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Aux Etats-Unis, la Bibliothèque du Congrès met le cap sur l'archivage sur ADN

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    L'ébauche de la Déclaration d'indépendance rédigée par de Thomas Jefferson est désormais stockée sur ADN (Library of Congress)
  • La plus ancienne institution culturelle fédérale des Etats-Unis vient de procéder à l'encodage d'archives numériques sur ADN synthétique.

    A l'occasion de son 250ème anniversaire, la Bibliothèque du Congrès s'aventure sur le terrain du stockage de données sur ADN. La plus ancienne institution culturelle fédérale des Etats-Unis vient de procéder à l'encodage d'archives numériques sur ADN synthétique. "L'ADN synthétique est conçu pour reproduire la densité d'information exceptionnelle du meilleur milieu de stockage de la nature : l'ADN lui-même" explique la Bibliothèque du Congrès.

    Les bibliothécaires ont fait le choix d'encoder des pièces documentaires symboliques de l'histoire nationale : l'ébauche de la Déclaration d'indépendance rédigée par de Thomas Jefferson, un enregistrement sonore de 1898 de l'hymne national états-unien sous la direction du chef d'orchestre  John Philip Sousa, des manuscrits issus de la bibliothèque de Thomas Jefferson… “Cette sélection représente aujourd'hui les fonds importants de la bibliothèque pour les générations futures d'Américains” se réjouit Robert R. Newlen, administrateur de la Library of Congress.

    La France, pionnière en 2021

    Lancé en 2024, ce projet de stockage sur ADN synthétique ouvre des perspectives inédites selon la Bibliothèque du Congrès. L'ADN synthétique peut en effet stocker près de neuf téraoctets de données numériques dans un millimètre cube, soit environ 1 000 à 100 000 fois plus que la capacité des méthodes de stockage numérique conventionnelles telles que les disques durs, les lecteurs de bande et le stockage cloud. Il est également non énergivore car il ne nécessite aucun apport d'énergie s'il est conservé dans des conditions adéquates (sans eau, ni air, ni lumière). 

    Cette opération de stockage sur ADN n'est en réalité pas inédite. Elle intervient plusieurs années après une première mondiale réalisée en France par les Archives nationales. En 2021, deux premiers documents avaient été stockés sur deux petites capsules d'à peine deux centimètres de longueur : la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, et de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne rédigée par Olympe de Gouges en 1791.

    Pour autant, le passage à l'industrialisation de ce type d'archivage n'est pas encore à l'ordre du jour. Son coût le rend trop onéreux pour devenir opérationnel et les temps d'écriture et de lecture sont encore longs ce qui exclut, à ce jour, une utilisation dédiée aux "archives chaudes".

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