La reconnaissance d'images pour les nuls

Un taux de reconnaissance de 56 % contre 73 % pour l'humain. Barros / Archimag

 

Des universitaires allemands ont amélioré le taux de reconnaissance de croquis réalisés par de piètres dessinateurs.

Des chercheurs de la Brown and Technical University de Berlin ont développé un programme capable d'identifier le contenu d'une image y compris lorsque le dessin de cet objet est approximatif. Cette application peut désormais reconnaître le brouillon imparfait d'un croquis de lapin avec un taux d'exactitude de 56 % contre 73 % pour l'être humain. Pour parvenir à ce résultat, l'application a pris en compte plusieurs éléments d'identification présents dans le dessin : les oreilles, la moustache, etc. Jusqu'ici, les logiciels ne pouvaient reconnaître qu'une image aux contours et aux formes parfaitement dessinés.

Le programme informatique développé par les scientifiques allemands s'appuie sur une base de données constituée de brouillons produits par des personnes dépourvues de tout talent particulier de dessinateur. Près de 20 000 brouillons ont été versés dans cette base de données. "c'est la première fois qu'une telle base de données avec des croquis imparfaits est produite" précise le chercheur James Hays.

 

 

 

 

Les podcasts d'Archimag
Pourquoi parle-t-on autant d’éthique quand il est question d’intelligence artificielle - et de quoi parle-t-on exactement ? Pour les Podcast d'Archimag, nous avons rencontré Enrico Panai, éthicien de l’intelligence artificielle. Avec lui, on clarifie ce que recouvre vraiment le mot "éthique" - au-delà des slogans - et pourquoi l’IA rend ces questions plus visibles, plus urgentes, et parfois plus confuses. On parlera aussi de l’entreprise : ses valeurs, ses contraintes, ses arbitrages… et de la manière dont une démarche éthique, quand elle intervient dès le départ, peut devenir un outil de décision et même un moteur d’innovation.