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"Le travail du veilleur est optimisé par l’intelligence artificielle" chez BNP Paribas Cardif

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    Les veilleurs de BNP Paribas Cardif viennent de s'équiper de KB Suite, la plateforme de veille de l’éditeur KB Crawl, dotée d'éléments d’intelligence artificielle (IA). (Freepik/@diana.grytsku)
  • Le service de veille de l’assureur BNP Paribas Cardif vient de changer d’outil. Une nouvelle solution qui amène avec elle des éléments d’intelligence artificielle. Pour les veilleurs, les avantages sont nombreux, notamment pour la collecte et le traitement de l'information. Avec une grande attente de l'équipe pour le taggage automatisé de l’information et bientôt une aide à la publication. Mais le loup est-il entré dans la bergerie ?

    Temps de lecture : 4 minutes

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    Sommaire du dossier :

    La cellule de veille de BNP Paribas Cardif

    BNP Paribas Cardif, spécialiste de l’assurance des personnes, est une filiale de BNP Paribas présente dans 33 pays. Son service de veille — trois personnes — est rattachée au marketing France et étudie les nouvelles tendances et stratégies des métiers de l’assurance. Son objectif est de nourrir, sur les plans stratégiques et réglementaires, les fonctions support de BNP Paribas Cardif en France.

    Très récemment, fin 2020, les veilleurs de BNP Paribas Cardif se sont équipés de KB Suite, la plateforme de veille de l’éditeur KB Crawl. Elle se présente sous forme d’un intranet de veille. De fortes attentes s’y concentrent.

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    Faciliter la collecte et le traitement de l'information

    veille-intelligence-artificielle-bnp-paribas-cardif-samuel-jeanneCet intranet, coconstruit avec des collaborateurs de différentes équipes de l’assureur, doit permettre de les rendre plus autonomes dans leurs recherches, décrit Samuel Jeanne, chargé d’études veille et innovation. Avec cet outil, les veilleurs souhaitent mieux diffuser une information utile, plus accessible et ergonomique, avec la possibilité d’envoyer des alertes, ceci dans un cadre personnalisable.

    Dans le futur, pour une véritable consultation de la veille sur mobile — pratique de plus en plus observée —, l’intégration de l’application de KB Suite est prévue.

    La solution facilite les phases de collecte (crawl) et de traitement de l’information. Les veilleurs la retravaillent ensuite avant de la diffuser sous forme de synthèses ou de newsletters. Samuel Jeanne précise :

    "L’information ou l’actualité “brûlante” est envoyé immédiatement aux collaborateurs intéressés. Sur des sujets de réflexion et de stratégie, des documents de synthèses sont préparés pour les différents services".

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    Taggage automatique

    Une part importante de l’efficacité de la veille de BNP Paribas Cardif repose sur le taggage de l’information. Cette opération référence l’information pour le lecteur, dans l’intranet, en termes de marchés, concurrence, acteurs, segments de clientèle… Pour les utilisateurs, ce taggage facilite grandement la recherche d’information.

    veille-intelligence-artificielle-bnp-paribas-cardif-nicolas-bertrandPlusieurs dizaines d’utilisateurs recourent déjà à KB Suite. "Leurs premiers retours sur le design, le parcours utilisateurs et les fonctionnalités de l’intranet sont très positifs et encourageants", observe Nicolas Bertrand, responsable marketing veille et digital.

    Au fil du temps, le taggage devrait conduire à renforcer leur satisfaction, d’autant que celui-ci bénéficie désormais d’une automatisation. Le taggage automatique était une attente des veilleurs. Il s’opère via un mécanisme d’intelligence artificielle, à savoir le machine learning. Le système apprend à tagger selon les habitudes initiales des veilleurs, ce qu’il reproduit de mieux en mieux.

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    Samuel Jeanne fonde beaucoup d’espoir sur cette fonction :

    "Le taggage est un pilier de notre site, cette automatisation va beaucoup nous apporter". Risque-t-elle de prendre le travail des veilleurs ? "Le travail du veilleur est optimisé par l’intelligence artificielle", affirme le chargé d’études ; "nous travaillons sur une matière compliquée à analyser, il y faut de la matière grise humaine".

    Et davantage encore si l’on y met une dimension prédictive, par exemple pour démontrer que telle avancée réglementaire pourrait débloquer un marché…

    Nicolas Bertrand insiste aussi sur le contexte d’infobésité. Quantités d’informations viennent en doublons, triplons… Heureusement, l’outil est là pour faire un premier tri, selon un paramétrage des sources et sur la base de mots-clés (analyse des occurrences). Un travail que seul l’œil du veilleur peut compléter.

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    Aide à la publication

    Cependant une autre aide de l’intelligence artificielle, non encore testée, pourrait bientôt être adoptée.

    Un module de KB Suite est capable, parmi les informations collectées, de mettre en avant celles qui seraient les plus susceptibles d’être publiées par les veilleurs, tout en identifiant les utilisateurs cibles les plus probablement intéressés.

    Certes, l’intelligence artificielle ne remplacera pas les veilleurs, mais, pour Samuel Jeanne, "il est important d’être en phase avec les avancées technologiques".

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    À quels stades les outils de veille recourent-ils à des éléments d’intelligence artificielle ? Peu à peu, celle-ci intervient tant en amont (sourcing) du processus de veille qu’au niveau du traitement (analyse, datavisualisation…) ou en aval (diffusion). Mais cette assistance aux tâches de veille ne risque-t-elle pas d’empiéter sur le métier ? Quelle est son ampleur actuelle ?
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    est en moyenne signalée toutes les semaines dans les établissements de santé depuis janvier 2021. Les hôpitaux ont subi 27 cyberattaques majeures - qui ont effectué tout ou partie de leurs systèmes d'information - en 2020.

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