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L'IFLA adopte une déclaration sur la vie privée dans les bibliothèques

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    La mise en œuvre du modèle FRBR nécessite un accompagnement personnalisé en fonction des spécificités du fonds. (Crédit : PixaBay)
  • La protection de la vie privée était le sujet principal du congrès annuel de l’association porte-parole des bibliothécaires.

    Cette année, la Fédération internationale des bibliothécaires et des institutions (IFLA) s’est réunie en Afrique du sud pour réfléchir aux bibliothèques de demain. La protection de la vie privée était à l’honneur, la Fédération ayant adopté une déclaration signée par le comité sur la liberté de l’accès à l’information et la liberté d’expression (FAIFE).

    La bibliothèque garante de la vie privée de ses usagers

    Les ressources et services utilisés par les bibliothèques comme les applications mobiles collectent de nombreuses données sur ses utilisateurs. Leur vie privée est donc menacée selon la Fédération pour qui une collecte et un usage excessif de ces données pourrait avoir un impact néfaste sur la liberté de parole et d’expression. En se sachant “espionner”, les usagers seraient “susceptibles d’autocensurer leur comportement par crainte de conséquences imprévues”.

    Le code éthique de l’IFLA identifie le respect de la vie privée et la protection des données personnelles comme des principes fondamentaux. Si elle reconnaît que son pouvoir d’influence reste “limité”, l’association a formulé un certain nombre de recommandations aux bibliothécaires pour sensibiliser le public des bibliothèques partout dans le monde.

    Comment prévenir les risques en bibliothèque ?

    Les bibliothèques sont ainsi incitées à faire un gros travail de prévention en encourageant les usagers à se renseigner sur les enjeux de la protection des données et de la vie privée. Pour ce faire, l’IFLA recommande de dispenser des formations adéquates aux professionnels des bibliothèques. Ils sont aussi encouragés à entreprendre une réflexion sur le droit numérique et à soutenir les initiatives locales concernant la protection des données.

    Plus étonnant, l’association demande de “s’assurer que l’intrusion des gouvernements en fait d’informations relatives aux usagers ou à leur communication est confiée sur des principes légitimes”. Une ambition affichée donc d'être en première ligne concernant l’éducation à la protection des données et de la vie privée des citoyens.

     

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