Scaleway facilite la gestion d'applications multicloud

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    Le multi-cloud repose sur l'utilisation de plusieurs services de cloud et de stockage dans une seule architecture hétérogène.
  • Les clouds français peinent à rivaliser avec les mastodontes américains ? Pourquoi ne pas répartir les charges de travail, ou les données, entre plusieurs clouds, par exemple en plaçant les services non-critiques sur un cloud international, tel Amazon AWS, et en faisant tourner les applications les plus sensibles (ou réglementées) sur un nuage hexagonal ou sur vos propres serveurs  ? C'est ce que propose Scaleway, filiale d'hébergement du groupe Iliad (maison mère de l'opérateur Free), avec son offre Kubernetes Kosmos, présentée comme la "première solution de Kubernetes managé multicloud". 

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    De Kubernetes à Kosmos

    Elle s'appuie, comme son nom l'indique, sur Kubernetes (aussi appelé K8S), la très en vogue solution d’orchestration de containers virtuels développée par Google et libérée en open source courant 2018. Un container ou conteneur étant une partition virtuelle étanche intégrant une application "conteneurisée", ainsi qu'un environnement complet d'exécution.

    Cette "couche d'abstraction", comme l'explique Yann, informaticien dans une grande entreprise française, "se situe au-dessus de l'hébergeur et permet aux entreprises de déployer et de gérer un cluster de conteneurs chez ce seul fournisseur, par le biais d'une interface d'administration hébergée" (Kubernetes Kapsule, dans le cas de Scaleway, EKS pour AWS ou AKS pour Microsoft Azure).

    La différence avec Kubernetes Kosmos ? Il est possible, depuis une application hébergée d'orchestrer des clusters répartis sur plusieurs clouds ou serveurs sur site ("sur n'importe quelle machine", comme le précise Scaleway). Et ce, alors que plusieurs clouds puissants seraient connus pour au contraire imposer aux entreprises et éditeurs qui les utilisent une forme de "verrouillage technologique" les empêchant de s'appuyer de concert sur plusieurs clouds.

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    A la carte

    Avec Kosmos, l'objectif est au contraire, selon l'hébergeur, de "permettre aux clients de choisir la bonne infrastructure et la tarification juste pour toutes leurs charges de travail chez divers fournisseurs de cloud", via une seule et unique interface, et si possible en "combinant" les ressources les plus intéressantes à l'instant T. Ce n'est pas gratuit : les entreprises se voient à ce jour facturer un prix fixe de 99 euros par cluster et par mois, dès lors qu'elles attachent à leur solution "des nœuds externes, provenant de tous hébergeurs sans distinction".

    Parmi les premiers utilisateurs, on trouve Jamespot, éditeur français de solutions collaboratives hébergées dans le cloud (pour quelque 350 clients et environ 350000 utilisateurs). Sa plateforme, qui fédère une centaine d'applications, est hébergée chez les trois principaux fournisseurs de clouds souverains : OVHCloud, Scaleway et Outscale (groupe Dassault Systèmes).

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    Un cloud dans l'air du temps

    Avec Scaleway Kosmos et en opérant désormais en mode multi-cloud, Jamespot indique vouloir "construire des environnements redondants [doublonnés, pour plus de sécurité] et tirer parti des avantages de chaque infrastructure sur laquelle tournent ses applications, que ce soit en termes de certification, de disponibilité, de rapidité, d’emplacement, de sécurité ou de coût." Il souhaite en particulier choisir plus facilement "les fonctionnalités les plus adaptées à son service et aux besoins de ses clients, sans être dépendant d’un seul fournisseur" et garantir à ses clients une meilleure "continuité de service" (grâce à la possibilité de basculer d'un hébergeur à l'autre en cas de panne ou d'incident).

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    Cette solution est clairement dans l'air du temps, tant pour les éditeurs que pour les entreprises. Dans une enquête publiée début février, menée auprès de 103 décideurs, l'institut français Markess by Exægis estime en effet que "92% des organisations sont favorables à marier les data centers privés et le cloud public", même si une majorité d'entre elles trouvent toujours complexe la mise en oeuvre de ce type de "multicloud hybride".

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    Cherchant à toujours mieux répondre aux besoins des activités privées et publiques, la dématérialisation ne cesse d’évoluer. Selon le contexte, telle approche conviendra mieux qu’une autre… Affaire d’état du système d’information, de gouvernance et de stratégie. Mais derrière l’engouement pour le cloud (Saas), le marché doit être décrypté. De la Ged au réseau social d’entreprise, de multiples briques et assemblages peuvent servir la dématérialisation, tandis que l’intelligence artificielle bouscule les habitudes. Les derniers impératifs juridiques sont rappelés. Les concepts et les normes utiles sont décrits. Des méthodes montrent comment analyser ses processus et flux documentaires et élaborer le Swot déclencheur de son projet de dématérialisation. Comment se lancer dans la mise en oeuvre ? En connaissant les outils, matériels et logiciels, en acquérant de la méthode et en prenant exemple sur des retours d’expérience : gestion du courrier, traitement de la facture, signature électronique, coffre-fort numérique, automatisation des processus.
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