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Le DAM, rempart au vrac numérique

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    Le DAM, rempart au vrac numérique
    Focus de la rédaction Archimag x Einden sur le DAM
  • Telle était la thématique de la grande matinée organisée par Archimag en partenariat avec Einden au Cercle National des Armées (Paris). Un rendez-vous privilégié pour les professionnels de l’information, les DAM managers et autres iconographes qui ont pu faire de nombreuses découvertes et glaner de précieux conseils. 

    Nous avions presque oublié, chez Archimag, quel goût avaient les Focus de la rédaction organisées en présentiel. Après deux ans de restriction, nous avons donc mis de côté le temps d’un petit-déjeuner les webinaires et la virtualité, pour renouer avec les poignées de main, les échanges conviviaux et les rencontres en face-à-face.

    Ce type d’évènement nous a fait d’autant plus plaisir que les conférences autour du Digital Asset Management sont plutôt rares. Notez d’ailleurs la date du prochain grand rendez-vous sur le sujet, à savoir OnDAM qui aura lieu les 29 et 30 novembre à la Maison de l'Alsace (Champs-Elysées, Paris). L’inscription est gratuite et se fait ici.

    Le DAM, générateur de valeur

    Pour cette matinée, Archimag et Einden ont réuni un plateau de choix. Après avoir pris le pouls de l’auditoire pour le biais d’un sondage live sur ses habitudes et ses usages en matière de gestion des ressources multimédia, nous sommes revenus avec Philippe Sartori, Directeur Commercial en charge du Département Distribution et Solutions Professionnelles de l’INA, sur l’intérêt de se pencher sur un patrimoine audiovisuel.

    Un fonds de vieux films, des photos anciennes, des affiches ou des éléments sonores, tout cela mérite-t-il vraiment que l'on s’y attarde ? Oui, si l’on en croit la consommation actuelle de médias en ligne, que ce soit sur Youtube (avec plus de 50 millions d’abonnés payants dans le monde et un temps de visionnage moyen de plus de 30 minutes !) qui se nourrit largement de contenus patrimoniaux, et si l’on en croit aussi le succès de la mise en ligne l’an dernier du nouvel ina.fr qui a dépassé l’an dernier les 1,2 milliard de vidéos visionnées.

    L’INA est d’ailleurs à lui seul un gigantesque cas d’usage. Ce modèle peut-il se dupliquer au sein de chaque organisation ? Si oui, comment ? Quelle est la valeur d’un patrimoine audiovisuel ? Comment la déterminer ? Pourquoi s’y intéresser ? Philippe Sartori a répondu à toutes ces questions en faisant un zoom tout particulier sur le brand content, l’importance d’une gestion rigoureuse de son patrimoine audiovisuel (Quels droits associés à chaque contenu ?

    Quelles métadonnées ajouter pour indexer de manière optimale ? Quelle éditorialisation proposer ?, etc.) et sur les différentes possibilités de distribution et de valorisation de ce patrimoine afin de garantir aux ayants-droits le meilleur ROI. Des échanges qui ont permis de démontrer que le DAM ne doit plus être perçu par les organisations comme un centre coût, mais comme un générateur de valeur. 

    Ephoto Dam 4.1 : une nouvelle version prometteuse

    Arnaud Bour, le président d’Einden, et Bérenger Bosselut, ingénieur commercial, ont ensuite pris la parole pour présenter quelques-unes des 40 nouvelles fonctionnalités de la version 4.1 de la solution Ephoto Dam. Il était notamment question de :

    • Support des panoramiques 360°,
    • Support du streaming vidéo HLS,
    • Support des webhooks,
    • Support des formats HEIC et HEIF,
    • Recherche dans les albums,
    • Nouvelle fonction avancée de rechercher/remplacer,
    • Evolution des mots clés candidats & proposés,
    • Nouvelle application hotfolder pour macOS,
    • Nouvelles versions des plugins Adobe Stock, Flickr, Sftp, Drupal 10 ou encore de la suite Adobe Creative Cloud
       

    L’occasion également de faire un focus sur Ephoto Academy, une plateforme de formations en ligne offrant à la communauté d’utilisateurs de la solution Einden des conseils pour en tirer la quintessence. “Le guide d’utilisation papier, c’est fini !

