applications en chaîne chez Unilab

 

Chez Unilab, l’incubation de DeliveryWare, de l’éditeur Esker, semble donner lieu à une propagation sans fin. Au commencement était un besoin en dématérialisation.

 " On a ajouté DeliveryWare à la sortie de l'informatique ", déclare Jean-Michel Paret, PDG d'Unilab. Une façon de dire que la solution d'Esker, adoptée en 2003, n'a pas été choisie pour compléter un système informatique (SI), mais bien pour répondre à un besoin concret : dématérialiser. 
Les laboratoires d'Unilab reçoivent des tubes ou des prélèvements, les analyses sont faites et validées techniquement sous la responsabilité d'un biologiste, puis les résultats viennent s'intégrer dans le dossieri patient, des commentaires sont ajoutés, et, enfin, l'envoi est effectué en direction du patient et de son médecin prescripteur. Auparavant, les résultats étaient validés à l'écran et le processus s'arrêtait là dans sa partie numérique pour être poursuivi sur le papier avec validation manuelle et signature. Désormais, le flux numérique est complet, avec en bout de chaîne des comptes rendus publiés en PDFi (l'originali ne peut être modifié) et des patients informés sur leur téléphone portable, par SMS, que leurs résultats sont prêts. L'envoi de fax est aussi possible… mais très peu utilisé. La mise sous pli est automatisée et le postage est prêt dès dix-sept heures. Deux groupes d'utilisateurs sont bénéficiaires : les biologistes pour qui le travail à l'écran fait gagner jusqu'à quatre heures par jour (c'est autant de disponibilité en plus pour les patients) et les secrétaires qui ont plus de confort et plus de temps pour répondre au téléphone. Résultat : le taux de réclamation des patients a chuté (96 % de satisfaction sur les délais de remise des résultats).
 
Gedi ? Output managementi ?

L'ensemble constitue-t-il un système de Ged (Gestion électroniques des documents) ? Non, selon Jean-Michel Paret : le SI d'Unilab a sa propre Ged et DeliveryWare ne lui est pas reliée. Pourtant, même si c'est un serveuri de Ged auquel sont connectés des scanners Canon qui est chargé de la numérisation des dossiers entrant (en moyenne 2 000 par jour, généralement de 2 pages A4 recto-verso), c'est bien DeliveryWare qui les récupère. S'agit-il d'output management, étant question de diffusion multicanale de l'informationi ? Le PDG ne prononce pas le mot. Et deux autres éléments viennent brouiller les pistes. D'une part, un développement a été ajouté pour permettre la consultation des résultats sur le site de la société. Patrick Vallet avec sa SSIIi Kernel Networks, qui conseille Unilab depuis le début, s'en est chargé. D'autre part, une deuxième application DeliveryWare est prévue pour la partie archivagei. Elle consistera en un serveur de résultats, équipé d'un firewall, et procèdera à l'archivage en temps réel. Le patient aura un identifiant et un mot de passe et pourra accéder à son dossier via Internet">i, également en temps réel - capital quand un traitement médical dépend d'un résultat d'analyse - ; de son côté, le médecin aura accès aux dossiers de ses propres patients. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnili) a donné son accord.
Au bout du compte, on se retrouve avec une même solution - étendue par quelques développements - capable de recueillir et d'enrichir l'information, de la sécuriser et d'ajouter une signature électronique, de la diffuser électroniquement sur différents supports et de l'archiver. Si l'on reprend les cinq grandes pièces qui composent le puzzle de l'AIIM et de Doculabs, à savoir capture, stockage, archivage, gestion et diffusion, on n'est pas loin d'avoir le jeu complet ! Comme le dit Jean-Michel Paret : " On a tout de suite vu que le produit pouvait servir à des tas de choses ! "
 

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