qualités humaines requises

 

Malgré la jeunesse du domaine, des repères clairs sont tracés par la mission du Haut responsable en charge de l’IE ainsi que par une enquête menée par la société Troover.

La France a longtemps sous-estimé les enjeux liés à l'intelligence économique (IE) mais semble enpasse de rattraper son retard. Le nombre de cabinets a explosé, au point de voir des officines peu recommandables ternir la réputation des professionnels de la veille Intelligence économique.  ">i et de l'analyse. Le travail de sensibilisation se poursuit auprès des entreprises et l'offre de formation ne cesse de s'enrichir. Cette offre est désormais encadrée par un référentiel de formation en intelligence économique, présenté au public le 23 mai 2005 par le Haut responsable en charge l'IE, Alain Juillet. Le documenti dresse la liste de quatre thèmes d'enseignement : identification et expression des besoins, gestion du recueil de l'informationi, exploitation de l'information, management des connaissancesKnowledge Management">i. La mission recense parailleurs une soixantaine de formations, initiales et continues, avec aussi bien des licences professionnelles que des masters ou des écoles spécialisées, telle l'École de guerre économique.
Au-delà des formations, les professionnels de l'IE s'accordent pour dire que le métier repose également surdes qualités humaines, relevant plus de la psychologie personnelle que de la détention d'un diplôme. L'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) a récemment publié un document qui recense quelques unesde ces qualités : excellent relationnel, psychologie de l'humain, perception des stratégies d'influence, capacités d'anticipation, hauteur de vue, non-conformisme.
 
qui sont les professionnels de l'information-documentationi ?

Selon la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques du ministère du Travail, les métiers de l’information-documentation regroupent 32 800 personnes. L’âge moyen de ces professionnels est de 38 ans et leur niveau de formation est particulièrement élevé : 34 % ont un bac + 4 souvent assorti d’une double compétence, 35 % ont un bac + 2 ou + 3. Un peu plus de la majorité des documentalistes (53 %) travaillent dans les organismes publics et parapublics, mais ce chiffre décroît (il était de 60 % en 1999) au profit du secteur privé. La répartition géographique des emplois fait apparaître une concentration élevée en Île-de-France, même si les régions proposentde plus en plus d’offres d’emploi. Les documentalistes travaillent d’abord dans le domaine de l’éducation-formation (26 %), médias et culture (13 %), santé-pharmacie-biologie (10 %), recherche (8 %), industrie (4 %), banque (4 %), aménagement et environnement (3 %), BTP (3 %).
 
 
profil type
 

Du fait du caractère relativement novateur des métiers de l'intelligence économique, il est pour l'instant hasardeux de dresser un panorama de la situation de l'emploi dans ce secteur. Il est cependant possible d'esquisser quelques tendances grâce une étude que vient de publier la société spécialisée dans la veille et l'intelligence économique Troover. Cette enquête fait apparaître que le profil type du consultant en intelligence économique est un homme (67 %), âgé de 25 à 35 ans (55 %), diplômé d'un DESS en IE (34 %) et embauché en CDI (73 %). En termes de rémunération, « le secteur de l'intelligence économique en France reste sous les moyennes de salaire national », selon les auteurs de l'étude ; près de 20 % touchent un salaire brut annuel compris entre 30 000 et 35 000 euros. Aux deux bouts de l'échelle, 7 % perçoivent une rémunération inférieure à 15 000 euros et 8% sont payés plus de 60000 euros par an. Cette étude a été menée auprès de cent quarante-sept personnes issues du monde de la veille et de l'intelligence économique. Reste à énumérer la longue liste des métiers relevant de l'intelligence économique. Les fonctions dédiées à la collecte de l'information sont évidemment essentielles –chargé de veille, veilleur, documentaliste spécialisé… –mais elles ne sont pas isolées. Ces métiers recouvrent également des activités d'analyste, d'auditeur, de consultant, de formateur, d'éditeur de logiciels spécialisés et de lobbyiste.
 
l'euroréférentiel infodoc selon Eric Sutter, consultant en management de l'innovation
 
 
L’euroréférentiel répond-il aux enjeux du métier de documentaliste ?
 
L’euroréférentiel des compétences en information etdocumentation (consultable sur www.adbs.fr ) connaît un grand succès au sein dela profession à travers l’Europe. Disponible en onze langues, c’est un document de référence pour la structuration des formations et la rédaction de profils de poste ou d’un CV et aussi pour l’évaluation du niveau de qualification dans le cadre de Certidoc, le dispositif de certification des compétences en information et documentation, géré e nFrance par l’ADBS. Structuré en trente deux domaines, il constitue une grille commune d’analyse pour l’ensemble des métiers de l’infodoc. Une troisième édition est d’ailleurs en préparation pour 2009 pour répondre à l’évolution de ces métiers.
 
La validation des acquis del’expérience (VAE) est-elle applicable aux métiers de l’information documentation?
 
Bien sûr. De nombreux professionnels acquièrent des compétences au fil des ans grâce à la formation continue, en enrichissant leur expérience par leur pratique quotidienne ou en participant à des projets info-documentaires. Cette expertise peut être reconnue à travers la VAE – dispense de cours pour obtenir un diplôme – ou à travers Certidoc.
 
Que doivent faire les professionnels del’infodoc pour mieux se vendre sur le marché du travail ?
 
Ils doivent mettre en avant leurs compétences, leurs savoir-faire spécifiques et leur valeur ajoutée en matière de médiation entre les sources diversifiées d’information et lesutilisateurs : sélectivité, fiabilisation, synthèse… Ils doivent expliquer les services qu’ils sont en mesure de rendre à leur futur employeur. Ils doivent vendre du gain de temps.
 

Le chiffre du jour
1
est en moyenne signalée toutes les semaines dans les établissements de santé depuis janvier 2021. Les hôpitaux ont subi 27 cyberattaques majeures - qui ont effectué tout ou partie de leurs systèmes d'information - en 2020.