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Isabelle Brasseur, manager documentaliste chez Deloitte : une vision avancée du télétravail

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    "Nous étions préparés pour affronter le changement du télétravail", explique Isabelle Brasseur, manager documentaliste chez Deloitte Société d’Avocats. (Illustration Freepick/rawpixel.com)
  • Juriste de formation en droit des affaires et en droit fiscal, Isabelle Brasseur évolue en tant que senior manager documentaliste au sein du cabinet Deloitte Société d’Avocats. Un groupe avant-gardiste dans sa manière d’appréhender le télétravail : accompagnement des collaborateurs, services en matière de sécurité, sensibilisation des collaborateurs au risque d'hyper connexion. Voici comment la manager documentaliste vit ce travail à distance. 

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    Sommaire du dossier sur le télétravail des veilleurs et des documentalistes :


    isabelle-brasseur-documentaliste-deloitteLa crise du Covid a précipité la mise en place du télétravail dans de nombreuses entreprises, mais pas chez Deloitte. En avance sur son temps, le groupe a créé une première charte de télétravail dès 2018. En effet, deux années avant l’arrivée de la pandémie, l’entreprise anticipait les évolutions de méthodes de travail de demain.

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    Le télétravail : un argument pour fidéliser les collaborateurs

    "Nous avions environ une à deux journées à la maison, mais le télétravail n’était pas la règle dominante. C’était juste un moyen de nous accoutumer", déclare Isabelle Brasseur, senior manager documentaliste. Une nouvelle politique attirante pour les salariés. C’était notamment un argument concret pour Deloitte, afin de fidéliser ses collaborateurs. 

    À sa survenance, le Covid n’a pas laissé le choix aux entreprises, et la mise en place du télétravail s’est retrouvée obligatoire. Du côté de Deloitte, "tout cet aspect avant-gardiste a été très efficace. En comparant avec d’autres entreprises, cela a été très bien pris en charge. Nous étions préparés pour affronter ce changement", affirme Isabelle Brasseur. 

    Puis, en juillet 2021, une nouvelle charte a été instaurée, cette fois inspirée par l’expérience des deux confinements. On y parle de flexibilité responsable, de confiance, de management de proximité. A ce titre, les salariés bénéficient de deux à trois jours par semaine de télétravail, le tout en respectant les exigences du métier. 

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    Deloitte : une entreprise qui accompagne

    Dans le cadre du télétravail, Deloitte souhaite accompagner ses collaborateurs dans leurs conditions de travail.

    En ce qui concerne le matériel, chaque collaborateur reçoit un ordinateur portable lorsqu’il rejoint le groupe : "Cela s’avère très utile lorsque vous télétravaillez".

    Toujours dans l’optique de faciliter la vie des salariés, Deloitte tente de reconstituer l’ergonomie qu’offrent les bureaux en participant à l’achat d’écrans supplémentaires. Des outils dont les salariés avaient déjà l’occasion de profiter. 

    Côté sécurité, l’entreprise met à disposition un accès à un réseau privé virtuel (VPN). "Cela nécessite toujours plusieurs identifications via le PC et le téléphone, ce qui peut paraître pénible".

    Mais de fait, Deloitte propose ses services en matière de sécurité informatique, raison pour laquelle l’entreprise se doit d’être irréprochable dans ce domaine. 

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    Responsable documentaliste à distance : une nouvelle façon de procéder 

    Concrètement, pour une responsable documentaliste, les tâches à effectuer n’ont pas changé. La plupart des missions à remplir se font en ligne. "Lorsque je fais une revue de presse, que j’effectue toutes mes veilles juridiques, depuis les bureaux ou chez moi, cela ne change rien".

    En revanche, pour Isabelle Brasseur, l'activité a augmenté en période de télétravail. "Lorsque vous avez une heure de transport le matin et le soir, c’est déjà deux heures de plus pour travailler depuis chez soi. Il m’arrive de travailler tôt le matin ou tard le soir car mon ordinateur se trouve à proximité".

    Mais là encore l’entreprise, consciente du risque d’hyper connexion, a multiplié les messages incitant les collaborateurs à l’éviter. Du reste, les managers ont même été formés spécifiquement sur ce sujet. 

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    Difficile de capter certaines informations en télétravail

    Par ailleurs, le rôle de manager prend une autre tournure. Depuis 2007, Isabelle Brasseur dirige une équipe de quatre documentalistes. "Je possède une équipe très soudée, mais au prix d’un d’engagement personnel important, car j’appelle chacun plusieurs fois par jour. Je veux leur montrer que je suis présente, organisée et motivée. Donner l’exemple est essentiel pour moi dans le travail de manager".

    D’après elle, il y a une communication plus fluide en présentiel lorsque l’on souhaite s’adresser à son équipe. Il est difficile de capter certaines informations en télétravail. "Aujourd’hui, nous recherchons l’efficacité permanente et nous perdons certains des éléments importants d’une relation qui paradoxalement nous font gagner du temps sur le long terme". 

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    Deux ans après le premier confinement destiné à lutter contre la pandémie de Covid-19, comment la « vie d’après » des documentalistes et des veilleurs s’esquisse-t-elle ? Télétravaillez-vous davantage ? Dans quelles conditions ? Accédez-vous facilement à vos données et logiciels ? Cela produit-il des changements dans vos missions ? Votre place dans l’organisation reste-telle la même ? Comment le travail collaboratif s’en ressent-il ? Ces évolutions vous conviennent-elles ? Archimag vous livre les résultats de son enquête. Ils sont commentés par différentes personnalités ou observateurs reconnus. Des professionnels témoignent de leur nouveau quotidien.
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    Rencontre avec Stéphane Roder, le fondateur du cabinet AI Builders, spécialisé dans le conseil en intelligence artificielle. Également professeur à l’Essec, il est aussi l’auteur de l’ouvrage "Guide pratique de l’intelligence artificielle dans l’entreprise" (Éditions Eyrolles). Pour lui, "l’intelligence artificielle apparaît comme une révolution pour l’industrie au même titre que l’a été l’électricité après la vapeur".

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