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Région Île-de-France : une DSI restructurée autour de la transformation numérique

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    Bernard Giry, directeur général adjoint de la transformation numérique à la région Île-de-France. (DR)
  • En restructurant sa DSI, la région Île-de-France a donné naissance à un grand pôle de la transformation numérique. Les enjeux, comme les projets, ne manquent pas. Zoom sur quelques-uns des chantiers en cours.

    394_couverture_bd.pngenlightened RETROUVEZ CET ARTICLE ET PLUS ENCORE DANS NOTRE MAGAZINE - DSI DU SECTEUR PUBLIC : LE PIVOT DE LA TRANSFORMATION

    Au sommaire : 

    - DSI du secteur public : le pivot de la transformation
    - Stratège, pompier, diplomate et chef de projet : la DSI de Carcassonne Agglo
    - La DSI de l’Urssaf mise sur le sur-mesure
    - Région Île-de-France : une DSI restructurée
    - IA, souveraineté, data : la DSI de l’IGN joue sur tous les tableaux


    En 2021, lors de sa prise de fonction en tant que directeur général adjoint de la transformation numérique à la Région Île-de-France, Bernard Giry, a pour mission de réorganiser la DSI pour créer un véritable pôle de la transformation numérique. Ce grand service regroupe désormais une direction des systèmes d’information, une direction data & IA et une direction du numérique. "Nous avons ainsi rassemblé les compétences et les équipes", explique-t-il. "Par exemple, nous avons intégré le service des archives à la direction data pour avoir plus de cohérence au niveau du cycle de vie de nos données."

    Consolider les équipes fait également partie de ce chantier de structuration. "Une quinzaine de postes ouverts étaient non pourvus", se rappelle Bernard Giry. Comme d’autres organisations du service public, la région Île-de-France fait alors face à un manque d’attractivité, notamment au niveau des salaires. Malgré l’externalisation de quelques postes, elle parvient pourtant à renforcer ses équipes avec des profils de chefs de projet complexes, d’API managers ou encore sur des expertises en gouvernance des données, réseaux et IA (data scientist, ingénieur, etc.). "Cela reste difficile de recruter", poursuit-il. "Néanmoins, nous portons de gros projets et avons augmenté nos moyens."

    Aujourd’hui, ce grand pôle est composé de près de cent-vingts personnes et se positionne désormais comme un véritable "business partner". Il couvre aussi bien les problématiques liées à l’action publique qu’à celles des agents de la région, mais aussi des 470 lycées franciliens. "Cela représente 11 000 agents, 45 000 professeurs et 450 000 élèves !", souligne Bernard Giry. 

    Parmi les grands projets structurants, les équipes ont justement engagé un grand chantier à destination des lycées. "Baptisé "move-to-cloud", ce programme a pour ambition de sortir les serveurs des établissements", explique Bernard Giry. "Nous sommes en train de reprendre tout le réseau pour le faire converger vers un nouveau data center sous gouvernance publique et mutualisé avec le syndicat mixte Val-d’Oise Numérique." Un chantier contraignant qui se déroule en pleine activité, mais qui permet de remettre à plat les configurations non conformes. "Nous avons fait la transition de tout le département du Val-d’Oise et finissons actuellement les lycées parisiens."

    Lire aussi : Entre gouvernance et stratégie data, la DSI en première ligne

    Une IA pour les professeurs 

    La DSI s’est aussi lancée dans la conception d’un "Spotify des manuels scolaires". Pealtrees est une plateforme unique regroupant des ressources numériques et chaque utilisateur dispose d’un compte pour y accéder. "Cette plateforme intègre désormais des fonctionnalités d’intelligence artificielle," explique Bernard Giry. "Tous les professeurs franciliens ont à leur disposition un assistant pédagogique capable de les aider dans la production d’exercices, de cours, de contenus et, bientôt, pour la correction de copies."

    Les questions de la maîtrise des données et de la souveraineté restent des incontournables de ce type de projets. Les solutions sont hébergées sur les serveurs de la région et s’appuient sur des briques open source avec des prestataires en adéquation parfaite avec les ambitions de la collectivité. "Ces nouveaux services s’installent progressivement dans les pratiques", constate Bernard Giry. "Depuis un an, environ 12 000 enseignants utilisent déjà les fonctionnalités d’IA, dont 6 000 de manière régulière, avec une progression continue des usages."

    Le pôle transformation numérique travaille sur plusieurs fronts parallèles, que ce soit pour transformer les systèmes d’information RH ou finance, pour mettre en place des outils de data catalog et d’API manager ou pour déployer des solutions de signatures électroniques. "Souvent, dans les démarches de transformation, il y a une sorte de faux plat, puis une accélération. Nous en sommes en plein dans cette deuxième phase", conclut Bernard Giry.

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