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La datavisualisation, un outil en plein essor

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    Jusqu’alors réservée aux chercheurs et aux experts en Data Mining, la datavisualisation est devenue de plus en plus accessibles.
  • Bénéficiant d’une notoriété grandissante auprès des organisations de tous secteurs, la datavisualisation se généralise peu à peu. Ses avantages en font l’outil idéal pour aider à la prise de décision et contribuer à la bonne orientation des actions menées. D’autant que tous les services de l’entreprise peuvent tirer profit de cette méthodologie.

    Cela fait déjà 30 ans que les représentations de données basées sur des moyens de calcul et de visualisation graphique ont commencé à se démocratiser. Jusqu’alors réservés aux chercheurs et aux experts en Data Mining, ces procédés sont devenus de plus en plus accessibles, profitant de l’essor de la Business Intelligence et de l’exploitation des données. 

    Donner plus de sens aux données

    Aujourd’hui en plein développement dans de nombreux domaines, la datavisualisation peut prendre la forme de graphiques “classiques” (diagrammes circulaires ou en bâtons, entre autres) ou de tableaux plus complexes. Par exemple, le site Wind & Words avait fait le buzz, en 2019, à l’occasion de la dernière saison de la série “Game of Thrones”, avec une carte interactive permettant de suivre le parcours des principaux personnages et de revenir sur les événements majeurs de l’oeuvre. Cette représentation illustre parfaitement les nombreuses possibilités offertes par la datavisualisation, dont l’objectif est de rendre les données compréhensibles d’un seul coup d’oeil. Dans le monde de l’entreprise, elle facilite ainsi la collaboration, la prise de décisions et la communication.

    Datavisualisation, infographie, data storytelling… quelles différences ?

    Difficile, cependant, de bien comprendre la différence entre datavisualisation et infographie, qui sont toutes deux une représentation visuelle d’une information. La seconde est cependant plus adaptée pour synthétiser des faits, offrant une compréhension rapide d’un contenu qui peut être plus ou moins dense. L’infographie doit, de ce fait, être correctement structurée pour transmettre les bons messages. La datavisualisation va encore plus loin, puisqu’elle offre une vision complète sur les données représentées. Ces dernières sont en effet structurées et contextualisées. Il est également possible de les filtrer pour n’en sélectionner que certaines, garantissant la pertinence des résultats. À ces deux méthodes s’ajoute le data storytelling, qui diffère des outils d’analyse habituels. Maître en la matière, l’entreprise Toucan Toco décrit cette pratique comme “la capacité de raconter une histoire avec les données, et de personnaliser les données vues en fonction de l’audience”. Les données doivent ainsi raconter une histoire pour être comprises par tous, garantissant par là même leur accessibilité. Ce concept est tout particulièrement utilisé par les entreprises qui souhaitent communiquer rapidement et efficacement avec leurs clients ou utilisateurs.

    capture_decran_2020-11-16_a_10.14.55.pngDes professionnels globalement bien renseignés et séduits

    Si le data storytelling est assez récent, la datavisualisation a quant à elle déjà eu l’occasion de faire ses preuves auprès de plusieurs entreprises, qui n’ont que l’embarras du choix pour se fournir : Data Studio (Google), Tableau, Excel (Microsoft 365), Reeport, Dataveyes, DataHero, Data Publica, Sisense, Dundas BI, Qlik Sense, SAP Lumira, etc. Cet outil est d’ailleurs plutôt bien connu des professionnels. En effet, selon les résultats d’une enquête menée par Archimag d’août à octobre 2020 auprès d’une centaine d’organisations de tous secteurs d’activité, 92 % savent ce qu’est la datavisualisation. Ses nombreux atouts ont même séduit plus de 2 organisations sur 3, qui utilisent déjà des outils d’analyse et de visualisation des données. A contrario, elles sont 36 % à faire l’impasse dessus.

    Une méthodologie utile à tous les services 

    Bien que la datavisualisation ait encore du chemin à parcourir pour se démocratiser totalement, 36 % des sondés estiment néanmoins que “quasiment tout le monde” pourrait bénéficier ou profiter déjà des outils d’analyse des données. Service par service, ce sont pourtant les métiers de la veille qui sont les plus nombreux à utiliser la datavisualisation (ou seraient susceptibles de la faire), cités par 16 % des répondants. Suivent la communication et le marketing (15 %), la direction et le service data (tous deux à 7 %), et le commercial et l’administratif (à égalité avec 4 %). En revanche, les ressources humaines et le service informatique seraient les moins susceptibles d’en faire usage, n’étant cités par aucun répondant.

