Stratégie numérique de l'Etat : la DINUM publie sa feuille de route

  • dinum_strategie.png

    Strategie-numerique-Etat-DINUM-publie-feuille-route
    L'exploitation des données figure parmi les chantiers prioritaires de l'Etat (Dinum)
  • La Direction interministérielle du numérique a défini quatre priorités afin de recruter et de fidéliser des profils techniques rompus à l'exploitation des données.

    L'Etat avait-il besoin d'un nouveau cap pour sa stratégie numérique ? Il faut le croire à la lecture de la feuille de route élaborée par la Dinum pour les prochaines années. La Direction interministérielle du numérique a défini quatre priorités pour faire du numérique "un levier puissant pour rendre l’État plus efficace, plus simple et plus souverain." La première d'entre elles vise à conduire dans la durée les projets numériques de l’État. "Cela impliquera de mettre en place progressivement des équipes pluridisciplinaires intégrées plutôt que des équipes en silos" et "il conviendra de s’inspirer de l’approche des « Start-ups d’État » de beta.gouv en privilégiant les expérimentations, les itérations, puis le passage à l’échelle."

    La deuxième priorité de l'Etat ressemble à s'y méprendre aux problèmes rencontrés par de nombreuses entreprises privées : "attirer, recruter et fidéliser des talents du numérique est un défi qui doit être une priorité pour les années à venir." Consciente de la lourdeur des procédures de recrutement au sein du service public, la Dinum lancera une expérimentation de simplification des processus de recrutement en vue de réaliser de procéder à des recrutements rapides (de plusieurs jours plutôt qu’en plusieurs mois).

    Exploitation des données

    Comme on pouvait s'y attendre, l’exploitation des données figure également au rang de chantier prioritaire. "Cette exploitation qui a transformé de nombreux secteurs d’activité privés, des transports à la finance en passant par la grande distribution, n’est pas suffisamment déployée au sein de l’État en dépit des bénéfices certains qu’elle pourrait apporter" constate la Dinum.

    Enfin, le développement d'outils numérique mutualisés est abordé par le prisme de la souveraineté numérique. Objectif  : "assurer la maîtrise, la pérennité et l’indépendance du système d’information de l’État". Et à l'heure où le thème de la cybersécurité est devenu une préoccupation de tous les instants, ces outils seront développés en collaboration étroite avec l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information).

    Créée en 2019 la Direction interministérielle du numérique a pour mission d’élaborer la stratégie numérique de l’État et de piloter sa mise en œuvre. Placée sous l’autorité du ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, elle est dirigée par Stéphanie Schaer depuis le mois de septembre 2022.

    À lire sur Archimag
    Les podcasts d'Archimag
    La photographie possède un pouvoir fascinant : celui de capturer un instant et de le figer pour l’éternité. Elle raconte des histoires, qu’elles soient personnelles ou collectives, qui traversent le temps et façonnent notre passé, notre présent et notre futur. C’est pourquoi les albums de famille jouent un rôle si important dans la construction de nos souvenirs. Mais avec l’avènement de l’intelligence artificielle générative, capable de créer des images de plus en plus proches de la réalité, une question se pose : comment cette technologie va-t-elle influencer notre mythologie familiale ? Serge Tisseron, psychiatre et docteur en psychologie, explore depuis longtemps nos relations avec les technologies. En cherchant à recréer une photographie de son enfance, il s’est intéressé aux liens entre mémoire, photographie et intelligence artificielle. Il revient sur l’origine de son livre "Le jour où j’ai tué mon frère - Quand l’IA fabrique la photographie de nos souvenirs", publié aux Éditions Lamaindonne.