    Place à un support de formation plus dynamique et plus en adéquation avec les usages actuels des utilisateurs du DAM”, a appuyé Arnaud Bour. Cette plateforme devrait d’ailleurs s’enrichir au fil des mois avec de nouveaux contenus, comme des replays de webinaires.

    Un DAM interconnecté, sinon rien !

    L'intégration du DAM au sein d’un SI est toujours une question épineuse. Impossible donc de ne pas l’aborder au cours de cette matinée !

    Bien souvent, les organisations multiplient les applications déconnectées les unes des autres (à plus forte raisons avec la disponibilité de solutions en SaaS) et créent un millefeuille technologique qui, au-delà d’épuiser les collaborateurs et de rogner leur efficacité, crée des silos d’information que ces mêmes organisations cherchent ensuite à décloisonner.

    Cette question de l’intégration et de l’interconnexion du DAM avec les outils existants a été l’occasion pour les deux speakers d’Einden d’évoquer leur politique en matière d’interfaçage et l’enrichissement de la boutique de connecteurs (Adobe, Wordpress, etc.) d’Ephoto Dam. 

    Faire de son projet de DAM une réussite

    Reste à savoir quels sont les éléments à prendre en compte pour assurer la réussite du déploiement d’une solution de DAM ? Ce sont deux DAM experts, Frédéric Sanuy et Malika Kechich d’Activo, qui ont fait le tour de cette question. Selon eux, le DAM doit être envisagé comme l’unique source de vérité pour tous les médias de l’entreprise.

    Et plusieurs points doivent être pris en considération pour faire du déploiement d’un DAM un succès : le choix de la solution, bien entendu, qui doit répondre aux attentes et aux besoins des utilisateurs, mais aussi et surtout la sélection de l’équipe qui va la mettre en place. “Un projet d’implémentation, c’est 5% de technologie et 95% d’humain, indique Malika Kechich.

    Il est donc impératif d’intégrer et d’embarquer les différentes parties prenantes dans ce projet dès le départ, en leur proposant des ateliers concis et pédagogiques, avec des exemples concrets d’usage”. La réussite d’un tel projet passe également par la conduite du changement, la modification de certaines habitudes de travail, la formation des utilisateurs, la disponibilité de supports d’utilisation et par l’évolution de la plateforme au gré des besoins des utilisateurs.

    Frédéric Sanuy a également rappelé que le DAM n’a pas vocation à exister seul et qu’il doit s’inscrire au cœur de l’écosystème logiciel de l’organisation, en devenant son “entrepôt” de médias. 

    3 visages du DAM

    Place ensuite a été faite à trois témoignages d’utilisatrices d’Ephoto Dam : 

    • Caroline Maufroid, Digital Asset Manager au sein de Sciences Po qui gère une base de plus de 130 000 médias, nourrie notamment par un pôle audiovisuel très actif en matière de productions vidéo.

      Si le DAM a permis à l’institution d’améliorer sa communication interne, ainsi que sa visibilité en ligne et sur les réseaux sociaux, il a surtout permis à l’équipe de Caroline Maufroid de mieux structurer ses médias, de gérer plus finement les droits associés, de développer la collaboration avec l’ensemble des services de l’établissement et d’être in fine beaucoup plus efficace au quotidien. 
       
    • Tania Wojciechowski, Gestionnaire de médias et de données, au sein de la Direction de la Communication de la région Grand Est. Suite à la réforme territoriale de 2016, les régions Champagne-Ardennes, Alsace et Lorraine ont dû mettre en commun leurs fonds et centraliser leurs médias au sein d’une plateforme commune. Ce fonds est aujourd’hui essentiellement constitué de photos et de vidéos, mais accueille aussi des documents PDF, des dossiers de presse, etc.