    Des avantages qui se font ressentir sur l’ensemble de l’activité

    Quelque soit le service dans lequel la datavisualisation est utilisée, elle apporte avec elle son lot d’avantages, dont certains reviennent régulièrement du côté des professionnels sondés. Pour 31 % d’entre eux, cette méthode offre une meilleure communication au sein de l’organisation et aide largement à la prise de décision. 21 % pensent également qu’elle contribue à optimiser le rendement des analyses de données. Plus loin derrière, 7 % des répondants reconnaissent que la datavisualisation simplifie la gestion des flux de data, et 5 % qu’elle est utile à l’amélioration de la relation client. Enfin, selon 1 % des professionnels interrogés, elle permettrait une définition plus fine des objectifs.

    Des pratiques commerciales largement obsolètes

    Présentant un intérêt plutôt bien identifié pour les équipes commerciales des organisations, la datavisualisation reste néanmoins peu répandue auprès de ces services. En témoigne le faible taux d’équipement : seulement 37 % des structures en seraient pourvues. Cet ensemble d’outils et de méthodes favorisant la transmission des informations utiles au sein de l’entreprise est pourtant une nécessité, en particulier pour les services commerciaux, qui peuvent ainsi plus facilement identifier les actions à mener. 

    Des outils jugés efficaces mais limités

    Plus préoccupant : 51 % des répondants n’utilisent pas d’outils de reporting (KPI, dashboard, etc.) pour piloter leurs activités, alors qu’ils aident, eux aussi, à la prise de décisions. Pour autant, 82 % des professionnels déclarent être autonomes dans la création de leurs rapports, et 86 % considèrent que les outils qu’ils utilisent sont efficaces pour orienter leur stratégie et étayer leurs décisions. La datavisualisation peut cependant aller plus loin, offrant la possibilité à tous les collaborateurs (et pas uniquement aux experts) d’interpréter facilement des données plus complexes via des représentations graphiques simples.

    Les data, une mine d’or encore sous-exploitée

    Pour ce faire, encore faut-il avoir des data de qualité… ce qui ne semble pas être le cas de toutes les organisations ! À peine 56 % des sondés indiquent disposer d’informations pertinentes, à jour et correctement localisées. Leur exploitation est réduite au strict minimum : 55 % des professionnels les intègrent à des tableaux Excel ou des outils bureautiques standards. Pire encore : 8 % ne les exploitent tout simplement pas. Ils sont par ailleurs 22 % à employer des outils de modélisation gratuits pour en tirer profit. 

    Des erreurs à l’intégration qui pourraient être évitées

    L’intégration des données aux bases internes est, elle aussi, particulièrement archaïque : elle se fait encore manuellement dans 40 % des organisations, n’étant totalement automatisée que dans 9 % des cas. 40 % des structures se tournent d’ailleurs vers un mix de ces deux techniques. L’automatisation est néanmoins bien plus fiable, puisqu’elle préserve des erreurs humaines qui peuvent être produites par l’intervention d’un collaborateur. Elle offre également un gain de temps inestimable, dont chacun peut bénéficier pour se recentrer sur des activités nécessitant une réelle valeur ajoutée.

    Aucune stratégie data dans les organisations

    L’intérêt de disposer de données de qualité semble finalement encore mal intégré par la plupart des organisations. Rien d’étonnant donc à ce qu’elles soient, malheureusement, une grande majorité à ne pas avoir adopté de stratégie data, comme le font savoir 79 % des répondants de l’enquête. Une telle approche est pourtant nécessaire aux organisations de toutes tailles, la data étant aujourd’hui un élément indispensable à leur croissance et à la pérennité de leur business. Celles qui parviennent à les collecter et à les traiter avec efficacité sauront, à coup sûr, se distinguer de leurs concurrents. Encore faut-il utiliser les outils adéquats.

    De l’importance de bien choisir sa solution de datavisualisation

    Plusieurs critères doivent être pris en considération pour choisir la solution de datavisualisation la plus adaptée. Le premier d’entre eux porte sur la simplicité d’utilisation, pour profiter pleinement des fonctionnalités offertes par l’outil. Sur ce point, il est d’ailleurs préférable de se tourner vers une solution offrant une large banque d’objets de visualisation. Il sera ainsi possible de personnaliser les représentations graphiques pour garantir la compréhension des données. 

    Enfin, et surtout, la plateforme retenue devra être en mesure de gérer différentes sources de données. Pour être la plus complète possible, la datavisualisation nécessite de croiser les informations, issues d’origines variées (CRM, relation client, formulaires, achat de BDD, Google Analytics, réseaux sociaux, etc.). De fait, la solution choisie doit être capable d’extraire ces données, de les croiser, et de les mettre à jour régulièrement pour que les informations soient exploitables. Autant de pré-requis indispensables pour devenir une organisation data driven !

    Cet article est issu de notre dernier supplément Archimag consacré aux solutions de datavisualisation et à leurs cas d'usage. Il est disponible en téléchargement gratuit
     

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