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Marie-Claude, bibliothécaire : « Je travaille énormément en réseau » 5/5

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    un homme au pied d'une large bibliothèque
    Les bibliothécaires travaillent énormément en réseau (illustration Renaud Camus / Flickr)
  • À l'occasion du baromètre 2016 de son Observatoire Emploi des métiers de l'information, Archimag publie cinq entretiens avec des professionnels de l'information.  Ils y évoquent les transformations de leurs métiers et démontent quelques idées reçues. L'enquête basée sur près de 1000 répondants et plus de 1500 annonces décortiquées est disponible en téléchargement libre sur notre site.

    Marie-Claude Sabouret est, entre autres, responsable de la bibliothèque spécialisée rattachée au Musée de la vie romantique. Les bibliothécaires sont tous en relation avec leurs publics, leurs équipes et leurs confrères d'autres établissements... Mais ses relations à elle sont un peu spécifiques.

    Êtes-vous confrontée au grand public, comme peuvent l'être les bibliothécaires municipaux ?

    Plutôt d'un public spécialisé, de chercheurs et d'étudiants principalement, qui consultent ici sur rendez-vous. Ils viennent ici avec un sujet précis le plus souvent.

    Ils me donnent des mots-clés. Je les aide à trouver les bonnes références à l'aide d'une base de données maison, pas encore informatisée. Je commence à connaître le fonds, je travaille ici depuis 2004. Mais je n'ai bien sûr pas encore eu le temps d'ouvrir -et encore moins de lire- les 3000 livres à notre disposition !

    Pouvez-vous en dire plus sur ces 3000 références ?

    Il y a deux parties dans la bibliothèque : une courante et une patrimoniale, comme souvent dans ce type de bibliothèques.

    La première partie vit d'un budget propre à la constitution d'un fonds bibliothécaire courant. Il y a un travail de documentation pour le renouveler, et pour éviter de faire doublon avec d'autres bibliothèques parisiennes. Ce n'est pas la peine, ce serait dommage [rire].

    Et la seconde ?

    Elle est alimentée grâce au budget lié aux acquisitions d’œuvres. Je me coordonne avec les équipes du musée pour des acquisitions en lien avec les expositions ou les collections, c'est très enrichissant.

    Quelle est l'importance du travail en réseau dans votre activité ?

    Très grande ! Notamment avec celui de la ville de Paris dont nous dépendons, pour obtenir des prêts de livres rares (par exemple en provenance de la bibliothèque du Petit Palais) lors d'expositions temporaires.

    Et nous aussi, nous prêtons parfois.

    Nous avons accès à la réserve centrale de la ville de Paris, comme les bibliothèques municipales. Heureusement.

    Est-ce qu'il existe une concurrence entre les très grandes institutions et les plus modestes, pour la garde d'ouvrages par exemple ?

    Il n'y a jamais de tensions entre les bibliothécaires des différentes institutions. Ce sont des gens plutôt calmes [rires]. Je pensent que nous voulons tous participer à la marche du service : on s'entend très bien.

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    Rencontre avec Stéphane Roder, le fondateur du cabinet AI Builders, spécialisé dans le conseil en intelligence artificielle. Également professeur à l’Essec, il est aussi l’auteur de l’ouvrage "Guide pratique de l’intelligence artificielle dans l’entreprise" (Éditions Eyrolles). Pour lui, "l’intelligence artificielle apparaît comme une révolution pour l’industrie au même titre que l’a été l’électricité après la vapeur".

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