Au mois d'octobre dernier, l'association Shift Project évaluait l'empreinte environnementale de l'intelligence artificielle à 35 % de la consommation électrique mondiale des centres de données à l'horizon 2030. Soit plus qu'un doublement en l'espace de cinq ans ; cette part générée par l'IA est actuellement estimée à 15 %. Une perspective qui a été jugée suffisamment préoccupante pour que le Sénat se saisisse de la question.
Une mission d’information transpartisane a été récemment créée au Palais du Luxembourg et sera conduite par trois rapporteurs : Guillaume Chevrollier, Damien Michallet et Simon Uzenat. Une première table ronde a réuni des experts afin cadrer le périmètre de cette mission : Baptiste Perissin Fabert, directeur général délégué de l’Ademe, Guillaume Pitron, chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), Anne Bouverlot, co-présidente du Conseil de l’intelligence artificielle et du numérique, et Audrey Herblin-Stoop, directrice des affaires publiques de l’entreprise Mistral.
Les quatre intervenants ont mis en avant "le caractère précurseur de la législation française en matière d’empreinte environnementale du numérique ainsi que sur la nécessité d’une standardisation des outils de mesure de cette empreinte" selon le Sénat. La mission consacrera ses travaux aux différents aspects de l’empreinte de l’IA : émission de CO2, consommation d’électricité, artificialisation, extraction minière, eau… Elle lancera ses travaux préparatoires à la fin du mois de février.










