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De la documentation au KM : un service en transformation au Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis

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    Le service Gestion des connaissances s’en est emparé sans hésiter de l'IA. (DR)
  • Le service Gestion des connaissances du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis a largement élargi ses prestations traditionnelles en misant sur des activités de partage de savoirs entre les agents. Visite d’un service où "on ne peut pas s’ennuyer".

     

    393_couvbd.png enlightened RETROUVEZ CET ARTICLE ET PLUS ENCORE DANS NOTRE MAGAZINE : COMMENT SE PORTENT LES CENTRES DE DOCUMENTATION EN 2026 ?

    Au sommaire : 

    - Le bilan de santé des centres de documentation en France : les résultats détaillés de notre grande enquête inédite 
    Les préoccupations des centres de doc : ce qu’en disent les éditeurs 
    “De la documentation au KM, ce service est la chronique d’une transformation” 
    - “Notre métier doit bouger très vite” 
    - “Demain, les centres de documentation seront des tiers-lieux pédagogiques”
    Documentalistes : 40 ans de mutation… Et demain 


    C’est dans l’un des bâtiments les plus emblématiques des Jeux olympiques de Paris 2024 que le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis (93) s’est installé au mois de décembre dernier : l’immeuble Pulse, aux portes de Paris, a en effet accueilli le Comité d’organisation des JO 2024. Et au sein de cet élégant édifice de verre, le service Gestion des connaissances a été bien traité, puisqu’il occupe l’ancien bureau de Tony Estanguet au cinquième étage !

    "De la documentation au KM, ce service est la chronique d’une transformation", comme le précise Jannick Labatut-Pouyllau, cheffe du service Gestion des connaissances. "Depuis 2013, nous avons mené une série de chantiers qui témoignent de l’évolution de notre métier : accompagnement au changement, création d’une bibliothèque numérique de référence, pilotage d’une Ged, lancement d’un nouveau portail documentaire… entre autres !" Ce service repose aujourd’hui sur trois piliers aux missions bien définies : les ressources documentaires, la gestion des connaissances, et le Kiosque. 

    Lire aussi : Fiche métier : être documentaliste en 2026

    Un espace de partage des connaissances

    Si les deux premiers piliers offrent des prestations documentaires classiques (abonnements, bibliothèque, veille, production éditoriale, ingénierie documentaire…), le Kiosque témoigne à lui seul de l’évolution des missions confiées aux professionnels de la documentation. Il se présente sous la forme d’un espace de partage des connaissances des agents du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis. Au mois de mars dernier, par exemple, un atelier était consacré à la prise de parole en public, un autre était dédié à la présentation d’un livre… Sans oublier une initiation aux "techniques d’autodéfense physique et verbale".

    Le Kiosque est porté par une philosophie générale qui fait la part belle à l’échange de savoirs et de savoir-faire et aux rencontres entre agents. Il permet également de révéler des ressources méconnues. "Nous avons noté une appétence pour ces ateliers qui mettent en avant des activités de bien-être, comme les bons gestes physiques à effectuer avant de se mettre au travail", explique Jannick Labatut-Pouyllau. Précision importante, ces ateliers sont organisés en collaboration avec les différentes directions du Conseil départemental.

    Le service Gestion des connaissances a la chance d’être doté de quinze personnes : des documentalistes, des chargées de veille, des animatrices de communautés… Les activités liées à l’animation du Kiosque représentent environ un tiers des missions totales du service.

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    Travailler en mode projet

    L’intelligence artificielle s’est également invitée dans les pratiques quotidiennes du service, en particulier parmi les chargées de veille : "je suis entrée dans ce métier parce qu’il se renouvelle régulièrement", explique une chargée veille. "Nous avons connu les fiches en carton perforées, puis les bases de données et aujourd’hui l’intelligence artificielle. C’est un métier dans lequel on ne peut pas s’ennuyer et il est important de travailler en mode projet."

    Alors que le monde de la documentation se demande parfois ce qu’il va devenir avec l’arrivée de l’intelligence artificielle, le service Gestion des connaissances s’en est emparé sans hésiter tout en observant une prudence particulière à l’égard de l’IA générative : "Il n’y a pas d’opposition de principe à l’usage de l’IA dans notre service", indique Jannick Labatut-Pouyllau. "Les membres de l’équipe ont des avis différents sur ses apports, mais nous sommes d’accord sur une chose, il faut la maîtriser. Cela nous permet de proposer un accompagnement documentaire aux services de l’institution qui travaillent en mode projet."

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