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Archives : citoyens, rejoignez les bataillons de l'indexation collaborative !

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    En quelques années, le mouvement de l'indexation collaborative, qui sollicite la bonne volonté des Français a fait tache d’huile. Les citoyens répondent présents pour indexer le patrimoine documentaire. (Pixabay/pasja1000)
  • En quelques années, les services d’archives ont multiplié les projets d’indexation collaborative. Bonne nouvelle : les Français répondent présents et contribuent à donner de la visibilité à notre patrimoine documentaire (état civil, recensement de la population, tables de succession, images etc).

    Puy-de-Dôme, Var, Corrèze, Martinique, Hautes-Alpes, Cantal… On ne compte plus les services d’archives départementales qui ont fait le pari de l’indexation collaborative. En quelques années, ce mouvement qui sollicite la bonne volonté des Français a fait tache d’huile. Les citoyens répondent présents pour indexer un patrimoine documentaire qui va de l’état civil au recensement de la population en passant par des tables de succession et des images…

    >Lire aussi : Indexation collaborative : les Archives départementales de l'Hérault ont besoin de vous

    Indexation des soldats morts durant la Première guerre mondiale

    Les Archives départementales du Bas-Rhin ont profité du centenaire de la Première guerre mondiale pour lancer un drôle d’appel aux habitants : « Rejoignez le bataillon de l’indexation et participez à l’indexation des soldats morts durant la Première guerre mondiale ! ». Les AD 67 ont notamment invité les internautes à indexer les actes de décès des combattants morts entre 1914 et 1918. Tout citoyen peut rejoindre le bataillon en quelques minutes. Il lui suffit de créer un espace personnel sur le site des Archives départementales du Bas-Rhin. Un tutoriel vidéo lui est alors proposé afin de guider ses premiers pas.

    La phase d’indexation peut alors commencer dans les règles de l’art : les informations doivent être renseignées selon un modèle précis (type d’acte, commune, date, nom et prénom du soldat, fonction, profession, commentaire). Une fois ces informations intégrées dans le formulaire, l’acte de décès du soldat est indexé. À tout moment, le contributeur peut revenir sur son travail pour modifier un élément d’indexation tout comme il peut sélectionner la commune sur laquelle il souhaite travailler. Notons que les autres indexeurs peuvent accéder aux indexations en cours, mais ne peuvent ni les modifier ni les supprimer.

    Une fiche de consignes est également mise à disposition des contributeurs. On y trouve par exemple une instruction concernant le nom de famille : « À retranscrire tel qu’il figure dans l’acte. Les trémas sont à remplacer selon le modèle suivant :  ä => ae, ö => oe, ü => ue. Lorsque le tréma se trouve par exemple sur un “y”, il est à supprimer ».

    La dimension juridique de l’indexation collaborative n’a pas été oubliée notamment le volet consacré au droit d’auteur : « Les participants à cette entreprise d’indexation collaborative ne pourront pas se présenter comme auteur(s) », précisent les Archives départementales du Bas-Rhin.

    >Lire aussi : Projet PhotosNormandie : dix ans d'indexation collaborative

    Indexation collaborative : des règles de saisie particulièrement exigeantes

    La guerre de 1914-1918 a décidément provoqué des vocations au-delà des services d’archives départementales. Le ministère des Armées a lancé dès 2013 un programme d’annotation des fiches de la base « Morts pour la France » afin de permettre des recherches plus fines parmi les innombrables noms qui y sont recensés.....
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    Commentaires (1)

    • Portrait de Khyryan

      Bonjour, Merci pour cet article sur un nouvel aspect du travail en services d'archives qui aide à l'ouverture de nos fonds à tous nos concitoyens, leur permettant de se réapproprier ce magnifique patrimoine. Aux archives nationales, nous menons aussi près de dix projets participatifs, dont un des plus anciens du réseau des archives, Natnum, qui existe depuis près de 25 ans. Ces projets proposent de retranscrire des sources allant du XVIe siècle au début du XXe siècle. Ils concernent des domaines aussi variés que les Ponts et Chaussées, les naturalisations, les testaments de poilus, des fonds privés de cabinets de généalogistes, des archives notariales (mariages de commerçants), le Parlement de Paris, les lettres de provision d'office, les émigrés de la Révolution française ou encore l'enquête sur les établissement scolaires du primaire de 1884. Pour toute information, le carnet hypothèses www.archivnat.hypotheses.org . Vous êtes les bienvenus et on a, nous aussi, besoin de nouveaux contributeurs ! Bien cordialement, Stéphane Rodriguez-Spolti

      fév 21, 2020
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