RETROUVEZ CET ARTICLE ET PLUS ENCORE DANS NOTRE MAGAZINE : COMMENT SE PORTENT LES CENTRES DE DOCUMENTATION EN 2026 ?
Au sommaire :
- Le bilan de santé des centres de documentation en France : les résultats détaillés de notre grande enquête inédite
- Les préoccupations des centres de doc : ce qu’en disent les éditeurs
- “De la documentation au KM, ce service est la chronique d’une transformation”
- “Notre métier doit bouger très vite”
- “Demain, les centres de documentation seront des tiers-lieux pédagogiques”
- Documentalistes : 40 ans de mutation… Et demain
Les documentalistes ne sont pas les seuls à s’intéresser à l’évolution de leur métier. Les éditeurs de logiciels ont aussi l’œil sur les transformations en cours : "Les demandes des documentalistes évoluent régulièrement", confirme Bérengère Royer, responsable commerciale chez PMB Services. "Cela reflète à la fois les transformations technologiques et les attentes croissantes des usagers en matière d’accès à l’information".
Plusieurs tendances majeures se dessinent : l’automatisation des tâches, la collaboration des usagers, la personnalisation des interfaces… "Ces évolutions illustrent une mutation du rôle du documentaliste, qui passe d’un gestionnaire de ressources à un facilitateur d’accès et d’usage de l’information, dans un écosystème de plus en plus numérique et collaboratif", reprend Bérengère Royer.
L’intelligence artificielle (IA) est devenue incontournable pour la recherche sémantique et la génération de réponses, mais aussi pour la réalisation de tâches documentaires (résumés, suggestion d’indexation, veille…) et l’exécution d’actions chronophages, comme le nettoyage et l’enrichissement des bases. Selon la responsable commerciale de PMB Services, "l’IA ne se limite plus à des fonctionnalités ponctuelles. Elle s’intègre dans une démarche globale de modernisation des organisations, où les bases documentaires jouent un rôle clé. Les documentalistes, en tant qu’experts de l’information, sont au cœur de cette transformation, avec pour mission d’assurer la qualité et la pertinence des données exploitées".
Lire aussi : Fiche métier : être documentaliste en 2026
Des demandes encore exploratoires sur l’IA
Même son de cloche pour Élodie Tellier, PDG de JLB Informatique, qui constate que "les demandes portent aussi sur l’interopérabilité avec d’autres systèmes, la qualité des métadonnées et la pérennité des formats". Selon elle, les enjeux de gouvernance de l’information et de maîtrise des données prennent également une place croissante, notamment à cause du contexte global actuel.
L’éditeur confirme que l’IA est aujourd’hui un sujet très présent dans les échanges avec les documentalistes, même si les demandes restent encore largement exploratoires. "Beaucoup souhaitent avant tout voir concrètement ce que ces technologies peuvent apporter à leurs pratiques, notamment pour l’analyse de documents, l’enrichissement des métadonnées ou l’amélioration de la recherche d’information".
D’après Élodie Tellier, ils sont, en revanche, tout à fait ouverts à l’utilisation de l’IA dans les portails afin de mieux répondre aux requêtes des utilisateurs et de valoriser les fonds. "Dans le même temps, ils restent attentifs à des enjeux essentiels, comme la fiabilité des résultats, la maîtrise des données et l’empreinte environnementale des modèles d’IA générative."
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Sécurité des SI
Du côté de Kentika, on perçoit les demandes des documentalistes autour de quatre axes : d’abord, le "zéro saisie", avec pour objectif d’automatiser les processus répétitifs dès que possible. Ensuite, la qualité des données, afin de garantir une information fiable et faciliter les interopérabilités. La troisième demande porte sur des parcours utilisateur fluides et des interfaces intuitives, au service de la valorisation des connaissances. Enfin, les documentalistes se montrent préoccupés par la sécurité des systèmes d’information, qui est une exigence toujours très présente.
Aux yeux de Marion Batteux, directrice générale de Kentika, l’IA est une attente récurrente, mais assortie de conditions : "Les outils IA développés suscitent une curiosité et des demandes, mais les documentalistes réclament avant tout des outils utiles, pilotés directement par les gestionnaires de l’information", explique-t-elle. "L’IA doit être un facilitateur et répondre notamment aux attentes actuelles, telles que l’automatisation, la qualité des données et la sécurité."










