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Depuis la loi du 13 mars 2000 visant à adapter le droit de la preuve aux technologies de l’information, la signature électronique s’est progressivement imposée au sein des organisations et dans les transactions commerciales. Selon le baromètre Yousign/Ipsos Digital (édition 2026), plus d’un actif français sur deux (52 %) l’utilise désormais dans le cadre professionnel, contre 46 % en 2023. Cette adoption s’accompagne d’une intégration massive dans les organisations : 77 % d’entre elles sont aujourd’hui équipées d’une solution de signature électronique.
Mais comment choisir le bon outil ? Le tableau comparatif, pages suivantes, présente vingt-sept solutions proposées par les prestataires ayant accepté de répondre à nos questions. Un premier constat s’impose : à quelques exceptions près, beaucoup d’éditeurs de logiciels sont justement nés au tournant des années 2000, lorsque la loi a reconnu à la signature électronique la même valeur légale qu’une signature manuscrite (à condition de répondre à des critères spécifiques).
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Ils sont également nombreux à commercialiser les trois types de signature : simple, avancée, qualifiée. Le choix de l’une ou de l’autre repose donc sur les besoins propres à chaque entreprise. Seule la signature qualifiée est reconnue équivalente à la signature manuscrite, tout au moins au sein de l’Union européenne.
Recevabilité en justice
Autres critères à prendre en compte, la gestion des pièces jointes et la possibilité d’inclure plusieurs documents sont proposées par la majorité des éditeurs. Tout comme celle de gérer plusieurs signataires. Très utiles pour connaître le statut d’un document, les notifications sont bien entendu embarquées par tous les outils, généralement sous forme de courriels et de SMS, plus rarement par serveur vocal interactif (SVI) ou message WhatsApp.
Bonne nouvelle, la recevabilité en justice est proposée par la quasi-totalité des solutions figurant dans notre comparatif. Il s’agit là d’un critère essentiel pour les organisations qui souhaitent mettre toutes les chances de leur côté en cas de contentieux devant les tribunaux. Autre fonction essentielle, l’archivage est assuré différemment selon les éditeurs : service d’archivage électronique (SAE), coffre-fort numérique certifié, en base de données, hébergement sur des serveurs en France…
Connectivité documentaire
La qualité d’un logiciel (quel qu’il soit) se juge aussi selon sa capacité à s’intégrer dans un écosystème existant. De ce point de vue, les solutions de signature électronique présentent un haut niveau de connectivité avec les autres applications documentaires : gestion électronique de documents (Ged), gestion électronique de courrier (Gec), applications métiers, etc. Cette connectivité est parfois embarquée nativement, parfois réalisable via une API (en particulier les API Rest : representational state transfer).
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Sans surprise, l’accès à ces solutions est proposé par défaut en mode SaaS, épargnant ainsi la charge d’installation aux organisations. Certains éditeurs conservent néanmoins la possibilité d’installer leur solution dans l’écosystème de leur client (on-premise), une décision généralement motivée par des raisons de confidentialité. D’autres encore commercialisent un mode hybride, pour offrir le meilleur des deux mondes.
Reste la question du prix d’une solution. Autant le dire tout de suite : il convient de faire preuve de souplesse ! La tarification est parfois annoncée "à la signature" sans abonnement, parfois sous la forme d’un "pack" afin de répondre aux besoins spécifiques de chaque client. D’autres fois, c’est un prix par utilisateur et par mois qui prévaut. Certains éditeurs optent prudemment pour un devis avant de chiffrer le montant total. Dans tous les cas, il convient de bien s’entendre sur le nombre de signatures envisagé, mais aussi sur la pertinence des abonnements. En la matière, la négociation entre éditeurs et clients reste la règle.










