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Guillaume Meyer, à l’écoute des chiffres

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    Guillaume Meyer, market and business intelligence analyst chez L-Acoustics, évolue à la croisée de la donnée, de la stratégie et de la musique. (DR)
  • Guillaume Meyer est market and business intelligence analyst chez L-Acoustics. Deux fils conducteurs l’ont guidé tout au long de son parcours : la donnée au service du business et la musique.

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    Tout commence en 2008, après l’obtention de son baccalauréat, lorsque le Nancéien entame une licence d’économie à l’Université de Nancy (Meurthe-et-Moselle). "Je ne savais pas vraiment quoi faire", explique Guillaume Meyer. "Finalement, la statistique, la probabilité et l’économétrie m’ont beaucoup plu". Le jeune étudiant décide de se spécialiser dans ce domaine et poursuit ses études avec un master en économétrie. En 2011, il pose ses bagages au Royaume-Uni. Au sein de l’Université d’Exeter, au sud-ouest de l’Angleterre, il découvre une nouvelle façon de travailler, plus proche du monde de l’entreprise et avec davantage d’autonomie. Mais la question de l’avenir se pose à nouveau à la fin de son master. "Exercer un métier uniquement basé sur les statistiques ne m’attirait pas", poursuit-il.

    C’est alors qu’il découvre l’intelligence économique, qui permet, à ses yeux, de relier les chiffres à des usages concrets, et rejoint l’ESLSCA Business School Paris pour un nouveau master. "L’utilisation concrète des chiffres m’a intéressé", explique Guillaume Meyer. "Encore aujourd’hui, j’apprécie le lien entre la donnée et l’objectif business qu’il y a derrière."

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    Faire preuve de créativité

    En 2015, Guillaume Meyer effectue son stage de fin d’études au sein de l’Argus de la Presse (aujourd’hui Cision) et y reste ensuite pour un CDD, puis pour un CDI. "J’étais intégré à l’équipe Market Intelligence, qui était relativement naissante", indique-t-il. "Nous réalisions des études de marché et de veille pour des clients de tout type d’industries."

    Quatre ans plus tard, Guillaume Meyer rejoint Ipsos et intègre une équipe chargée de l’"entertainement". Une opportunité pour lui de choisir des clients dans le secteur de la musique. Là, son travail bascule vers les études et les sondages : créer de la donnée, interroger des publics et traduire les enjeux. En 2023, il rejoint l’entreprise de streaming français Deezer. "Passer de l’agence à l’annonceur était un changement radical", explique-t-il. "Nous n’interagissions plus seulement avec des personnes qui faisaient la même chose que nous, mais avec beaucoup d’autres métiers, ce qui rendait les choses d’autant plus intéressantes."

    Au sein de l’équipe Market Research, son métier prend aussi une dimension plus pédagogique, avec l’enjeu de transformer des chiffres en "insights" clairs et actionnables. "J’y ai fait beaucoup de présentations et d’ateliers. Car une fois que l’étude est finie, c’est là que tout commence."

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    Depuis deux ans, Guillaume Meyer évolue chez L-Acoustics, où les enjeux de market intelligence sont un peu différents. "Mon équipe fait partie de la division Strategic Market Development, dont le but est d’identifier des leviers de croissance - que ce soit de nouveaux business models, des marchés géographiques ou émergents - et d’identifier des partenariats stratégiques. La market intelligence a la tâche ambitieuse de soutenir ces décisions avec des données les plus qualitatives possibles." Pour y parvenir, dans ce domaine très particulier où la donnée est difficile à trouver, il faut, selon lui, "être créatif !".

    Il like

    • Sa salle de concert préférée : Le New Morning, à Paris, pour sa programmation, et le Red Rocks Amphitheatre, près de Denver (États-Unis), pour son incroyable acoustique.
    • Le détail auquel il fait attention quand il écoute de la musique : Le son, qui reste quand même l’une des parties trop souvent oubliée en concert !
    • Le son du moment : Je rentre tout juste des États-Unis et j’écoute beaucoup de country.
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