Les collectivités sur les réseaux sociaux

La page Facebook de Paris rassemble plus de 2 millions de "fans" DR

 

S'adapter pour rester au plus près des attentes et des habitudes de ses habitants est une obligation pour la communication des collectivités françaises. Après le premier virage d'Internet, cap sur les réseaux sociaux. Etat des lieux d'une présence toute relative.

Pour les collectivités territoriales françaises, se positionner sur Internet a d'abord été une étape importante et parfois laborieuse. En effet, les magazines papiers ont toujours eu la côte pour les collectivités comme pour leurs habitants. En 2011, le baromètre CSA sur les Français et la communication locale révélait que 85% des sondés citaient les magazines des collectivités comme première source d’information sur la vie locale, loin devant leurs sites Internet (44%). Pourtant, les attentes de plus en plus fortes et les usages se déplaçant lentement mais sûrement vers les médias numériques ont poussé les collectivités à se concentrer davantage sur Internet en renforçant l’offre de leurs sites web. Sans en faire une réelle priorité, il faut en convenir.

Et qu’en est-il des réseaux sociaux ? Le baromètre de l’Institut Edgar Quinet, réalisé en octobre 2012 auprès de 27 régions, 101 Conseils généraux et les 50 villes peuplées de plus de 86 000 habitants, révèle que la présence des collectivités territoriales françaises sur Facebook et Twitter est encore assez timide. Les régions sont les plus présentes sur Facebook (85%) et Twitter (62%), suivies des villes (respectivement 70% et 52%) et des départements (47% et 38%). Au niveau des villes, c’est sans surprise que Paris, Lyon, Bordeaux et Toulouse se répartissent les présences les plus importantes sur les deux réseaux sociaux. Du côté des régions et des départements, la Picardie et le Var cumulent le plus de fans sur Facebook (26 518 et 25 591), tandis que la Bretagne et le Rhône sont en tête de Twitter avec respectivement 9178 et 3061 followers.

D'une façon générale, les départements sont encore 41% à avoir une présence "inexistante" ou "très faible" sur les réseaux sociaux, contre 37% des régions et 23% des villes. 

Le chiffre du jour
C'est le nombre de dossiers médicaux partagés ouverts par les assurés.