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Ori, le compagnon IA expert en orientation de l’Étudiant

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    Avec Ori, l’Étudiant propose un compagnon conversationnel fondé sur ses contenus éditoriaux pour accompagner les utilisateurs dans leurs choix d’orientation. (L'Étudiant)
  • Sur le site de l’Étudiant, les utilisateurs peuvent désormais solliciter Ori pour les accompagner dans leur choix d’orientation. Ce compagnon conversationnel, développé avec Klee Group, conjugue intelligence artificielle et expertise éditoriale.

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    Que ce soit pour poursuivre une vocation, trouver la sienne ou changer de route, l’orientation est un vaste océan de possibles. Entre les filières et spécialités qui se dessinent déjà lors du secondaire, les vœux sur ParcourSup et même les reconversions, durant ses études ou sa vie professionnelle, faire les bons choix peut s’avérer périlleux. Aider les jeunes de 15 à 25 ans à réussir leur orientation, à choisir leurs études et à trouver leur futur métier est justement l’ADN du groupe l’Étudiant depuis plus de cinquante ans. Et ce, à l’aide de très nombreux salons (près de 125 par année scolaire) et d’une équipe éditoriale en charge de contenus dédiés à la formation et aux métiers diffusés dans ses différents médias (L’Étudiant.fr, EducPros, Trendy, FuturNess).

    Afin de moderniser et de dynamiser l’interaction avec son audience, l’Étudiant a récemment développé un compagnon conversationnel : Ori est la réponse du groupe face à une tendance bien ancrée dans notre époque. "L’idée de départ vient de deux constats", explique Audrey Weiss, CTO chez l’Étudiant. "D’abord, celui que l’orientation est devenue plus complexe, avec de plus en plus d’informations dans lesquelles il est parfois difficile de naviguer. Ensuite, celui que les jeunes ont désormais largement intégré l’IA générative dans leurs usages." Selon les enquêtes de l’éditeur, 90 % des jeunes ont en effet recours à l’IA générative et plus de la moitié utilise les réseaux sociaux ou l’IA comme principale source d’information. "Nos études ont également montré que les jeunes qui utilisent ces technologies s’en méfient aussi beaucoup", reprend Audrey Weiss. "Ils ont justement besoin de médias de confiance."

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    Des informations fiables et maîtrisées

    Ori a donc été imaginé pour s’appuyer exclusivement sur les contenus du groupe : une information fiable et vérifiée produite par une quinzaine de journalistes et une cinquantaine de pigistes spécialistes de l’orientation. "Nous disposons de la rédaction la plus importante dans ce domaine !", affirme Audrey Weiss.

    Le nouveau compagnon de l’Étudiant a été développé par l’entreprise Klee Group, qui accompagne les acteurs publics et privés dans leur transformation numérique, et notamment grâce à l’IA et aux données. Pour ce groupe de plus de mille collaborateurs, le projet de l’Étudiant présentait un double défi : la fiabilité de l’information et l’envergure de la solution à développer. "Pour donner un ordre de grandeur, le site internet letudiant.fr rassemble plus de quatre millions de visiteurs mensuels, avec des pics importants lors de périodes clés, comme celle du baccalauréat", indique Audrey Weiss. "Sur cette seule période, nous revendiquons six millions de visites sur le site et six millions de vues sur nos réseaux sociaux." "Nous partageons une même vision avec l’Étudiant", ajoute Filip Gluszak, responsable de l’offre AI & Data chez Klee Group. "Permettre aux gens d’accéder à des solutions souveraines qui se nourrissent de données fiables, créées sur place, et dont tout le cycle de vie est maîtrisé nous intéressait particulièrement."

