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9000 photos d'explorateurs du musée Albert Kahn déjà en ligne !

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    un pont rouge dans un jardin japonais contemporain
    Le pont du jardin japonais du musée Albert Kahn (wikimédias commons)
  • Si tout se passe bien, 61 000 œuvres supplémentaires devraient être mises en ligne avant la fin de l'année.

    Les efforts de numérisation du musée départemental Albert Kahn portent leurs fruits. Dix ans après le début du chantier, 9000 autochromes sont accessibles gratuitement en ligne.

    Un site dédié mis en ligne par le musée permet de découvrir des milliers de clichés inédits, immortalisés par les opérateurs photographiques envoyés par le banquier Albert Kahn aux quatre coins du monde.

    Une mission philanthropique

    Au début du 20e siècle, l'homme décide de financer une opération d'envergure qu'il intitule « les Archives de la Planète ». Pour cela, il dépêche des professionnels de la prise de vue dans 50 pays entre 1909 et 1931.

    Ceux-ci lui rapportent une somme de films en noir et blanc et la plus importante collection d'autochromes du monde - ces photographies en couleurs véritables sur plaques de verre.

    Albert Kahn était persuadé que les sociétés traditionnelles étaient vouées à disparaître au 20e siècle. Il souhaitait ainsi capturer les costumes, les transports, les arts, les rites religieux, les habitats… bref, enregistrer la vie quotidienne à travers le monde pour la préserver. 

    10 ans de travaux jusqu'en décembre 2016

    La démarche initiée il y a dix ans par le Département permet déjà de consulter 9000 reproductions en ligne. L'objectif est la mise en ligne de 70 000 œuvres avant le 31 décembre.

    La campagne de numérisation et de documentation elle-même a été menée directement par le musée, dépositaire du fonds.

    Toutes les œuvres devront ainsi être accessibles à tous.

    Un site impressionnant

    Le site du musée propose donc de consulter et de télécharger des reproductions numériques de ces autochromes en moyenne définition, accompagnées de notices documentaires très complètes.

    Pour s'y retrouver, les images sont affichées sur un mur de vignettes. Des filtres thématiques, par lieu et par opérateur permettent de dégrossir l'ensemble. Un inventaire par numéro de pièce, par légende, par date de prise de vue et par sujet / personnalités complète le dispositif de base.

    une capture du site du musée Albert Kahn

    Mais l'innovation la plus impressionnante demeure la carte de géolocalisation interactive. Sur celle-ci s'affichent toutes les références à l'emplacement de leur prise de vue. Le lot s'amenuise également via les filtres cités plus tôt et le mur d'images évolue selon les sélections successives.

    Pour consulter une image spécifique en taille réel, les utilisateurs sont invités à effectuer un clique droit et à sélectionner « ouvrir l'image dans un nouvel onglet ». Le site tient sur une unique page scrollable : pas la peine de chercher à explorer les menus pour profiter de la collection.

    Un équilibre à maintenir

    La licence qui protège les œuvres autorise leur diffusion non commerciale, interdit leur modification et rend obligatoire la présence des notices. La définition moyenne se veut suffisante pour les particuliers mais risque de décevoir les enseignants et les chercheurs.

    Le musée lui-même justifie sa prudence : « (Notre) rôle est de veiller à la protection du droit moral des collections », y compris au respect de leur intégrité. Or, « de nombreuses images de la collection circulent actuellement sur internet sans aucune mention de la provenance ou avec des mentions erronées ».

    Cette  campagne de mise en ligne s'inscrit dans la politique départementale open-data « d'accès pour tous à l'offre culturelle du territoire ». Le musée explique « aspir(er) à diversifier ses publics, favoriser la recherche et le rayonnement autour » du travail des opérateurs aventuriers d'Albert Kahn.

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