Capable de capter les flux de documents entrants à la source, l’IDP s’impose comme le point d’entrée vers une dématérialisation plus globale. Contrairement à une numérisation classique, qui se contente de créer une copie électronique d’un original papier, la capture intelligente basée sur l’IDP est en mesure d’identifier les types de documents (courriers, factures, contrats, etc.), d’en extraire les données, de les indexer correctement, voire même de déclencher automatiquement des processus métiers (traitement des demandes, validation, etc.).
« Derrière cet acronyme, on retrouve différentes technologies, en constante évolution, qui permettent de capturer les documents et de les transformer en données alimentant des workflows ou des processus métiers. En résumé, l’IDP est une plateforme d’orchestration de l’entrée et du traitement des données d’une organisation », explique Aline Cande-Saponara, Head of Sales France chez Kodak Alaris.
Du document brut à l’intégration de données exploitables
Expert en capture intelligente de données et fer de lance de l’IDP en France depuis plusieurs années, Kodak Alaris maîtrise pleinement les technologies qui y sont associées. Pas de magie derrière l’IDP, mais plutôt une succession d’étapes technologiques, qui débutent par la capture dès le point d’entrée. Grâce à la Lecture et à la Reconnaissance Automatiques de Documents (LAD/RAD), les différentes pièces sont identifiées et classifiées seront leur type ; en complément, la reconnaissance de caractères (OCR/ICR) est utilisée pour lire les informations, qu’il s’agisse d’écriture dactylographiée ou manuscrite.
Interviennent ensuite des briques de machine learning et d’IA pour analyser le contenu et son contexte, afin d’extraire les informations-clés issues des documents avec une haute précision. Ces données sont alors nettoyées et classées automatiquement selon le plan d'indexation de l'organisation. Enfin, une étape d'intégration vient clore le processus en déversant les données structurées et qualifiées dans les applications métiers (GED, ERP ou CRM, par exemple).
Les LLM : comprendre le contexte plutôt que de s’en tenir à des règles rigides
Évoluant avec la technologie, les solutions IDP s’appuient également sur les Larges Modèles de Langage (LLM), qui apportent une nouvelle dimension à la compréhension linguistique et contextuelle des données entrantes. En effet, ils sont non seulement capables d’identifier des mots-clés individuels ou des types de documents spécifiques, mais aussi de les mettre en relation, les prioriser selon un caractère d’urgence et comprendre leur place au sein d’un dossier.
De quoi permettre de classer de manière fiable des documents et des messages hétérogènes, incomplets ou inédits, d’en extraire les informations pertinentes et de les intégrer dans les processus existants. Les règles métier et les consignes définissent de manière transparente le fonctionnement de l’IA et peuvent être adaptées avec souplesse, sans qu’il soit nécessaire d’entraîner des modèles complexes pour chaque nouveau type de document.
L’Open Intelligence de Kodak Alaris : orchestrer et valoriser
Avec l’essor de l’IDP, Kodak Alaris a développé une approche basée sur l’Open Intelligence, qui propose une architecture ouverte interconnectée avec les services d’IA documentaire et d’OCR les plus performants : Document Intelligence et Computer Vision de Microsoft, Document AI et Google Vision de Google et Textract d’Amazon. En intégrant ces différentes briques technologiques, couplées à ses scanners, Kodak Alaris propose une solution IDP pouvant unifier le traitement de flux documentaires hybrides, papiers ou numériques.
« Nous avons à cœur d’apporter de la valeur à nos clients grâce à des services professionnels, en travaillant avec des partenaires pour adresser des marchés spécifiques et en développant de nouvelles technologies adaptées à des besoins transverses », conclut Aline Cande-Saponara.

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