l’exception Internet européenne

 

A chacun sa méthode. De l'autre côté de l'Atlantique, le 14 décembre dernier, la société Google annonce son projet Google Print qui consiste à numériser et mettre en ligne 15 millions d'ouvrages d'ici six ans. L'accès sera gratuit pour ceux du domaine public ; des extraits seront proposés pour les autres. Ce projet se fonde sur un partenariat passé avec cinq des bibliothèques anglo-saxonnes les plus renommées : la bibliothèque publique de New York et quatre bibliothèques d'universités, les américaines Harvard, Stanford et Michigan ainsi que la britannique Oxford.
De ce côté-ci de l'Atlantique, la contre-attaque est portée par la BNFSite web de la BnF">i, à travers son président Jean-Noël Jeanneney qui multiplie rencontres et interventions dans les médias pour obtenir le lancement d'un moteur de recherchei européen. Le 16 mars, avec Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture et de la Communication, il rencontre le président de la République. Il en résulte l'annonce d'une mission préparatoire chargée d'" analyser les conditions dans lesquelles les fonds des grandes bibliothèques en France et en Europe pourraient être rendus plus largement et plus rapidement accessibles sur Internet">i ". Le 27 avril, les bibliothèques nationales de 19 pays européens (1) signent une motion allant dans le même sens et insistent sur la nécessité d'obtenir le soutien des autorités communautaires. L'étape suivante a lieu les 2 et 3 mai où, à l'occasion des Rencontres pour l'Europe de la culture tenues à Paris, leur appel reçoit un écho favorable. Entre-temps, le 28 avril, Jean-Noël Jeanneney publie Quand Google défie l'Europe (éd. Mille et une nuits). Il répond aux questions d'Archimag.
(1) Bibliothèques nationales signataires : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie (Rome et Florence), Lituanie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, République tchèque, Slovénie, Slovaquie, Suède. La Bibliothèque nationale du Royaume-Uni apporte " un soutien explicite à l'initiative " sans signer la motion ; celle du Portugal a donné un accord écrit sous réserve de validation par le ministre de tutelle ; Chypre et Malte ont donné un accord oral ; la Lettonie n'a pas encore révélé sa position.
Né en 1942, ancien élève de l’Ecole normale supérieure, agrégé d’histoire et docteur ès-lettres, Jean-Noël Jeanneney, est professeur des Universités à l’Institut d’études politiques. Il a été président de Radio France et de Radio France Internationale (1982-1986), puis de la Mission du Bicentenaire et de la Révolution (1988-1989), secrétaire d’Etat au Commerce extérieur et à la Communication (1991-1993). Il est l’auteur de nombreux ouvrages consacrés à l’histoire de la politique, des milieux d’affaires et des médias. Il produit l’émission hebdomadaire « Concordance des temps » sur France Culture depuis 1999. Jean-Noël Jeanneney est depuis mars 2002 président de la Bibliothèque nationale de France. crédit : David CARR/BnF
 
Jean-Noël Jeanneney

« avec Internet, on ne peut être qu’offensif »
 
Archimag. Dans vos différentes interventions, il est question de " moteur de recherche européen " et non de " bibliothèque numérique européenne ", pourquoi ?
 
Jean-Noël Jeanneney. J'ai toujours posé une certitude et une question. La certitude concerne la nécessité d'un grand effort de numérisation européenne, à partir des différentes nations et de leurs richesses respectives, mais en intime interconnexion les unes avec les autres et selon des directions qui soient organisées, en corpus. Il ne s'agit pas de dire, comme Cyrano sous le balcon de Roxane lui lançant des mots d'amour : " Je vais vous les jeter en touffes sans les mettre en bouquet… " Il s'agit de bouquets, non de touffes. Ensuite, il faut se demander si cela a un sens d'avoir un moteur de recherche européen, cela surtout si Google continue d'affirmer sa place prépondérante, avec environ 75 % du marché : il faut que l'on puisse parler de puissance à puissance. Nous devons pouvoir organiser nous-mêmes notre manière de numériser et éviter de nous engager séparément, les uns après les autres, à la manière dont les Curiaces ont été vaincus par les Horaces.
Il faut étudier la manière de coordonner, sans les centraliser, les efforts qui peuvent exister en Europe pour réfléchir à la construction d'algorithmes, aux moyens de repérer, d'indexer, de donner à connaître toutes ces richesses. De ce point de vue, je voudrais que l'Union européenne comme les pays qui la composent appuient la recherche dans ce domaine avec plus de vigueur et coordonnent les initiatives diverses, et il y en a de nombreuses.
 