      Il s’agit d’une véritable médiathèque en ligne de plus de 220 000 médias mis à disposition des agents et des services de la région pour alimenter les sites web institutionnels, les réseaux sociaux, la communication interne, etc. “Ephoto dam est une solution accessible, attractive et ludique, a précisé la gestionnaire. Toutes les fonctionnalités sont faciles à utiliser. Sans parler de l’accompagnement et de la relation que nous avons pu tisser avec Einden qui sont particulièrement appréciables”. 
       
    • Cécile Bouvard, chargée de mission iconographique et médiathèque au sein du Ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire qui, outre son fonds photographique, possède un précieux vivier de films patrimoniaux né d’une cinémathèque ministérielle créée il y a un siècle.

      Cécile Bouvard a été missionnée pour créer une médiathèque numérique capable de rassembler l’ensemble de ces médias, et ce, à la fois pour des usages internes (communication, recherche, etc.), mais aussi en vue d’un accès public dans le cadre de l’ouverture des données. L’opération de reprise, de nettoyage et d’indexation de ces 260 000 photos et plus de 500 films est toujours en cours, mais l’opération est facilitée grâce aux atouts de Ephoto dam.

    Mettre l’IA au service des iconographes

    Enfin, Philippe Carré du laboratoire XLIM/CNRS a levé le voile sur DAMIA Lab et ses enjeux scientifiques et industriels. Il s’agit, en effet, du premier laboratoire commun de R&D dont la mission est de définir des méthodes basées sur l’IA et l’apprentissage automatique permettant de mieux indexer les fonds multimédia et de s’adapter aux différents corpus (ou utilisateurs) possibles.

    “Nos principaux axes de recherche concerne l’indexation automatique (la reconnaissance d’images), la recherche augmentée (la suggestion de mots-clés et les rebonds intelligents) et le dédoublonnage (la détection d’images similaires avec prise en compte du contexte)” a expliqué Philippe Carré. “Notre ambition étant de faire gagner du temps et de réduire le nombre de clics à ceux qui travaillent avec le DAM”. Et bien entendu, toutes les technologies développées dans le cadre du DAMia Lab seront intégrées à Ephoto dam. 

    Le DAM et ses usages “extra-ordinaires”

    Arnaud Bour et Bérenger Bosselut ont conclu en tandem cette matinée en rappelant qu'au-delà des usages classiques de gestion des médias, le DAM peut aussi être utilisé de manière plus “extra-ordinaires”.

    Ils ont cité par exemple le cas du joaillier chinois Mokingran qui a utilisé la solution Ephoto Dam comme une sorte de Shazam du bijou en or; ou encore celui d’un industriel automobile qui s’appuie sur son DAM pour détecter automatiquement les défauts de ses plaques d’acier, sans oublier le Musée d’Orsay qui souhaite pouvoir détecter automatiquement la présence des cadres dans les oeuvres photographiées. Autant d’exemples qui prouvent que le DAM constitue bel et bien un rempart au vrac numérique. 

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    Saison 2, Ép. 9 - Sommes-nous devenus accros aux algorithmes ? Aux recommandations de nos réseaux sociaux ou encore aux IA génératives qui se démocratisent depuis plus d'un an ? Pour répondre à cette question, nous avons rencontré Luc de Brabandère. Il se définit comme un philosophe d’entreprise, un mathématicien, un professeur, mais aussi un heureux grand-père et un Européen convaincu. Ses multiples casquettes nourrissent ses divers travaux. Luc de Brabandère est notamment l'auteur de "Petite Philosophie des algorithmes sournois", publié aux éditions Eyrolles en octobre 2023. Pour le podcast d'Archimag, il nous livre ses réflexions sur les algorithmes et revient sur son parcours atypique.
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