Les grandes ruptures technologiques nous rappellent que les transformations les plus profondes sont aussi les plus difficiles à anticiper.
L’intelligence artificielle s’installe dans notre quotidien et dans celui des organisations. À l’horizon 2035, cette accélération va nous conduire vers un monde différent de celui que nous connaissons aujourd’hui.
Dans ce contexte, imaginer le numérique de 2035 n’est plus un exercice réservé aux futurologues. C’est devenu une nécessité stratégique.
C’est précisément l’ambition de la 11ème Journée de la Transition Numérique organisée par eFutura : ouvrir un espace de réflexion collective sur les futurs possibles du numérique et sur les choix qu’ils impliquent dès aujourd’hui.
Le numérique, nouvel attribut de la puissance
Nouveaux empires, rivalités technologiques, souverainetés : le numérique rebat les cartes.
À l’horizon 2035, quels seront les centres d’influence ? La compétition mondiale se joue sur la puissance économique, industrielle et militaire transformée et augmentée par le numérique. Elle dépend désormais de la capacité des États et des entreprises à maîtriser des ressources stratégiques : données, semi-conducteurs, infrastructures numériques, capacités de calcul, cybersécurité et intelligence artificielle. Et à inventer de nouveaux objets pilotés par le numérique et l’intelligence artificielle : drones, robots …
La maîtrise des technologies critiques devient un élément déterminant de l’autonomie stratégique, tandis que les dépendances technologiques constituent de nouvelles vulnérabilités.
Dans ce monde en recomposition, quelle place l’Europe pourra-t-elle occuper ?
L’intelligence artificielle, accélérateur de transformations
Parmi toutes les évolutions technologiques, l’intelligence artificielle occupe une place particulière. Son développement ne constitue pas simplement l’arrivée d’un nouvel outil. L’Intelligence Artificielle transforme l’organisation des entreprises, l’organisation du travail et la production de valeur.
Des métiers seront recomposés, certaines tâches automatisées et de nouvelles compétences deviendront indispensables. La capacité à collaborer avec les IA et à les piloter est en passe de devenir une compétence professionnelle fondamentale.
Cette évolution pose également une question économique et sociale majeure : comment répartir les gains de productivité et la valeur générés par ces technologies ? Formation, employabilité et adaptation des organisations seront au cœur de cette transition.
Quand le numérique transforme la société
Les moteurs de recherche, les réseaux sociaux puis les intelligences artificielles deviennent progressivement des intermédiaires entre les citoyens et la connaissance. Cette évolution transforme notre manière de nous informer, d’apprendre et de construire nos opinions. Elle interroge la fiabilité de l’information, la désinformation et notre autonomie de jugement.
C’est la place de l’humain qui est questionnée. Comment préserver notre esprit critique lorsque des algorithmes sélectionnent, produisent et synthétisent une part croissante de l’information ? Quelle place donner aux systèmes intelligents dans nos décisions ?
L’éducation sera elle aussi profondément concernée. Lorsque l’accès à la connaissance devient presque instantané, transmettre des savoirs ne suffit plus. Compréhension, esprit critique, créativité, capacité de questionnement et discernement deviennent essentiels.
Innovation, libertés et choix de société
L’omniprésence des technologies pose enfin la question de l’équilibre entre innovation et libertés individuelles. Alimentées par l’ensemble de nos données, l’Intelligence Artificielle offre des possibilités considérables dans tous les domaines : santé, agriculture, mobilité, services publics … mais peuvent également favoriser de nouvelles formes de surveillance, de manipulation, de dépendance, de solitude.
Derrière la révolution technologique se dessine ainsi une interrogation fondamentale : à quelle société numérique souhaitons-nous appartenir ? En Europe, notre défi sera de bénéficier du progrès technologique sans renoncer aux principes qui structurent nos sociétés : protection de la vie privée, liberté individuelle, transparence, pluralisme et responsabilité.
La Journée de la Transition Numérique eFutura
eFutura réunit une nouvelle fois experts et décideurs qui confronteront leurs visions du monde de 2035 lors de sa 11ème Journée de la Transition Numérique, évènement désormais incontournable.
La prospective n’a pas vocation à prédire l’avenir. Elle permet d’explorer plusieurs futurs possibles, d’identifier les ruptures susceptibles de modifier nos trajectoires et d’éclairer les décisions du présent.
Si l’avenir reste incertain, une certitude demeure : une partie du monde numérique de 2035 se construit aujourd’hui.