Tout le monde ou presque a déjà Google sur son poste de travail : n'est-ce ps un avantage qu'un moteur de recherche européen ne pourra jamais rattraper ?
 
C'est un avantage incontestable, mais la pérennité de Google n'est en rien assurée. Nous sommes dans un domaine où les grandeurs sont parfois vouées à des disparitions promptes, et Google fonctionne dans un pays où il y a des lois anti-trusts. Et en effet tout monopole est dangereux. Rien n'empêcherait Google de sélectionner telle ou telle catégorie de livres, de soi-même ou du fait d'un pouvoir américain, de décider tout à coup que tels ouvrages sont subversifs et de les retirer. A l'occasion d'une crise comme celle de l'Irak, on peut imaginer que cela puisse arriver… Je n'ai pas envie que nous soyons dépendants à cet égard.
D'autre part, il faut distinguer la qualité de la quantité, un peu comme pour la télévision. Un journal télévisé du secteur public peut être regardé par deux fois moins de personnes que celui de TF1, mais peut avoir deux fois plus d'influence sur l'état d'esprit général. On ne peut pas voir uniquement les choses en termes quantitatifs. Si, par d'autres chemins que Google, on proposait aux internautes un accès à des richesses culturelles qui soient différemment réfléchies et organisées (mieux…), ils y accéderaient. Et de cette affluence pourrait naître une concurrence à Google.
 
Vous parlez d'initiative européenne ; pourquoi ne pas envisager les choses simplement à l'échelle française ?
 
Je suis un Européen convaincu. Il faut revenir à la tradition de l'humanisme, à la Renaissance, qui a été européen et à la tradition des Lumières qui ont été européennes. Notre continent, s'il veut s'exprimer d'une voix forte autour de la planète, à côté de l'Inde, de la Chine, des Etats-Unis ou du monde arabe, doit le faire en union entre les différents pays. Ce qui ne veut pas dire qu'il y aura une espèce de marmite où l'on agitera tout, c'est pour cela que je suis plutôt favorable à l'idée de responsabilités spécifiques en fonction des différentes cultures de l'Europe. Simplement, je souhaite une coordination entre elles, dans l'ordre de la technique, d'une part, et dans l'ordre des contenus, de l'autre.
Il s'agit de valoriser les richesses croisées, c'est pour cela que je propose par exemple que l'on mette particulièrement en lumière les traductions en Europe, d'un pays à l'autre : parce que c'est le signe d'un intérêt mutuel. Et que l'on réfléchisse également aux règles d'organisation des corpus, cela est essentiel. Nous sommes à l'opposé des Bouvard et Pécuchet, de Flaubert, pour qui la culture était une sorte d'énumération infinie de connaissances juxtaposées.
 
Mais n'est-on pas sur deux niveaux différents : Google, qui présente toutes les informations au même niveau, mais est très populaire, peut-il être concurrencé par un autre système qui organise l'information, apporte peut-être plus de valeur ajoutée, mais du coup a une apparence plus intellectuelle, moins accessible, avec le risque de toucher moins de monde et donc de rater sa cible ?
 
