Surfer en protégeant ses données : trois applications pour naviguer incognito sur le web

Trois outils testés pour rester anonyme sur la toile. Geneviève MAHAUD

 

L’espionnage à grande échelle des services de renseignement états-uniens sur les citoyens français rappelle que la confidentialité sur internet est une douce illusion. Ces interceptions ne sont d’ailleurs pas du seul fait de l’Oncle Sam… Face à cette surveillance généralisée, est-il possible d’envoyer en toute sécurité un courrier électronique à un correspondant privé ? Rien n’est moins sûr. On peut alors opter pour des solutions qui réduisent - à défaut de le supprimer totalement - le risque de piratage.

Anonymiser
www.anonymizer.com

Le service Anonymiser fait aujourd’hui figure de référence en raison de sa réputation et de sa simplicité d’utilisation. Il suffit d’entrer l’adresse du correspondant, de saisir un objet et un texte, et d’expédier le courriel. L’internaute utilisera pour cela une interface ergonomique et facile à prendre en main. 

A noter que ce service permet aussi de naviguer anonymement grâce à un masquage du numéro et de la localisation de l’IP (numéro d’authentification d’un ordinateur connecté à un réseau). 

Seules limites à Anonymiser, le service n’est pas traduit en français, il nécessite une inscription et n’est gratuit que le temps d’une version d’évaluation fixée à 14 jours. Pour continuer à l’utiliser, il faudra alors débourser 79,99 dollars par an soit environ 58 euros.

The Cloak
www.the-cloak.com/anonymous-surfing-home.html

Du côté des navigateurs, les principaux acteurs du marché (Firefox, Chrome, Opera) proposent des fonctionnalités de confidentialité comme la suppression de l’historique ou le non enregistrement de cookies. Mais les internautes en quête de dispositifs plus radicaux peuvent s’orienter vers des solutions utilisées par les fameux lanceurs d’alertes.

C’est le cas de The Cloak (la cape) qui fait office de filtre entre l’ordinateur de l’internaute et les sites visités. Ces derniers sont alors comme aveugles et ne peuvent connaître l’IP du visiteur.

The Cloak se présente sous la forme d’une interface dotée d’un champ à saisir : celui de site que l’on souhaite visiter. A partir de là, toutes les communications provenant de l’ordinateur de l’internaute sont cryptées.

Le service est compatible avec Firefox, Safari, Chrome ou Internet Explorer, mais nécessite une inscription payante : 40 euros par trimestre ! La confidentialité n’est pas à la portée de toutes les bourses…

Il est tout de même possible de le tester gratuitement pendant 24 heures. Pour ce prix-là, The Cloak garantit une navigation anonyme, sans publicité, sans animation intempestive et plus sûre. Une assistance par courriel est également mise à disposition des utilisateurs.

Ixquick
www.ixquick.com/fra/

La recherche sur le web peut, elle aussi, faire l’objet d’une anonymisation. Plusieurs moteurs de recherche anonymes sont mis à disposition des internautes.

Parmi eux, Ixquick connaît une notoriété croissante car il se présente lui-même comme « le moteur de recherche le plus confidentiel du monde » et « le seul qui n’enregistre pas votre adresse IP ». De fait, les moteurs traditionnels collectent de nombreuses données liées à la recherche : termes de la requête, date, heure, liens cliqués… qui seront ensuite rassemblés dans une base de données. Ici, rien de tout cela.

C’est en 2009 qu’Ixquick a renoncé à toute collecte d’information sur ses utilisateurs et depuis cette date aucune donnée n’est transmise à des tiers. Une décision qui lui a valu de recevoir le label européen pour la protection des informations personnelles.

Côté utilisateur, il n’y a rien à faire sinon entrer des mots de requête comme on le ferait sur Google.

Au-delà de ses qualités de discrétion, Ixquick a quelques atouts à faire valoir du côté de son interface et de sa puissance car, plus qu’un moteur, Ixquick est un métamoteur. Il interroge plusieurs moteurs de recherche simultanément. La qualité et la variété des résultats s’en ressentent. Le tout dans une interface déclinée en une dizaine de langues.

 

Le chiffre du jour

6,6
C'est la croissance enregistrée pour le marché de la digitalisation des processus documentaires et métiers en 2019.

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