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IA et consommation électrique, l'Ademe appelle à la vigilance

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    La consommation électrique de l'intelligence artificielle inquiète l'Ademe (Magnific)
  • L’Agence de la transition écologique pointe l'opacité de la filière de l'intelligence artificielle en matière d'environnement.

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    En France, la consommation électrique des centres de données pourrait être multipliée par 3,7 d’ici à 2035. A l'échelle mondiale, elle pourrait tout simplement doubler d'ici 2030 et atteindre l’équivalent de la consommation du Japon. une fois de plus, l'Ademe attire l'attention sur l'empreinte environnementale des data centers, dopée par le développement de l'intelligence artificielle.

    Au-delà des chiffres, l’Agence de la transition écologique pointe un phénomène plus discret mais aux effets délétères : "le secteur de l’IA, particulièrement compétitif, se caractérise aujourd’hui par une opacité importante sur un ensemble de sujets : base de données d’entraînement, taille des modèles, consommation énergétique, centres de données utilisés…" A ce manque de transparence, il convient d'ajouter les impacts environnementaux indirects négatifs comme les terminaux de plus en plus énergivores pour répondre aux usages de l'IA.

    Usage raisonné

    Face au manque de transparence des acteurs de l'IA sur les données environnementales de leurs modèles, l'Ademe préconise une méthodologie standardisée d’évaluation de ces impacts environnementaux. Aux concepteurs de services d'IA, elle recommande de s’appuyer sur deux documents : le référentiel général pour l’IA Frugale de l’AFNOR, et le Référentiel Général d’Ecoconception des Services Numériques.

    Autre piste évoquée par l'Ademe, la formation à un usage raisonné de l’IA : "les utilisateurs doivent pouvoir faire des choix éclairés : par exemple, pouvoir désactiver s’ils le souhaitent les fonctionnalités "augmentées" à l’IA générative dans les services traditionnels.

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