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Une lettre de Jack London datant de 1905 retrouvée dans une bibliothèque du Connecticut

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    Jack London dans son bureau en 1916. (Wikipedia)
  • En plus de livrer ses considérations sur son futur roman Croc-Blanc, l'auteur tente dans sa lettre de convaincre son éditeur et ami George Brett de l'accompagner dans une expédition autour du monde.

    Difficile de l'imaginer aujourd'hui et pourtant : même un écrivain comme Jack London devait, en son temps, rendre des comptes à son éditeur, George Brett, sur l'état d'avancement de ses écrits. C'est ce qu'il a fait notamment en 1905, dans une lettre adressée à l'illustre éditeur new-yorkais alors qu'il rédigeait le futur grand classique de la littérature américaine Croc-Blanc. Tapée à la machine, cette lettre de London vient d'être retrouvée dans une bibliothèque locale de Southport, au Connecticut (États-Unis), scotchée à la page de garde d'un exemplaire original de Croc-Blanc datant de 1906. 

    Nous ne faisons ni la cuisine ni la vaisselle

    "Croc-Blanc s'étire en longueur, bien plus que je ne m'y attendais à l'origine , écrivait l'auteur au patron de Macmillan Publishing ; il dépasse maintenant les 50 000 mots et continue de grandir. Je ne sais quoi en penser mais cela devrait être assez bon". De plus, Jack London, alors âgé de 28 ans, implore Brett, 47 ans, de l'accompagner dans une expédition : "Je vois que tu t'estimes probablement trop vieux pour réaliser ce voyage autour du monde dans un 40 pieds ! ajoute-t-il ; mon coéquipier a déjà dépassé les 60 ans... lui et moi nous chargerons de la navigation... tu ferais mieux de nous rejoindre. Et d'ajouter : Mais il y a une seule chose que nous ne faisons pas, c'est la cuisine et la vaisselle". 

    Le manuscrit d'Autant en emporte le vent

    Les bénévoles de la bibliothèque Pequot de Southport croyaient avoir passé au crible l'ensemble des livres rares de leur collection. Mais c'est à l'occasion de la préparation du 125ème anniversaire de l'établissement, alors qu'ils rangeaient les ouvrages anciens de leur fonds, qu'ils découvrirent la missive dans une édition originale de Croc-Blanc. Celle-ci, ainsi que le manuscrit d'Autant en emporte le vent, faisait partie des archives de George Brett, confiées à Pequot par l'éditeur lui-même, suite à une dispute avec l'un de ses associés. L'ensemble de la lettre sera publié dans la prochaine édition du magazine Man of the World.

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