    Une IA "multi-agents"

    Avec Ori, l’objectif n’était ni de créer un chatbot générique ni un outil de recherche puisant instantanément dans les articles existants. "Ori ne se contente pas de répondre immédiatement à une question", reprend Audrey Weiss. "Il cherche d’abord à comprendre la situation de l’utilisateur, son intention, ses doutes et ses contraintes. Car les jeunes ne cherchent généralement pas quelque chose de très précis : beaucoup arrivent sur le site sans savoir quoi faire." Le compagnon conversationnel a donc été conçu pour accompagner l’utilisateur dans une réflexion encore floue. Surtout, Ori sait dire qu’il ne sait pas ! Ainsi, lors de ses échanges avec les utilisateurs, le compagnon intelligent est capable de proposer plusieurs pistes, de suggérer des ressources, d’orienter vers des fiches métiers, des tests ou tout autre contenu éditorial. "Nous avons beaucoup travaillé avec les journalistes de rédaction", se rappelle Audrey Weiss. "Il était très important d’avoir leur confiance et ils sont intervenus dans la conception et dans la phase de test pour vérifier la pertinence des réponses apportées". Pour l’Étudiant, il fallait trouver un équilibre entre la performance technique et la rigueur éditoriale.

    "La richesse de contenu à disposition était challengeante", poursuit Filip Gluszak. "Nous avons dû comprendre le corpus pour expliquer à l’IA comment s’en servir, comment organiser les contenus, comment hiérarchiser les sources et comment distinguer les informations qui peuvent être données telles quelles et celles qu’il faut reformuler pour mieux expliquer."

    Klee Group a imaginé une intelligence artificielle "multi-agents". Cette architecture active différents "agents spécialistes" en fonction des sujets abordés, permettant non seulement de fiabiliser les réponses, mais aussi d’adopter une approche frugale. Car la sobriété technologique faisait aussi partie des prérequis de l’Étudiant. "Le nombre de requêtes par jour de chaque utilisateur est limité", indique Audrey Weiss.

    "Et Ori recadre les conversations quand des internautes lui posent des questions sans rapport avec l’orientation." Par ailleurs, les contenus alimentant le compagnon conversationnel sont actualisés une fois par jour, évitant ainsi les traitements permanents, dans cet objectif de sobriété. "Ce fonctionnement global permet aussi de responsabiliser les usagers", ajoute-t-elle.

    Au-delà de ces enjeux, la question de la souveraineté a fait la différence. Ori s’appuie sur un modèle signé Mistral et répond à des exigences de maîtrise de la sécurité des données. S’il ne propose que deux réponses sans inscription, il invite ensuite les utilisateurs à s’inscrire pour poursuivre la conversation, mais aussi pour conserver l’historique des échanges et revenir sur les ressources sélectionnées selon la demande. "L’orientation ne se résout pas lors d’un seul échange", explique Audrey Weiss. "Elle se nourrit, se mûrit et peut aussi se réfléchir en famille."

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    Multiplication par cinq du taux de navigation

    Depuis son lancement à la rentrée 2025, Ori compte déjà plus de 130 000 utilisateurs [NDLR : en sept mois, lors de l’interview]. Selon l’Étudiant, ce nouveau service a multiplié par cinq le taux de navigation sur son site internet principal. "Les différents usages ont permis d’ajuster notre outil, de proposer de nouveaux contenus et d’imaginer de nouveaux scénarios", poursuit Audrey Weiss. Pour la suite, le groupe envisage des déclinaisons ciblées d’Ori en fonction des moments de vie (études à l’étranger, recherche d’un premier emploi, construction d’un projet post-bac, etc.) et n’exclut pas de les faire vivre sous d’autres formes que depuis le site internet de l’Étudiant, par exemple au sein d’une application.

    De son côté, Klee Group estime que ce type de projet illustre la transformation générale qui s’opère dans le monde des médias. "Aujourd’hui, un virage essentiel s’impose à tous", constate Filip Gluszak. "L’IA peut servir le processus de création, mais aussi la diffusion, le contact avec les utilisateurs et aussi la monétisation ou la valorisation des contenus."

    Pour Audrey Weiss, si l’IA peut être perçue comme une menace dans le monde de la presse, le projet Ori prouve la valeur du journaliste et met en lumière l’importance de l’expertise éditoriale. "Ori ne remplace pas les journalistes", conclut-elle. "Au contraire, il les augmente".

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