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CMIS, un standard en construction

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    CMIS gère cinq types d'objets : objets de documents, objets de dossier, objets relationnels, objets de gouvernance, ainsi que des objets d'articles. (PixaBay)
  • Le CMIS est devenu le standard d'interopérabilité entre les différentes solutions de gestion de contenu. Ce programme est alimenté par les contributions des principaux éditeurs du marché et vise à faciliter l'intégration de l'ECM vers d'autres applications métier.

    C'est en 2005 que furent lancées les premières réflexions consacrés au CMIS (content management interoperability services). L'idée était alors de créer un standard d'interopérabilité entre les différents outils de gestion de contenu disponibles sur le marché. Mais c'est véritablement en 2008 que l'on est passé aux choses concrètes avec la publication de la version 0.5. Puis, au mois de mai 2010, ce fut au tour de la version 1.0 de voir le jour. C'est également en 2010 que l'administration du CMIS fut confiée au consortium de standards du web Oasis (Organization for the advancement of structured information standard).

    Depuis, le protocole CMIS poursuit son chemin et est alimenté par les principaux éditeurs du marché : Adobe Systems, Alfresco, EMC, Hewlett Packard, Nuxeo, Microsoft, Oracle... Un bel exemple d'intelligence collective qui s'enrichit de contributions régulières apportées par des éditeurs par ailleurs concurrents. Résultat : au mois de décembre 2012, une nouvelle version (1.1) a été approuvée par Oasis.

    Près de dix années se sont donc écoulées depuis les premières contributions. Le standard CMIS "fournit un modèle de données commun couvrant les types de fichiers et répertoires avec des propriétés génériques pouvant être lues ou écrites" peut-on lire sur la notice de Wikipedia. CMIS décrit également les différentes actions liées à la gestion de contenu : création de documents, lecture, gestion des droits d'accès, contrôle des versions, recherche fédérée, archivage... D'une façon générale, le standard CMIS permet de partager des informations via des protocoles entre entreprises et au sein d'une même entreprise. Concrètement, une application développée dans le respect de CMIS est parfaitement utilisable avec les solutions les plus répandues du marché : SharePoint, Alfresco, Documentum, FileNet...

    Interopérabilité des API

    Précision importante, le protocole CMIS ne remplace pas les API (interfaces de programmation) natives, mais il assure l'interopérabilité de ces API entre elles.

    Autre détail important, toutes les spécifications de CMIS ne sont pas obligatoires : les éditeurs doivent en appliquer un certain nombre, mais ils peuvent aussi ignorer celles qui sont facultatives. "De nombreux fournisseurs, dont Microsoft, implémentent les parties obligatoires et certains de ses composants facultatifs", précise-t-on chez Microsoft à propos de SharePoint 2013. 

    CMIS gère cinq types d'objets : objets de documents, objets de dossier, objets relationnels, objets de gouvernance (policy), ainsi que des objets d'articles. Chacun de ces objets possède son caractère propre. Un objet document, par exemple, représente un élément d'information autonome ; un objet relationnel représente une instance de relation entre deux objets. Tous ces objets possèdent une identité unique assignée au moment de leur création par le référentiel. 

    Un secteur en constante évolution

    L'informatique documentaire présente (au moins) une particularité : elle est très évolutive. A l'image du secteur numérique à destination du grand public, les logiciels professionnels sont en constante évolution. Dans cette économie très versatile, CMIS apporte de la stabilité en rendant interopérables les différentes générations de solutions dédiées à la gestion de contenu. Mieux : il permet une plus grande souplesse en cas de migration de données interlogicielle.  Sa philosophie générale va d'ailleurs bien plus loin que la gestion de contenu stricto sensu. A terme, le standard CMIS facilitera l'intégration de contenus vers des logiciels dédiés à la numérisation par exemple ou vers des portails web. 

    Il est ainsi possible d'espérer, dans un proche avenir, une meilleure intégration entre une Ged et un logiciel de reconnaissance optique de caractères.

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    + repères

    • Le standard CMIS fournit un modèle de données commun.
    • Il ne remplace pas les API, mais assure l'interopérabilité entre les API.
    • ​Le standard CMIS permet une plus grande souplesse en cas de migration de données interlogicielle.

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    Au sommaire de ce numéro

    - Baromètre emploi : Archimag met la pression !
    - Big data, big ECM ?
    - Par delà la multiplicité des solutions de stockage
    - Feuilletez tout Archimag en ligne

    DOSSIER : La Ged s'habille en collaboratif

    Tandis que se multiplient les services web de communication et de partage de contenus, les éditeurs embarquent de plus en plus de fonctionnalités de partage et de travail collaboratif dans les solutions de Ged. Certains font aussi le choix de jeter de nouveaux ponts avec les systèmes extérieurs, notamment les réseaux sociaux et les services cloud ou multiplient les ports avec d'autres solutions. 

    Et aussi :
    - Logiciels pour bibliothèques : un marché morose
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