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L’IA, nouveau pilier de la gouvernance de l’information ?

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    Alexandre Bernard, Directeur Technique chez Kentika, interviendra le 11 juin à 10h dans le cadre de la demi-journée Archimag "Gouvernance de l'information, des datas et de l'IA". (Magnific/christopherdisho786)
  • L’intelligence artificielle s’intègre progressivement dans les outils de gestion de l’information, notamment pour améliorer la recherche, faciliter l’accès aux contenus ou automatiser certaines tâches. Cette montée en puissance invite toutefois à poser une question plus structurante : l’IA est-elle en train de devenir un nouveau pilier de la gouvernance de l’information ?

    Les fondements de la gouvernance de l’information

    La gouvernance de l’information repose sur trois piliers complémentaires, qui structurent aussi la gestion documentaire au quotidien :

    • La fiabilité de l’information : disposer de contenus à jour, de sources identifiées et de métadonnées cohérentes, en s’appuyant sur un référentiel d’entreprise bien défini, adapté à l’identité, à la stratégie et au contexte de l’organisation, notamment à son vocabulaire métier. C’est ce cadre qui permet de garantir la qualité de l’information, sa pertinence dans le temps et sa bonne interprétation.
    • La compétitivité de l’information : permettre une circulation fluide de l’information, une alimentation de la base, la génération des contenus et une capitalisation des connaissances suffisamment efficace pour répondre aux besoins de l’organisation.
    • La sécurité de l’information : maîtriser les droits d’accès, prévenir les fuites de données et assurer la conservation des actifs de l’entreprise.

    Dans ce contexte, l’IA ne remplace pas ces fondamentaux. Elle s’inscrit plutôt dans ce cadre et vient, au contraire, en renforcer certaines exigences.

    L’IA, un outil plus qu’un pilier

    C’est précisément parce que les enjeux de gouvernance de l’information sont déjà bien établis que l’IA trouve aujourd’hui sa place dans les dispositifs documentaires. Elle intervient d’abord sur des besoins très opérationnels : faciliter la recherche, accélérer l’accès aux contenus, proposer des synthèses ou accompagner certains traitements automatisés. Ces usages peuvent toutefois reposer sur plusieurs outils, selon les besoins identifiés : moteur de recherche enrichi, outil d’exploitation des données, ou encore agents IA dédiés à la génération de contenus. L’IA peut ainsi soutenir la gestion des flux, l’exploitation des données ou la capitalisation des connaissances. 

    Son intérêt tient à sa capacité à renforcer des fonctions déjà présentes dans les environnements de gestion de l’information. Elle ne remplace pas les outils documentaires ; elle en étend certaines possibilités, notamment lorsqu’il s’agit de traiter des corpus volumineux, de mieux exploiter les métadonnées ou d’améliorer la circulation de l’information. Mais ces apports restent étroitement liés à la qualité des données, à la structuration des contenus et à la clarté des règles de gestion.

    Un cadre de gouvernance toujours indispensable

    Pour autant, l’IA ne constitue pas un pilier autonome de la gouvernance de l’information, dans la mesure où elle ne peut produire de résultats pertinents sans cadre préalable. Sa qualité dépend du paramétrage, des corpus mobilisés, des sources identifiées et du référentiel d’entreprise sur lequel elle s’appuie. Même dans ces conditions, elle ne fait qu’exploiter l’information disponible selon les règles qui lui ont été données. Elle ne peut donc pas, à elle seule, garantir la bonne qualification des contenus, leur mise en contexte ni leur interprétation au regard des enjeux propres à l’organisation. C’est pourquoi l’intervention humaine reste indispensable pour apporter le discernement nécessaire et faire vivre ce cadre de gouvernance.

    Autrement dit, l’IA peut renforcer la gouvernance de l’information, sans pour autant s’y substituer. Sa valeur tient moins à son autonomie qu’au cadre dans lequel elle est intégrée, aux objectifs qui lui sont assignés et à la qualité de l’environnement documentaire sur lequel elle repose.

    L’intégration de l’IA dans la gouvernance de l’information suppose donc d’associer l’ensemble des acteurs concernés. La DSI ne peut pas porter seule ces enjeux. Les professionnels de l’information restent essentiels pour structurer les contenus et qualifier les sources, tandis que les équipes métiers sont indispensables pour exprimer les besoins et contextualiser les usages. Cela suppose aussi de former chacun aux outils et aux bonnes pratiques. L’IA n’est d’ailleurs pas une obligation : elle a un coût, et certaines tâches peuvent encore être couvertes par des technologies plus simples ou moins onéreuses. Mais le sujet évolue vite, ce qui invite à garder une approche à la fois pragmatique et évolutive. 

    Pour évoquer ce sujet, Alexandre Bernard, directeur technique de Kentika, sera présent lors de la demi-journée Archimag dédiée à la Gouvernance de l’information, des datas et de l’IA, le 11 juin prochain. Notre expert interviendra plus particulièrement de 10h à 10h30 lors de la table ronde “Gouvernance de l’information et intelligence artificielle : les meilleurs ennemis ?”, qui précisera notamment le rôle de l’IA en matière de gouvernance de l’information et les usages auxquels elle répond déjà.

    >>> Inscrivez-vous gratuitement à la demi-journée Archimag “Gouvernance de l’information, des datas et de l’IA” en cliquant ici ! <<<
     

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