Trump élimine l’agence dédiée au financement des bibliothèques et musées, qu'il juge « inutile »

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    Affiche de l'ALA contre l'attaque de la Maison Blanche
  • L'American Library Association (ALA), principale organisation professionnelle des bibliothécaires aux États-Unis, s'oppose fermement à cette décision du président Donald Trump, qui met en péril le financement des 125 000 bibliothèques du pays.

    Le 14 mars 2025, le président américain Donald Trump a signé un décret exécutif qui prévoit de supprimer sept agences fédérales jugées « inutiles », dont l’Institute of Museum and Library Services (IMLS), l’unique organisme fédéral dédié au financement des bibliothèques et musées aux États-Unis par le biais de subventions, d'un soutien à la recherche et d'initiatives de politique publique.

    Cette décision, qui s’inscrit dans une politique générale de réduction de la bureaucratie fédérale de la part de Donald Trump, suscite une vive opposition du secteur, notamment de l’American Library Association (ALA), la principale organisation professionnelle des bibliothécaires, qui a publié un communiqué revendicatif à cette occasion. Selon elle, cette décision mettrait en péril le financement, et donc les dispositifs et services proposés aujourd'hui, des 125 000 bibliothèques du pays.

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    Suppression des fonctions « non obligatoires » des bibliothèques

    Avec un budget de 295 millions de dollars en 2024, l’IMLS finance des bibliothèques et musées, en particulier dans les zones rurales et défavorisées qui bénéficient de dispositifs d’alphabétisation, d’accès à internet et d’aide à l’emploi, par exemple. Le décret signé par Donald Trump impose la suppression de toutes ces fonctions non obligatoires et la réduction des services restants au strict minimum légal.

    En réponse, l’ALA demande au président Trump d’annuler cette décision et exhorte le Congrès ainsi que les citoyens à défendre le financement des bibliothèques. Elle les invite à contacter leurs représentants politiques et à se mobiliser dans les espaces publics. Dans son communiqué, l’association souligne que « 0,003 % du budget fédéral » est transformé en programmes et services qui suscitent 1,2 milliard de visites en personne chaque année, ainsi que de nombreuses autres visites virtuelles.

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