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Stratège, pompier, diplomate et chef de projet : la DSI de Carcassonne Agglo

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    Hakim Ait Ouaret, directeur de la DSI de Carcassonne Agglo. (DR)
  • En couvrant plusieurs organisations publiques, la DSI de Carcassonne Agglo s’adapte au quotidien pour répondre à des besoins variés et accompagner la transformation numérique. 

    394_couverture_bd.pngenlightened RETROUVEZ CET ARTICLE ET PLUS ENCORE DANS NOTRE MAGAZINE - DSI DU SECTEUR PUBLIC : LE PIVOT DE LA TRANSFORMATION

    Au sommaire : 

    - DSI du secteur public : le pivot de la transformation
    - Stratège, pompier, diplomate et chef de projet : la DSI de Carcassonne Agglo
    - La DSI de l’Urssaf mise sur le sur-mesure
    - Région Île-de-France : une DSI restructurée
    - IA, souveraineté, data : la DSI de l’IGN joue sur tous les tableaux


    Au sein de la communauté d’agglomération Carcassonne Agglo (Aude), la direction des systèmes d’information dispose d’un statut particulier. Mutualisée, elle couvre plusieurs collectivités et entités publiques. "Nous avons en charge différents organismes, comme le syndicat des énergies, la régie des transports ou des eaux, l’Office du tourisme ou encore le centre intercommunal d’action sociale de Carcassonne", précise Hakim Ait Ouaret, directeur de la DSI de Carcassonne Agglo. "Nous devons nous adapter à tous types d’usagers et d’usages."

    Aujourd’hui, ce pôle s’articule autour de trois grands services balayant les volets techniques (infrastructure et sécurité du système d’information), les services et relations à l’utilisateur (hotline, ticketing, suivi et traçabilité des appels, etc.) et un volet étude et ingénierie logicielle. "Notre objectif est d’être vus comme un centre de valeur et non comme un poste de coût", explique Hakim Ait Ouaret. 

    Afin de structurer la gouvernance et le pilotage du numérique au sein de l’agglomération, la DSI dispose d’une feuille de route. Cette dernière se compose de schémas directeurs pluriannuels dédiés à des thématiques différentes (dématérialisation, dataviz, etc). Ce fonctionnement permet d’améliorer la visibilité des actions menées ainsi que des moyens techniques et technologiques mis en place.

    "Autour des sujets de dématérialisation, nous nous sommes fait accompagner il y a un an par Serda Conseil", poursuit Hakim Ait Ouaret. Si l’agglomération dispose alors de suffisamment de briques techniques (Ged, parapheurs électroniques, digitalisation du courrier…) un audit met en évidence un manque dans la stratégie de gouvernance. "Nous doter d’un comité opérationnel des systèmes d’information est devenu indispensable », indique-t-il. "Il sera composé de la direction générale, de la DSI, des élus et, bien sûr, des différents directeurs généraux et directeurs généraux adjoints." Une façon de prioriser les étapes du schéma directeur et de mieux gérer les dépenses engagées. "Sans stratégie, les solutions techniques, aussi performantes et nombreuses soient-elles, ne fonctionnent pas ensemble."

    Lire aussi : Entre gouvernance et stratégie data, la DSI en première ligne

    Naviguer entre pédagogie et technologie

    La mise en place récente du vote électronique témoigne de l’articulation et de l’orchestration technique, organisationnelle et politique opérée par la DSI de l’agglomération. Si la collectivité avait auparavant déjà réalisé des tests dans ce sens, c’est la première fois que cette nouvelle façon de voter est déployée à grande échelle. Pour la mettre en place, la DSI s’est appuyée sur le retour d’expérience d’autres collectivités. "Le dernier conseil communautaire s’est déroulé avec le vote électronique", explique le directeur de la DSI. "Il n’a duré que trois heures, ce qui est considérablement moins qu’habituellement !"

    Même objectif pour l’élection du président de l’agglomération, le 8 avril 2026, qui représente quarante-sept scrutins. [NDLR : cette interview a été réalisée la veille du vote]. Depuis cette année, les membres du bureau doivent être élus un par un, avec un bulletin à éditer pour chacun. Une logistique et un temps considérables à prendre en compte. "La fiabilité du vote électronique a généré pas mal de craintes chez beaucoup de gens", indique Hakim Ait Ouaret. "Nous avons dû expliquer de manière pédagogique que nous travaillons avec des sociétés labellisées et que les votes sont cryptés, impossibles à déchiffrer, sans aucun risque de fraude." 

    60 % de relationnel et 40 % de technique. C’est, selon Hakim Ait Ouaret, une journée "type" de la DSI. "Nous parlons davantage d’arbitrage et de priorité, plus que de technologie pure", explique-t-il. "Nous endossons à la fois un rôle de stratège, de pompier, de diplomate, de chef de projet tout en garantissant la sécurité des SI et des usagers."

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