Publicité

Le stockage sur ADN s'engage sur la voie de l'industrialisation

  • scality_biomemory.png

    stockage-ADN-voie-industrialisation
    L'avenir du stockage de données ne s’écrit pas sur support unique (DR)
  • Les sociétés Scality et Biomemory viennent de nouer un partenariat en vue de créer une solution d’archivage sécurisée sur 150 ans. A la clé, la conquête d'un vaste marché composé d'institutions publiques et d'entreprises privées.

    Après les bandes, les disques, et les supports flash, l'heure du stockage sur ADN a-t-elle sonné ? Scality et Biomemory viennent d'annoncer un partenariat portant sur la création d'une solution de stockage sécurisé sur 150 ans. Présenté "comme un niveau d'archivage viable, ultra-sécurisé et à long terme" le projet réunit deux acteurs déjà engagés dans la recherche sur les solutions de stockage innovantes.

    "L'avenir du stockage de données ne s’écrit pas sur support unique, mais sur un spectre de possibilités" estime Jérôme Lecat, PDG de Scality. A ses yeux, l'ADN représente "un niveau d'archivage froid offrant une densité, une immuabilité sécurisée et une longévité qu'aucun support conventionnel ne peut prétendre."

    Passer du laboratoire à la solution industrialisée

    De son côté, la société française Biomemory a récemment procédé à l'acquisition d'actifs auprès de Catalog Technologies une entreprise nord-américaine spécialisée dans le stockage ADN. Un rachat qui confirme sa volonté de "faire passer le stockage de données sur ADN du laboratoire à une solution IT industrialisée." Biomemory n'en est pas à son coup d'essai puisqu'en 20201 l'entreprise était impliquée dans une première mondiale française : le dépôt d'une archive encodée sur ADN dans la célèbre armoire de fer des Archives nationales à Paris.   LIEN

    Scality et Biomemory ont d'ores-et-déjà identifié les organisations susceptibles d'être intéressées par le stockage sur ADN. Celles-ci appartiennent aussi bien à la sphère publique qu'aux entreprises privées : services d'archives nationales, référentiels de données scientifiques et génomiques, médias et divertissement, dossiers financiers et de santé réglementés, défense... "La demande la plus immédiate est attendue de la part des organisations chargées de préserver des données de grande valeur sur des horizons de plusieurs décennies, pour lesquelles toute perte, corruption ou illisibilité pourrait entraîner de graves conséquences financières, juridiques, opérationnelles ou sociétales." 

     

     

     

     

     

     

    À lire sur Archimag
    Publicité

    Serda Formations Archives 2026

    Indispensable

    en-tete_1.png