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Le métier de délégué à la protection des données (DPO) : missions, compétences, formation et salaire

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    "Je travaille main dans la main avec la responsable de la sécurité informatique. La fonction de DPO possède en effet un important volet sécurité" explique Sarah, déléguée à la protection des données. (Freepik/Lookstudio)
  • Le délégué à la protection des données (DPD ou DPO) est un acteur de la gouvernance de l'information. Son activité principale consiste à s'assurer de la conformité des traitements de données réalisés dans son organisation (cartographie, registre, sensibilisation), notamment avec le RGPD. Voici ses différentes missions, ses compétences, son parcours de formation et le salaire auquel il peut prétendre. Trois témoignages de professionnels complètent cette fiche métier.

    Temps de lecture : 3 minutes

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    Sommaire du dossier :

    Les missions du délégué à la protection des données (DPD ou DPO)

    Parmi toutes les missions qui incombent au délégué à la protection des données (DPO), trois reviennent en priorité : cartographier les traitements et établir le registre des traitements des données, sensibiliser et former les autres membres de l’organisation, mettre en conformité les traitements existants.

    Ses compétences

    La fonction de DPO requiert des compétences informatiques et juridiques solides. Analyse de risques, gestion de projet.

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    Quelle formation suivre pour devenir délégué à la protection des données ou DPO ?

    Selon une étude du ministère du Travail, un tiers des DPO est issu d’une filière informatique, un autre tiers est passé par une formation juridique et un dernier tiers dispose d’un autre type de formation.

    Du côté des formations continues, l’Association des professionnels de la protection des données personnelles (AFCDP) recense plusieurs dizaines de formations continues (courtes et longues durées), dispensées à l’université ou par des sociétés spécialisées.

    enlightenedLire aussi : Seule la moitié des DPO a confiance dans la protection des données au sein même de leur organisation

    Quel salaire pour un DPO ?

    À partir de 25 000 euros par an (selon l’Agence pour la formation professionnelle des adultes).

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    Témoignages de professionnels

    « Mes missions consistent à veiller et conseiller mon entreprise sur sa conformité au règlement général sur la protection des données (RGPD). Je dois également accompagner les directions dans leur responsabilité sur les données personnelles qu’elles traitent. Mon parcours professionnel : j’ai d’abord occupé un poste de documentaliste avant d’être responsable de bases de données. Je suis ensuite devenu responsable de la gestion de la relation client (CRM), puis correspondant informatique et libertés, et délégué à la protection des données ». Yves

    « Je travaille main dans la main avec la responsable de la sécurité informatique. La fonction de DPO possède en effet un important volet sécurité et il est indispensable d’avoir des liens continus avec les équipes dédiées à l’informatique ; elle suppose également de savoir travailler en tant que chef de projet ». Sarah

    « Le DPO doit sensibiliser tous les employés, les former et créer une culture d’entreprise permettant de s’assurer du respect de la confidentialité des données sensibles et confidentielles afin de se conformer au RGPD ». Sébastien

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    Serda-Archimag publie son 10e rapport sur la gouvernance de l’information. Une décennie au cours de laquelle cette démarche s’est peu à peu imposée dans les organisations privées et publiques. Avec aujourd’hui de nouvelles tendances, notamment en matière de signature électronique et de numérique responsable. Parallèlement, une norme Iso est en préparation, nous révèle Noureddine Lamriri, coordinateur Iso du groupe de travail sur ce sujet. Sur le terrain, du records manager au responsable de la sécurité des systèmes d’information, en passant par le délégué à la protection des données, différents métiers sont partie prenante. Ils sont décrits par ceux qui les exercent.
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