant de la stratégie numérique et de sécurité des organisations de santé.
Interopérabilité et usages métiers
Au-delà de la conservation, l’un des enjeux majeurs réside dans l’accessibilité des données. Les professionnels de santé doivent pouvoir consulter les informations archivées sans rupture dans leurs outils habituels. Cela suppose des capacités d’interfaçage avancées avec les systèmes cliniques, en s’appuyant sur des standards comme HL7 et ses déclinaisons. L’objectif est de rendre l’archivage transparent pour les utilisateurs, tout en assurant une traçabilité complète des accès et des actions réalisées.
Cette approche favorise l’adoption des solutions d’archivage et permet de concilier exigences réglementaires et efficacité opérationnelle. L’archivage devient alors un prolongement naturel du système d’information hospitalier, au service des soins et de la recherche.
Données personnelles, recherche et valorisation
La protection des données personnelles reste également un pilier incontournable. Les mécanismes de pseudonymisation et d’anonymisation conditionnent la possibilité de réutiliser les données à des fins de recherche ou d’analyse. De plus en plus, les établissements de santé se structurent comme de véritables entrepôts de données, capables d’exploiter ce patrimoine pour améliorer la prise en charge des patients ou développer des projets de recherche appuyés sur l’intelligence artificielle .
Dans un cadre conforme au RGPD, certaines données peuvent également être valorisées, voire monétisées, à condition que les patients aient été informés et que des garanties éthiques solides soient mises en place. Cette perspective ouvre de nouvelles opportunités, mais elle exige une gouvernance rigoureuse et des outils capables de garantir la traçabilité et la conformité des usages.
Une expertise au service de la santé
Face à ces enjeux, Spark Archives accompagne depuis plusieurs années les acteurs de la santé, des autorités (comme la Haute Autorité de Santé) aux CHU et aux laboratoires pharmaceutiques. Son expertise repose sur une maîtrise fine des cadres réglementaires, des normes d’échanges et des contraintes opérationnelles propres au secteur. En intégrant des dispositifs d’archivage électronique et hybride, l’entreprise aide les organisations à sécuriser leur patrimoine informationnel, à en faciliter l’exploitation et à en préparer la valorisation sur le long terme.
Dans un secteur où la donnée est à la fois un outil de soin, un levier de recherche et un actif stratégique, l’archivage ne peut plus être pensé comme une fonction secondaire. Il constitue l’un des fondements de la confiance, de la performance et de l’innovation du système de santé.
Les experts Spark Archives.











