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Dossier : Télétravail & cloud : où en sommes-nous ?

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    Les 22 Cnil européennes vont, dans les prochains mois, lancer des investigations sur l’utilisation, par le secteur public, de services utilisant le cloud. (Rawpixel.com/Freepik)
  • Contraint durant la crise sanitaire, le travail à distance s’est pérennisé, voire accéléré : 60 % des organisations ont adopté un mode de travail hybride en 2022. Mais si le cloud a fait changer de dimension le télétravail, offrant une flexibilité inédite aux utilisateurs, les enjeux sont nombreux : garantie de la sécurité des informations, mise en place d’une stratégie cloud, ou encore maintien d’une collaboration performante… Et comment intégrer des flux de travail papier et numérique dans un contexte de travail à distance ? Comment conjuguer les notions de numérisation et de productivité ? Conseils, bonnes pratiques et outils rythment les pages de notre dossier. Deux entreprises témoignent.

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    Au sommaire : 


    En France, 22 % des salariés ont recours au télétravail. Dopé par la crise sanitaire de Covid-19, le travail à distance s’est progressivement imposé comme une pratique quotidienne pour de nombreux collaborateurs. Mais pas dans les mêmes proportions selon les secteurs.

    Une étude de l’Insee révèle que le télétravail concerne majoritairement les cadres : 55 % d’entre eux ont télétravaillé, alors que ce taux n’est que de 22 % des professions intermédiaires et de 17 % des employés qualifiés ». Et de l’avis de nombreux salariés et employeurs, le travail à distance va perdurer au point de devenir un standard (au moins pour les emplois éligibles).

    Dans le même temps, une autre tendance lourde s’est progressivement imposée, aussi bien dans le secteur public que parmi les entreprises privées : le stockage des données dans le cloud. Ce dernier a d’ailleurs rendu possible le télétravail tel que nous le connaissons depuis les confinements successifs de 2020.

    Nos applications professionnelles et nos données sont désormais stockées « hors les murs ». Pour l’association EuroCloud, le constat est sans appel : « le cloud a été un maillon essentiel de la résilience de la France et de l’Europe pendant la pandémie, permettant notamment le télétravail à grande échelle et la continuité de nombreuses activités économiques et sociales indispensables au bon fonctionnement de nos pays et de nos sociétés. »

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    Les atouts de l’infonuagique sont désormais bien connus : plutôt que d’être stockés sur un ordinateur personnel ou un serveur local, les fichiers bureautiques et les applications métiers sont hébergés dans des infrastructures qui disposent d’une bande passante suffisante pour les rendre accessibles depuis n’importe quel terminal connecté à internet. En une dizaine d’années, les éditeurs de solutions documentaires ont quasiment tous adapté leurs logiciels pour les commercialiser en mode SaaS.

    Recentrage de l’organisation sur son cœur de métier

    « Grâce au cloud computing, la communication entre les différents acteurs de l’entreprise est ainsi améliorée », constate la société Axess, spécialisée dans la transformation digitale des entreprises ; « le partage de documents se fait plus facilement et l’intégration de nouveaux outils tel que le SaaS permet de contribuer à la gestion de projets, de définir précisément les tâches, de faire suivre simplement les informations aux destinataires concernés… Le cloud computing permet également de favoriser les sauvegardes en ligne afin de sécuriser les données et ainsi synchroniser plus facilement les informations entre les différents acteurs. »

    Autres avantages du cloud : l’accès aux mises à jour automatiques, le recentrage de l’organisation sur son cœur de métier, le développement de la collaboration à distance et sur le même document…

    Le prix du cloud

    Mais le cloud charrie également son lot de critiques. À commencer par son prix que certains estiment trop élevé. « Pour savoir si le stockage dans le cloud est cher, on peut le comparer au coût qu’engendrerait l’achat d’une infrastructure sur site », explique le prestataire Wasabi Technologies. « Dans le cas d’une infrastructure sur site, le propriétaire devra assumer des frais liés à l’administration, à la consommation électrique, au remplacement du matériel défectueux ou obsolète, à sa mise à jour ou encore à sa sécurisation logicielle et physique. »

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    « Mais dans le cadre d’une infrastructure dans le cloud, l’ensemble de ces paramètres sont intégrés au montant de l’abonnement. Selon la durée d’utilisation que l’on envisage, le point ne sera pas attribué au même camp. C’est pourquoi il est préférable de raisonner en coût total de possession (CTP). Au-delà de l’aspect matériel, cette méthode de calcul intègre l’ensemble des coûts liés à son exploitation ».

    Des professionnels saturés

    Du côté des professionnels de l’information-documentation, le télétravail a généré des réactions contrastées, comme nous le confiait l’an dernier Danielle Dufour-Coppolani, enseignante-chercheuse et membre du Conseil d’administration de l’ADBS (Association des professionnels de l’information et de la documentation) : « les professionnels sont un peu saturés par les réunions en visioconférence. Il me semble que ces réunions à distance sont fatigantes et chronophages : on a les inconvénients de la réunion sans les avantages ! Il faut également noter que les professionnels apprécient l’aspect hybride du télétravail et du présentiel : moins de fatigue liée au transport et nécessité de se rencontrer à nouveau pour échanger. Les échanges sont nécessaires à l’humain, mais également à la pensée. »

    Souveraineté numérique

    Tous secteurs confondus, le cloud apparaît désormais comme un horizon indépassable. Au risque de porter atteinte au capital informationnel des entreprises comme le rappelle la Cnil : « le recours aux technologies de l’informatique en nuage est en développement constant dans le secteur privé comme dans le secteur public. Ces nouveaux mécanismes sont susceptibles de comporter des risques pour la protection des données personnelles, notamment de transferts massifs de données hors de l’Union européenne vers des pays n’assurant pas un niveau de protection adéquat ou de violation de données en cas de mauvaise configuration. »

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    Reste aux pays européens de prendre en main leur souveraineté numérique. Au sein du Comité européen de la protection des données (CEPD), les 22 Cnil européennes vont, dans les prochains mois, lancer des investigations sur l’utilisation, par le secteur public, de services utilisant le cloud. Ces autorités de contrôle espèrent ainsi réduire la dépendance du continent européen à l’égard des acteurs extraeuropéens.

    Au niveau national, la Cnil assurera sa participation à ce groupe de travail européen au travers de procédures de contrôles visant cinq ministères.

    Les projets cloud vont se multiplier

    73 % des responsables informatiques déclarent qu’ils consacreront une grande partie de leurs dépenses à la migration cloud d’ici deux ans. Selon une étude menée par la société Colt auprès de 500 décideurs informatiques de haut niveau (notamment en France), le nombre de projets cloud ne cesse d’augmenter. « Un effet persistant initié en 2020 alors que les collaborateurs travaillent toujours plus à domicile et que la demande de connectivité a bondi », constate le Colt Annual Cloud Research Report 2022.

    67 % des entreprises qui ont déjà investi dans les applications cloud ont trouvé la migration plus facile que prévu. Pour 45 % des répondants, l’optimisation de la connectivité du cloud a apporté une meilleure sécurité à leur entreprise et généré une amélioration des performances (pour 41 % des décideurs interrogés). Résultat : « les équipes peuvent libérer du temps pour des tâches à plus forte valeur ajoutée », souligne le rapport.

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    Le chiffre du jour
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    est en moyenne signalée toutes les semaines dans les établissements de santé depuis janvier 2021. Les hôpitaux ont subi 27 cyberattaques majeures - qui ont effectué tout ou partie de leurs systèmes d'information - en 2020.
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