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Espresso Book Machine : l'impression de livres à la demande qui révolutionne la librairie

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    L'Espresso Book Machine permet d'imprimer un livre en cinq minutes, comme à la machine à café. (Pixabay/jarmoluk)
  • L'Espresso Book Machine pourrait bien révolutionner l'offre de services des librairies, leur permettant ainsi de reconquérir une clientèle séduite par les vastes catalogues des géants du commerce en ligne.

    Imprimer un livre à la demande et en quelques minutes comme on passerait commande à la machine à café est désormais possible. Et si le nom de l'Espresso Book Machine fleure bon la boisson "minute", celle-ci ne propose pas d'insipides pastiches de grand crus de l'édition : depuis l'écran de l'imprimante, il suffit de choisir un ebook parmi un catalogue de milliers de titres hébergés dans le cloud ou en interne, pour disposer ensuite de son exemplaire imprimé en noir et blanc ou en couleur sur du papier de haute qualité. 

    Économiser sur le transport et le stockage

    Destinée aux librairies et présentée sous deux modèles différents à l'occasion du Salon du Livre qui s'est tenu à Paris du 20 au 23 mars dernier, l'Espresso Book Machine a attiré les curieux sur les stands des PUF (Presses universitaires de France) et de la Martinière, qui détiennent chacune une ces imprimantes transparentes ultra rapides (la première développée par l'américain Xerox et la seconde par le japonais Ricoh). 

    Les exploitants français de ces imprimantes révolutionnaires (Irénéo et Orséry) proposent deux types de formules aux libraires : l'achat - mais rare seront celles capables d'assumer une dépense de 80 000 euros - ou la location - plus raisonnable, de 250 euros par mois -. Car selon eux, une telle acquisition leur permettrait d'encaisser une marge plus importante sur chaque ouvrage en économisant sur les frais de transport et de stockage. 

    La revanche du papier sur le numérique

    "Nous pensions que le numérique tuerait le livre imprimé, mais cela n'a pas été le cas", a confié Frédéric Mériot, directeur général des PUF à l'AFP. "Il se peut même que le livre traditionnel ait maintenant une seconde vie". Et d'ajouter : "Nous assistons sans doute à la revanche du papier sur le numérique". Car une telle machine pourrait également permettre aux libraires d'élargir considérablement leur catalogue et d'ainsi reconquérir une clientèle séduite par l'offre pléthorique d'Amazon.

    Le challenge reste maintenant de convaincre les maisons d'édition de signer pour enrichir ces programmes de leurs titres afin d'être le plus attractif possible pour les libraires et les lecteurs. Rappelons que dès 2010, la Bibliothèque nationale de France (BnF) avait signé avec la société lilloise The Book Edition et l'année suivante avec l'américaine On Demand Books (qui s'appuient sur l'Espresso Book Machine) pour rendre disponibles les oeuvres de grands auteurs classiques français (publiées sur la bibliothèque numérique Gallica). 150 machines sont déjà installées aux Etats-Unis contre six en France, pour le moment...

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