Article réservé aux abonnés Archimag.com

Rechercher et traiter l’information avec les IA

  • recherche-traitement-information-intelligence-artificielle.jpg

    benefice-veilleur-ia-recherche-traitement-information
    L’intelligence artificielle peut apporter de nombreux bénéfices aux veilleurs. (Peshkovagalina/Freepik)
  • Le processus de veille profite à plein de l’intelligence artificielle grâce aux prouesses des principales plateformes du marché. L’IA trouve également sa place dans les lecteurs de flux RSS et dans des solutions d’automatisation.

    couv390bd.jpg

    enlightened RETROUVEZ CET ARTICLE ET PLUS ENCORE DANS NOTRE MAGAZINE : IA génératives : mode d’emploi pour les métiers de l’information

    Au sommaire : 

    IA génératives : mode d’emploi pour les métiers de l’information
    - Rechercher et traiter l’information avec les IA
    - Préparer des données pour l’IA en 5 étapes
    - Comment prompter efficacement ?
    - Générer des médias avec l’IA: principes et outils
    - Créer son premier agent IA conversationnel en 1 heure 


    Au mois de novembre 2022, une déflagration mondiale enflamma le web : Open AI lançait son agent conversationnel ChatGPT, séquence inaugurale de la révolution IA générative. Au même moment, mais de façon bien plus feutrée, le Forum IES 2022 réunissait de nombreux veilleurs dans les locaux de Safran. Au centre des débats, l’IA et ses apports pour la recherche d’informations. "Oui, l’intelligence artificielle peut apporter de nombreux bénéfices aux veilleurs", expliquait un participant : pour créer des ontologies, pour traduire automatiquement des documents, pour extraire les points clés contenus dans un rapport de 100 pages…

    Dans le domaine spécifique de la veille et de l’Osint, l’IA peut également être mise à contribution pour identifier des sources pertinentes et automatiser la collecte d’informations. Par exemple, si l’on demande au Chat (Mistral AI) de trouver des ressources documentaires dans le domaine de l’aéronautique, 18 sources (multilingues) sont proposées et justifiées : "air-cosmos.com, référence française pour l’actualité aéronautique et spatiale, avec des dossiers techniques et des analyses sectorielles. aviationweek.com, leader mondial pour l’information technique, économique et stratégique dans l’aéronautique et la défense", etc.

    Lire aussi : E-réputation : comment veiller à l'ère de l'intelligence artificielle ?

    Mieux, Mistral présente des sources par catégories : actualité, réglementation et sécurité, innovation et recherche, données économiques et marché, podcasts, chaînes YouTube, réseaux professionnels, ouvrages de référence… Pour aller plus loin, on peut demander à Mistral d’apporter un deuxième niveau d’information en lui donnant pour instruction de fouiller certains sujets, comme les drones ou la maintenance aéronautique. Bref, un corpus documentaire obtenu en moins de trente secondes : le temps de rédiger un prompt basique (propose-moi des sources d’information pertinentes dans le domaine de l’aéronautique).

    chat_mistral-recherche-traitement-ia.jpg

    RSS + IA = collecte dynamique

    Du côté des outils traditionnels, certains lecteurs de flux RSS, comme Feedly, ont fait le pari de l’IA pour améliorer la phase de collecte. L’assistant Leo est en mesure d’analyser des articles, de leur attribuer un score de pertinence et de générer des résumés. Les articles jugés pertinents sont associés à un statut "prioritaire" et sont mis en avant.

    Capable de s’améliorer au fil de l’eau, Leo prend en compte les préférences de l’utilisateur (mots-clés, sujets, tendances, etc.) et les retours qui lui sont faits. Feedly devient ainsi un outil de veille dynamique sur lequel l’humain garde la main. Cette brique IA a bien évidemment un coût. Alors que la version historique de Feedly reste gratuite, Leo est facturé environ 8 euros par mois dans le cadre de l’abonnement Pro+, avec une période d’essai de 15 jours.

    Lire aussi : Veille : l'IA générative pour répondre aux besoins métiers

    Traiter les flux d’information hétérogènes

    Peu connue du grand public, la plateforme d’automatisation Make.com dispose de plus d’un atout. Elle permet de relier des sources d’information portées par des supports différents : réseaux sociaux, lettres d’information, Google News, flux RSS… En quelques clics, Make.com transforme ces flux hétérogènes en une veille structurée et livrée à l’heure souhaitée. Des filtres peuvent être appliqués sur la fraîcheur de la collecte (à condition d’être rédigés en anglais, par exemple "now - 3 days") et sur sa pertinence via le "Text Filter", qui vérifie que le titre ou le résumé contient au moins l’un des mots-clés ciblés.

    Make.com est utilisable gratuitement, mais avec un nombre limité d’opérations. Deux versions Premium (environ 8 et 28 euros par mois) sont commercialisées avec un plus grand nombre de connecteurs disponibles (vers Salesforce, par exemple). Sa prise en mains demande un peu d’attention, mais il est possible d’être guidé pas à pas… grâce à l’IA.

    À lire sur Archimag
    Les podcasts d'Archimag
    Êtes-vous prêt pour la réforme de la facturation électronique ? À moins de 460 jours du grand lancement, l’écosystème se prépare activement. Lors de la Journée de la Facturation Électronique qui s'est tenue le 13 mai dernier à Paris, Archimag Podcast est allé à la rencontre des acteurs incontournables de cette réforme : les Plateformes de dématérialisation partenaires, ou PDP. Ensemble, nous avons parlé de leur rôle, de leurs spécificités, de leur modèle économique et de leur secret de longévité. Dans cet épisode, nous vous dévoilons qui sont ces acteurs et ce qu'ils préparent pour accompagner la réforme.
    Publicité

    Serda Formation Veille 2025