Article réservé aux abonnés Archimag.com

Généalogie : les Mormons et la religion des archives

  • archives_mormons_granite_mountain_records_chambre_forte.jpg

    archives-mormons-familysearch
    Entrée de la chambre forte de Granite Mountain Records, à Salt Lake City où sont conservées les archives de FamilySearch, la société de généalogie gérée par les Mormons. (2010 Intellectual Reserve, Inc. All rights reserved)
  • Les généalogistes du monde entier ont les yeux tournés vers Salt Lake City où se trouvent des archives d’état civil provenant d’une centaine de pays. Ce gisement documentaire unique est le fruit d’un gigantesque travail mené par l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours depuis plusieurs décennies.

    Temps de lecture : 7 minutes

    mail Découvrez L'Archiviste Augmenté, la newsletter thématique gratuite d'Archimag pour les archivistes !

    Comme pour des millions de Français, votre généalogie familiale se trouve fort probablement à plus de 8 000 kilomètres de la France. À Salt Lake City précisément, dans l’ouest des États-Unis, qui héberge le siège mondial de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours ainsi que la société généalogique FamilySearch.

    enlightenedLire aussi : Généalogie : lancement d'une plateforme collaborative dédiée à l'histoire des lieux et des bâtiments fréquentés par vos ancêtres

    FamilySearch : une ressource incontournable pour la généalogie

    archives-mormons-granite-mountain-records-couloir

    Cette société gérée par les Mormons fait en effet figure de ressource incontournable parmi les généalogistes du monde entier.

    « Chaque année, des millions de gens utilisent les documents, les ressources et les services de FamilySearch pour en apprendre davantage sur leur histoire familiale », expliquent les dirigeants de cette société.

    Gratuit, le service revendique plus de 4 milliards de patronymes « de partout dans le monde » et propose une assistance téléphonique 24 heures sur 24.

    C’est en 1894 que la Genealogical Society of Utah fut fondée avec un objectif : « aider les gens à se relier à leurs ancêtres grâce à un accès facile aux documents d’archives ».

    Devenue FamilySearch, elle a commencé à s’intéresser à l’état civil français dans les années 1960. « L’église de Jésus Christ des saints des derniers jours a alors signé un accord avec le ministère de la Culture », explique Guillaume de Morant, journaliste et auteur du livre « Les Mormons et la généalogie » ; « il s’agissait de microfilmer les registres paroissiaux et d’état civil de plus de 100 ans dans tous les départements français. L’opération avait un double but : d’un côté, les Mormons récupéraient et centralisaient l’état civil de tout le pays à Salt Lake City, cela afin de permettre aux membres de cette église ayant des ancêtres français de remplir un devoir religieux, les retrouver afin de les baptiser. De l’autre côté, les services d’archives départementales se voyaient remettre un double de chaque microfilm réalisé ».

    enlightenedLire aussi : Généalogie : pourquoi les Français se disent intéressés sans vraiment se lancer

    80 % des archives de l’état civil sauvegardés

    2_0.jpg

    Si l’on peut s’étonner de voir le ministère de la Culture signer un accord portant sur le patrimoine documentaire avec une entité religieuse étrangère (voir plus bas), « cela a permis de protéger les registres originaux des manipulations qui se sont intensifiées à partir des années 1980, avec le succès de la généalogie en France », constate Guillaume de Morant.

    Résultat : en cinq décennies, l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours a réalisé en France plus de 120 000 microfilms, soit l’équivalent de 80 % de l’état civil des départements métropolitains sur une période couvrant plus d’un siècle. L’accord entre le ministère de la Cul....
    Cet article vous intéresse? Retrouvez-le en intégralité dans le magazine Archimag !
    digital-workplace-teletravail
    Avec le récent confinement, beaucoup ont expérimenté le télétravail ou s’y sont plongés à forte dose. Les privilégiés disposaient d’une digital workplace, environnement de travail centré sur les besoins de l’utilisateur et ouvert au collaboratif. Cependant cette technologie est bien sûr aussi d’usage permanent en entreprise ou en mobilité.
    Acheter ce numéro  ou  Abonnez-vous
    À lire sur Archimag
    Le chiffre du jour
    C'est le nombre de dossiers médicaux partagés ouverts par les assurés.
    Publicité

    banniere-archimag_2.gif

    archives 2020.PNG

    Indispensable

    Bannière BDD.gif