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Vincent Toubiana : "Le Linc de la Cnil est un couteau suisse pour explorer le monde numérique"

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    "Nous comptons suivre les technologies qui contribuent au « privacy by design » : federated learning, chiffrement homomorphe, differential privacy…" explique Vincent Toubiana, qui dirige le Laboratoire d'innovation numérique de la Cnil. (DR)
  • Rencontre avec Vincent Toubiana, qui dirige le Laboratoire d’innovation numérique de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Il présente le rôle du Linc au sein de la Cnil, les tendances sur les technologies qu'il surveille et ses préconisations en matière de dématérialisation des services publics.

    Temps de lecture : 3 minutes

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    Quelle est la vocation du Laboratoire d’innovation numérique de la Cnil ?

    La vocation du Linc est d’apporter à la Cnil un regard qui ne soit ni purement juridique, ni purement technique.

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    Sans renier l’objectif principal qui découle des prérogatives de la Cnil — la protection des données à caractère personnel —, nous cherchons à nous assurer que les missions de la Cnil s’articulent bien avec d’autres enjeux liés au numérique et à ses divers usages. Pour cela, le Linc est composé d’une équipe pluridisciplinaire : design, sciences sociales, technologies numériques, sociologie…

    Cette équipe « couteau suisse » permet d’explorer différentes pistes de réflexion, d’apporter des premières briques de solution au travers d’expérimentations et surtout d’échanger avec tous types d’acteurs du numérique. Qu’il s’agisse des laboratoires académiques, des petites et grandes entreprises de la tech, des associations, des médiateurs ou encore d’autres administrations, tous ont un point de vue différent et complémentaire du nôtre. Comme tout laboratoire, c’est au travers de collaborations que nous ambitionnons de poser les problèmes et de proposer des solutions avant qu’elles ne s’imposent.

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    Blockchain, robots, données… Quelles sont les tendances à suivre ?

    Assez naturellement, nous comptons suivre les technologies qui contribuent au « privacy by design » : federated learning, chiffrement homomorphe, differential privacy… Nous voyons des technologies être déployées à large échelle alors qu’on nous disait, jusqu’il y a peu, qu’elles étaient incompatibles avec la réalité du terrain.

    Le déploiement de ces technos sera intéressant à suivre car il va soulever de nouvelles questions. Nous pouvons espérer que d’autres sujets de société vont conduire à des développements similaires, comme par exemple l’environnement qui fait émerger la low tech.

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    Que préconise le Linc dans le domaine de la dématérialisation des services publics ?

    Nous en parlons justement dans notre cahier « Scènes de la vie numérique ». Pour faire court, puisque tout le monde ne peut pas être utilisateur du numérique, il nous semble important d’accompagner au mieux les aidants et les médiateurs numériques. Mais nous avons tout intérêt à ce que cet accompagnement se fasse dans les deux sens, puisque nous avons probablement une mauvaise connaissance des non-utilisateurs du numérique et de leurs préoccupations.

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    Rendant les organisations plus numériques que jamais, la pandémie profite aussi à la cybercriminalité. Les faits de cyberattaques augmentent de manière exponentielle, faisant prendre conscience de la vulnérabilité des systèmes d’information. Entreprises, administrations, collectivités territoriales, hôpitaux mesurent l’ampleur des risques. Les mises en garde sont à la fois européennes et étatiques et relèvent aussi de la gouvernance de l’information et des données. Mais qui sont les cyberattaquants ? Les hackers éthiques ? À chacun d’appliquer conseils et bonnes pratiques, et de s’équiper de solutions de protection.
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