Plus de 40 % de la population française recourent à l’IA

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    L'Europe fait figure de cheffe de file dans l'adoption de l'intelligence artificielle (Freepik Premium / Press master)
  • Très bien placée au niveau mondial, la France se hisse à la cinquième place dans l'adoption de l'intelligence artificielle. 

    En moins de trois ans, 1,2 milliard de personnes ont utilisé des outils d’IA dans le monde. "Un rythme d’adoption plus rapide que celui d’Internet, de l’ordinateur personnel ou même du smartphone" selon une étude menée par le AI Economy Institute de Microsoft qui s'est attaché à mesurer l'appropriation des principaux outils du marché (Copilot, ChatGPT, Claude, Gemini et Midjourney) à l'échelle mondiale.

    Sans surprise, ce rythme d'adoption diffère grandement selon les pays. Sur la première marche du podium, les Emirats Arabes Unis affichent un taux de 59,4 % d'utilisateurs suivis par Singapour (58,6 %) et la Norvège (45,3 %). La France se hisse à la cinquième place mondiale avec un taux d'adoption de 40,9 % de personnes recourant à l'IA. Selon Microsoft, ce résultat s'explique par l'existence d'un écosystème vertueux : "la France fait partie des 7 pays hébergeant des modèles IA d'avant-garde - cette capacité repose notamment sur l’émergence d’acteurs comme Mistral AI."

    Plus largement, l'Europe fait d'ailleurs figure de cheffe de file puisque l'on trouve pas moins de six pays (Norvège, Irlande, France, Espagne, Royaume-Uni, Pays-Bas) parmi les dix premiers pays utilisant l'IA.

    Electricité, connectivité et puissance de calcul

    En queue de classement figurent Cuba, l'Ouzbékistan, l'Afghanistan, le Tadjikistan, le Turkménistan et le Cambodge dont les taux d'adoption sont inférieurs à 6 % de la population. 

    Des résultats très contrastés à l'échelle mondiale qui s'expliquent par plusieurs facteurs selon Microsoft : "l'intelligence artificielle, en tant que technologie à usage général, repose sur trois piliers fondamentaux : l'électricité, la connectivité et la puissance de calcul. Son adoption est la plus rapide là où ces fondements existent, et la plus lente là où ils font défaut. Près de quatre milliards de personnes – soit la moitié de la population mondiale – n'ont toujours pas accès aux ressources de base nécessaires à l'utilisation de l'IA."

    A l'image de Thomas Edison qui inventa l'ampoule électrique en 1879 et la répandit grâce à l'existence des réseaux électriques, l'IA se développe dans les pays bénéficiant d'infrastructures de calcul et de stockage les plus avancées.


     

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