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Les Opérateurs publics de services numériques accélèrent la transformation digitale des collectivités

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    La dématérialisation est le service le plus proposé par les Opérateurs publics de services numériques, devant les marchés publics et la protection des données. (Pixabay/StockSnap)
  • Réseau d’échange d’informations entre structures, l’association Déclic a partagé le 18 mai dernier les résultats d’une étude menée auprès de 1 800 collectivités et établissements publics portant sur l’impact de la mutualisation territoriale du numérique et la maturité des nouvelles technologies à l’échelle locale. Point sur les principaux enseignements issus de cette enquête. 

    En pleine transformation digitale, impulsée notamment par le programme « Action Publique 2022 », de plus en plus de départements se dotent d’OPSN (Opérateurs publics de services numériques), dont une quarantaine d’entre eux est regroupée au sein de l’association Déclic. Cette dernière a d’ailleurs interrogé 1 800 professionnels du service public pour comprendre l’impact de la mutualisation territoriale du numérique.

    L’occasion d’en apprendre plus sur les OPSN, qui comptent en moyenne 22 agents pour 200 à 500 adhérents (ce chiffre pouvant monter jusqu’à 2 000 !). Surtout, les services proposés par ces organismes en disent long sur les besoins des territoires : la dématérialisation s’impose ainsi à la première place, intégrant 90 % des offres des OPSN, devant les marchés publics (86 %) et la délégation de la protection des données (83 %). En revanche, les offres liées à la donnée (archivage électronique, open data, SIG) sont inégalement couvertes.

    Des besoins qui se font ressentir dans tous les territoires

    En outre, l’étude menée par les cabinets Alrig Conseil et Infhotep pour Déclic, co-financée par la Banque des Territoires, met en lumière les avantages de la mutualisation informatique pour les structures qui comptent généralement moins de 7 agents dans leur collectivité. Grâce au partage de ressources, le coût des services est inférieur à ce que peuvent proposer des prestataires privés. Déclic cite en exemple le département du Val-de-Marne, qui a démontré que les adhérents de l’OPSN avaient un budget Système d’Information (SI) moyen inférieur de 25 % à celui d’une collectivité non-membre. De même, 64 % des collectivités adhérentes à des OPSN sont en conformité avec le RGPD, contre 30 % au niveau national selon la CNIL (janvier 2020).

    Certains besoins restent cependant encore non couverts par les structures de mutualisation informatique, la Gestion de la relation à l’usager (GRU) étant citée par 37 % des sondés, suivie de l’accompagnement des citoyens (28 %), des outils collaboratifs (26 %) et de l’hébergement de fichiers (24 %). Du côté des non adhérents, 67 % affirment qu’il n’existe pas de telle structure sur leur territoire, mais près d’un tiers d’entre eux seraient intéressés pour y souscrire si tel était le cas.

    « En contact direct avec les éditeurs de logiciels, dès l’élaboration de leurs produits, les OPSN permettent d’obtenir des fonctionnalités qui collent réellement aux besoins des collectivités », souligne l’association Déclic. « Mais les OPSN font aussi le lien avec les instances nationales. Porte-voix des collectivités auprès des Ministères, pour rappeler les contraintes ou les réalités du terrain, ils sont également une ‘’porte d’entrée’’ pour ces derniers, pour atteindre des structures publiques avec lesquelles ils ont peu de contacts et permettre la mise en œuvre effective des décisions nationales sur les territoires », conclut-elle.

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    À lire sur Archimag
    Le chiffre du jour
    des bibliothèques proposant des ressources numériques ont constaté depuis le début du confinement une augmentation des usages de leurs ressources en ligne, selon une enquête flash menée par le ministère de la Culture fin mars 2020.
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