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L'intelligence artificielle au service des bibliothèques universitaires

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    "Les services que peut rendre l’intelligence artificielle en bibliothèque universitaire sont nombreux, même s’ils sont peu développés encore", estime Marc Martinez, président de l’ADBU. (Freepik/macrovector_official)
  • L’ADBU a rassemblé près de 500 congressistes pour plancher sur le thème de l’intelligence artificielle dans les bibliothèques universitaires. De l’assistance aux usagers à l’indexation de corpus documentaires, le bibliothécaire va-t-il devoir se transformer en biblIAthécaire ?

    L’intelligence artificielle est partout, mais a-t-elle sa place dans les bibliothèques ? Qui plus est dans les bibliothèques universitaires ? C’est sur ce thème qu’ont planché plus de 500 professionnels du document lors du congrès annuel de l’ADBU (Association des directeurs et personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation) qui s’est tenu à Bordeaux au mois de septembre dernier.

    >Lire aussi : L'IA, des opportunités de développement pour les bibliothèques

    Le potentiel de l'IA en bibliothèque universitaire

    « Les services que peut rendre l’IA en bibliothèque universitaire sont nombreux, même s’ils sont peu développés encore », estime Marc Martinez, président de l’ADBU : assistance aux usagers, accompagnement des chercheurs sur des corpus de données étendus, automatisation d’une partie des activités documentaires…

    De fait, les BU gèrent un patrimoine documentaire qui fait figure de terrain d’expérimentation idéal pour les chercheurs en IA.

    Qu’on en juge : les données bibliographiques, les corpus numérisés et les renseignements en ligne peuvent naturellement servir de champ d’application à l’intelligence artificielle.

    199 volumes médiévaux indexés par l’IA

    Exemple concret avec le projet européen de recherche Himanis portant sur 199 volumes manuscrits du Moyen-Âge (soit 83 320 pages numérisées) qui ont été « lus » et indexés grâce à l’intelligence artificielle.

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    « L’objectif était de créer une indexation profonde de ces corpus médiévaux », explique Dominique Stutzmann, chargé de recherche à l’Institut de recherche et d’histoire des textes-CNRS ; « ces corpus contiennent 60 % de mots en latin et sont rédigés en écriture cursive.

    L’IA améliore les résultats de recherche grâce à un entraînement qui s’est déroulé en plusieurs étapes. La recherche en plein texte permet surtout de dresser un panorama plus complet, comprenant non seulement les attestations de mots, de leurs quasi-synonymes, mais aussi des absences dans des contextes où ils pourra....
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