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Sous le capot des logiciels documentaires l'IA est devenue incontournable

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    Une des promesses de l'IA, le dédoublonnage et l’enrichissement des métadonnées (Freepik Premium / rawpixel.com)
  • Selon une étude de l'ADBU, l'intelligence artificielle est progressivement intégrée dans les solutions utilisées par les bibliothécaires et les documentalistes. Mais cette intégration ne se fait pas à la même vitesse parmi les éditeurs.

    Où en est l'intégration de l'intelligence artificielle dans les logiciels documentaires ? Telle est la question à laquelle l'ADBU apporte une réponse détaillée dans une étude menée auprès des éditeurs. Premier constat : l'IA figure bien sur la feuille de route des prestataires en informatique documentaire : "l’IA est perçue comme un levier immédiat d’innovation, principalement appliqué à l’amélioration de la qualité des métadonnées, à l’optimisation de la recherche d’information, à la recommandation de contenus et au développement d’interfaces conversationnelles."

    Selon l'étude de l’Association française des directeurs et personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation, les éditeurs mettent en avant une série d'apports concrets pour les professionnels de l'information documentaire : le dédoublonnage et l’enrichissement des métadonnées, la recommandation de contenus, les interfaces conversationnelles, l’amélioration des performances des outils de recherche. Dans le domaine particulier des métadonnées, l'IA promet ainsi la détection d'erreurs et la suggestion de descripteurs. Plus largement, et à l'image des usages du grand public, l'intelligence artificielle est également mobilisée pour effectuer des résumés automatiques et proposer des recommandations.

    Un état d'avancement contrasté

    Les bibliothécaires et les documentalistes, quant à eux, soulignent des améliorations liées aux mécanismes de contrôle qualité ainsi que le traitement massif de données. Du côté des services aux usagers, on se réjouit des promesses de l'IA dans le domaine des assistants conversationnels à travers le multilinguisme et la personnalisation de l’expérience. "Toutefois, l’état d’avancement reste contrasté, et cela indépendamment du type de prestataire" estime l'ADBU ; "certains prestataires ont déjà intégré des solutions en production, d’autres en sont encore au stade de projet ou expérimental."

    Les outils, aussi performants soient-ils, ne sont pas auto-suffisants. Les prestataires l'ont bien compris et prévoient des dispositifs d’accompagnement variés sous forme de formations, de webinaires, de documentation. Et à l'heure où les compressions budgétaires risquent de s'inviter durablement dans les prochains budgets des bibliothèques universitaires, l'ADBU prévient : "le défi sera à la fois de se démarquer des fonctionnalités proposées par les géants du secteur, sans pour autant renoncer à la performance et avec un modèle économique soutenable pour les institutions publiques."

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