Trente ans après son ouverture, le site François-Mitterrand de la Bibliothèque nationale de France devra faire l'objet d'un important chantier de rénovation. "Comme de nombreux bâtiments construits à la même époque, le site François-Mitterrand arrive à la fin d’un cycle technique" estime un rapport sénatorial qui pointe le vieillissement de l'équipement. Selon Jean-Raymond Hugonet, sénateur (Les Républicains) de l'Essonne, l'Etat et la BnF sont désormais face à "un mur d'investissement".
Cette rénovation aura un coût : 527,6 millions d’euros permettant de mettre à niveau les principaux corps d'état : chauffage, plomberie, sécurité incendie, structure… Or, la BnF ne dispose pas de réserves sur ses fonds propres pour mener la rénovation du site François-Mitterrand. "Le financement d’une rénovation complète devrait probablement reposer sur un schéma spécifique, combinant une programmation pluriannuelle validée par l’État" estime le rapport sénatorial qui évoque une priorisation des interventions les plus critiques.
Selon les calculs des sénateurs, le patrimoine immobilier de la BnF est le septième des opérateurs de l’Etat avec une valeur brute de 1,49 milliard d’euros.
Pas de fermeture totale et prolongée du site François-Mitterrand
Au-delà du coût de cette rénovation, les sénateurs font valoir une spécificité de la Bibliothèque nationale de France. Ses missions de service public rendent difficilement concevable une fermeture totale et prolongée du site François-Mitterrand. Le rapport préconise "un phasage précis des travaux et une sectorisation des interventions" afin de maintenir l'exploitation de l'institution tout au long des travaux.
Les sénateurs s'intéressent également aux autres emprises de la BnF et souhaitent s'assurer de la sécurisation du financement du centre de conservation d’Amiens actuellement en cours de construction. Autre recommandation, la définition "d'un projet d’avenir" pour la bibliothèque de l’Arsenal rattachée à la Bibliothèque nationale en 1934.











