+ 12 %, c'est le taux d'augmentation de la consommation électrique générée par les centres de données implantés en France en 2024. La majeure partie de cette augmentation provient des centres de données nouvellement mis en service entre 2021 et 2023. A ce chiffre préoccupant, il convient d'en ajouter un autre tout aussi inquiétant : "les émissions de gaz à effet de serre associées progressent de 23% en raison de l’augmentation de la consommation électrique conjuguée à celle des facteurs d’émissions (énergie plus carbonée)" selon une étude portant sur l'année 2024 et réalisée par l'Arcep.
Bonne nouvelle, en revanche, pour le volume d’eau prélevée par les opérateurs de centres de données qui a baissé de 15 % entre 2024 et 2023. 575 000 m3 d’eau, en quasi-totalité potable, ont été prélevés par les centres de données contre 674 000 m3 un an plus tôt.
Concentration géographique
L'étude de l'Arcep montre une autre réalité. L'activité des data centers est très concentrée sur trois régions à commencer par l’Île-de-France qui représente à elle seule 56% des centres. Viennent ensuite les Hauts-de-France et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. A elles trois, ces régions représentent 90% de la puissance et de la consommation électrique totale des centres de données étudiés.
Pour autant, ces chiffres doivent être considérés avec prudence. L'Arcep indique en effet que cette étude porte uniquement sur des entreprises dont le chiffre d’affaires annuel dépasse 10 millions d’euros hors taxes ou dont la puissance de calcul installée dépasse 100 kW. Sont donc exclues les organisations qui disposent de leurs propres centres de données pour un usage interne.











