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La passion pour la musique de Marco Lo Cascio a commencé très tôt. "J’ai baigné dans cet univers", explique-t-il. "Mon père est musicien, j’ai fait le conservatoire et je suis tombé amoureux du violon à huit ans à l’Opéra de Rome - ma ville d’origine, où ma mère m’a beaucoup emmené". Encore aujourd’hui, il chante au sein de l’ensemble vocal Largentière, à Paris.
Également attiré par l’histoire, il entame en 2010 une licence dans ce domaine à la Sapienza Università di Roma, avant d’enchaîner avec un master en Sciences archivistiques et bibliothéconomiques. "Durant cette période, j’ai découvert le monde des bibliothèques et des archives", poursuit Marco Lo Cascio. Un stage aux archives historiques de l’Opéra de Rome, un lieu très symbolique pour lui, confirme son appétence. En 2014, il s’inscrit au programme Erasmus et s’envole pour Paris, direction l’École des chartes. "Intégrer cette prestigieuse institution fut une véritable chance pour moi !"
Dans la capitale française, le jeune étudiant effectue un stage à la Bibliothèque-musée de l’Opéra, une entité de la BnF installée à l’Opéra Garnier. "Cette expérience a aiguisé mon regard !" De retour à Rome, il obtient une bourse pour effectuer un stage de six mois aux archives du Carnegie Hall de New York. "J’y ai appris une autre approche des archives et de la musique, plus orientée sur la technique et les nouvelles technologies."
Marco Lo Cascio revient vivre en Italie, à Reggio Emilia, le temps d’une mission d’assistant-archiviste au sein de la marque de prêt-à-porter Max Mara, avant de décider de s’installer à Paris. S’ensuit une période faite de jobs alimentaires et d’une mission d’archiviste au sein de Serda Conseil pour le ministère des Armées. Mais, très vite, le besoin de remettre de la musique dans sa vie professionnelle se manifeste.
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Un art éphémère qui laisse des traces
En 2020, il débute une formation de bibliothécaire d’orchestre au CFA de l’Opéra de Nancy. "C’est un métier très spécifique, parfois appelé "partothécaire", où il faut savoir gérer les partitions (achat, location, contrats, droits d’auteur, annotations des chefs et des solistes), avoir une connaissance fine de la musique et être réactif !" Marco Lo Cascio effectue son alternance à la Philharmonie de Paris et poursuit avec un contrat. Il rejoint ensuite les quatre formations musicales de Radio France. "C’était un rythme très intense, avec plusieurs concerts par semaine", se souvient-il.
Marco Lo Cascio trouve son accord parfait en 2024 en devenant responsable de la bibliothèque du Centre de musique baroque de Versailles (CMBV). Un poste à la croisée de toutes ses passions : la musique baroque, le monde de la bibliothèque et la recherche historique.
"Une journée type peut commencer avec des étudiants qui cherchent des partitions, se poursuivre avec un accompagnement de chercheurs internes ou externes, des réunions sur des projets transversaux, de la veille et, bien sûr, avec la gestion des collections et du SIGB", détaille le bibliothécaire, également engagé dans des réseaux professionnels, notamment au sein de l’Association internationale des bibliothécaires de musique (AIBM). "La musique est un art éphémère, immédiat, mais elle laisse des traces", conclut Marco Lo Cascio. "Tous les objets collectés - partitions, documents, enregistrements… - sont autant de témoins pour en reconstituer l’histoire. C’est ce qui me fascine."
Il like
- Le meilleur endroit pour écouter de la musique : le Carnegie Hall de New York, pour son incroyable acoustique, et l’Opéra de Rome, pour mon lien affectif avec ce lieu.
- Sa musique du moment : “Cadmus et Hermione”, de Jean-Baptiste Lully, et particulièrement l’Acte 1 (la chaconne), qui tourne en boucle dans ma tête !
- Son objet préféré pour écouter de la musique : le tourne-disque, pour le plaisir de chercher les disques et de les regarder tourner.










