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Joachim Schöpfel, enseignant-chercheur à l'université de Lille 3 sans bureau fixe

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    Joachim-Schopfel
    Joachim Schöpfel : "J’adore la recherche, la publication et l’enseignement. La liberté académique n’a pas de prix !"
  • Joachim Schöpfel est enseignant-chercheur en sciences de l’information et de la documentation à l’université de Lille 3. Il dirige également l’Atelier national de reproduction des thèses (ANRT) et est membre du laboratoire GERiiCO. Ses collègues le surnomment "SBF" : sans bureau fixe.

    De son Allemagne natale, il a gardé un accent qui donne une couleur d’outre-Rhin à la langue de Molière. Les arcanes du français n’ont pourtant plus aucun secret pour lui. Une performance d’autant plus remarquable que Joachim Schöpfel n’a jamais suivi le moindre cours de français : 

    "Mes parents étaient des réfugiés d’Allemagne de l’Est qui se sont installés en Allemagne de l’Ouest. Et j’ai appris le français sur le tas avec ma compagne française et sa famille".

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    Psychologie de l'information

    Aujourd’hui maître de conférences en sciences de l’information et de la documentation à l’université de Lille 3, Joachim Schöpfel est d’abord passé par la case "psychologie" avec une thèse décrochée à Hambourg :

    "Plus j’avance dans la vie, plus je me rends compte que cette formation a été importante dans ma vie notamment le concept de psychologie systémique et fonctionnelle".

    Après avoir enseigné pendant plusieurs années et mené des recherches dans le domaine de la psychologie de l’information, il quitte l’Allemagne pour la France et atterrit à Nancy. Nous sommes au début des années 1990 et trouve un poste à l’université de Nancy 2 comme enseignant vacataire en sciences de l’éducation.

    A l'Inist-CNRS : un poste d’observation et d’action

    Très rapidement, il est recruté par l’Inist-CNRS qui était alors à la recherche d’un ingénieur-documentaliste capable de parler plusieurs langues. Là, il cumule plusieurs fonctions : acquisition et gestion de l’information scientifique, fourniture de documents, édition électronique…

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    Sous sa responsabilité, près de 120 personnes réparties dans une demi-douzaine de services.

    "C’était un très bon poste d’observation de la fonction documentaire mais aussi un très bon poste d’action. Notamment dans l’activité de négociation qu’il faut mener avec les grands éditeurs. Ce poste a également été l’occasion pour moi de voyager à l’étranger et de rencontrer des collègues confrontés aux mêmes problèmes que moi".

    Après une quinzaine d’années passées à l’Inist-CNRS, Joachim Schöpfel ressent le besoin de revenir à des activités de recherche et d’enseignement :

    "Venant de l’université je souhaitais renouer avec la faculté. J’ai donc passé des concours et décroché un poste de maître de conférences à Lille 3. J’adore la recherche, la publication et l’enseignement. La liberté académique n’a pas de prix !"

    Passer de Nancy à Lille ne lui pose pas de problème particulier. Lui qui se définit comme "urbain" apprécie la métropole du Nord qui lui rappelle les vacances qu’il passait, enfant, avec ses parents dans la baie flamande. 

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    Enseignant, chercheur, directeur et pianiste

    À Lille, ses activités sont nombreuses. Outre l’enseignement et la recherche, il dirige l’Atelier national de reproduction des thèses (ANRT) une institution en charge des opérations de numérisation et de diffusion des thèses en France.

    Il est également membre du laboratoire GERiiCO un pôle de recherche à vocation internationale en sciences de l’information et de la communication. Ses travaux actuels portent sur "l’usage des ressources numériques dans différents contextes et sur le lien entre pratiques informationnelles et production scientifique". Entre autres… Car il garde toujours un œil sur l’évolution des bibliothèques et des services documentaires.

    Face à ses étudiants, il constate une évolution de leurs choix de carrière. En une dizaine d’années, leur volonté de se consacrer à l’ingénierie documentaire classique (bases de données, systèmes d’information…) s’est déplacée vers des filières multimédias (veille, animation de sites, community management). Selon ses observations, les étudiants trouvent un emploi relativement vite.

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    Surnommé "SBF"

    De Hambourg à Lille en passant par Nancy et après s’être livré à de multiples activités, Joachim Schöpfel est surnommé "SBF" (sans bureau fixe) par ses collègues ! Pianiste au répertoire varié, il admire le concertiste Alexandre Tharaud. Mais, contrairement à ce dernier, il n’hésite pas à s’aventurer sur d’autres territoires que le registre classique.

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