Le but n'est pas d'être un autre Quid. Si j'ai envie de connaître un propos de Tristan Bernard sur Alfred de Musset, en tapant "Bernard" et "Musset", j'ai de bonnes chances de l'obtenir, sauf que je ne suis pas sûr que ce sera validé, ce sera peut-être une erreur… Donc j'obtiens peut-être une information, mais cela n'est pas la culture. En revanche, si j'ai envie de réfléchir par exemple aux rapports entre démocratie et capitalisme, entre la République et le marché, des milliers et des milliers de livres me seront proposés, or, j'aimerais bien que l'on commence à organiser la réflexion, qu'on la cerne sans lui imposer quoi que ce soit. C'est cela dont il s'agit. De même qu'il existe des films très grand public - je n'ai rien contre Claude Zidi -, j'aime aussi voir des œuvres de Robert Bresson ou de Woody Allen, en "tête de gondole".
Il y a non seulement le problème de l'organisation de la connaissance, mais aussi celui de la domination éventuelle d'un climat anglo-saxon par rapport à d'autres civilisations autour de la Terre. Je n'ai pas envie que le monde soit principalement réfracté par le miroir anglo-saxon dans ce domaine comme dans les autres. J'ai été marqué par ma présidence du Bicentenaire de la Révolution française. J'avais vu alors à quel point la vision que l'Amérique avait de notre Révolution était partielle et partiale, reprenant en réalité toute la prose des contre-révolutionnaires. Cela m'intéresse d'avoir ce point de vue-là, mais j'ai envie qu'en haut de la liste, il y ait aussi Quatre-vingt-treize de Victor Hugo ou l'Histoire socialiste de la Révolution de Jean Jaurès.
De ce point de vue-là aussi, étant donné que l'algorithme de Google renferme ses secrets de fabrication et comportera donc toujours une part de mystère pour ses utilisateurs, je crains qu'au nom de critères liés à la fois aux civilisations anglo-saxonnes et à la recherche du profit, il survalorise certains livres au lieu d'autres. Google Print n'a pas encore vraiment commencé, mais je ne vois pas comment il romprait d'aucune façon avec ce qui est dominant sur le moteur dans son ensemble, qui vit de profit. Cela n'est ni bien ni mal, seulement cela a des conséquences.
 
Comment la sélection de livres à numériser serait-elle élaborée ?
 
Je ne vais pas me substituer à des conseils scientifiques où il y aurait des bibliothécaires, des universitaires, des savants de toutes sortes, pour réfléchir à la manière d'organiser le contenu et de savoir comment l'on procède. Je crois qu'il faudra opérer selon des corpus, des corpus équilibrés où l'Amérique par exemple, qui a des penseurs puissants, des auteurs essentiels, ait sa place, mais pas plus que sa place. Puis qu'enfin ensuite nos enfants puissent aller chercher un regard européen sur l'histoire culturelle du monde.
De très nombreuses institutions ont commencé de numériser, qui des manuscrits anciens, qui des richesses d'une bibliothèque locale… Cela foisonne de partout. Une question passionnante porte sur le choix de ce que l'on numérisera prioritairement. C'est très intéressant tant en termes intellectuels qu'en termes politiques. Même si l'on numérise cinq millions de livres, ce qui est déjà bien, il faut réfléchir aux critères de choix : la fragilité de tel livre ? sa représentativité ? la diversité complémentaire qu'il apporte à la réflexion ? l'intérêt des générations futures ? la fécondité pour le rayonnement de notre civilisation européenne ? Large faisceau de critères sur lesquels devra réfléchir la commission.
La validation scientifique est un problème. Méfions-nous de la surévaluation de la recherche anglo-saxonne qui est déjà très importante, même si sa vitalité justifie sa place éminente. Mais il y a risque d'accentuation du phénomène. Ce qui amène à la question de la langue. Je ne mène pas un combat exclusif pour le français, mais pour la diversité des langues européennes : richesse à partager, à valoriser de concert.
Ajoutez un autre point : pour la période qui est sous droits d'auteur, 70 ans, Google est condamné à ne donner que des extraits, c'est-à-dire encore une vision très dispersée de la civilisation. Si l'on veut pouvoir avancer sur les œuvres de moins de 70 ans, il faut pouvoir proposer des livres largement dans leur intégralité et donc négocier avec les éditeurs, en plein respect des lois et des usages.
 
Ne peut-on pas faire un parallèle entre la naissance de l'imprimerie et la bibliothèque numérique ou le projet de Google ? Tout le monde n'a pas bénéficié immédiatement de l'imprimerie, mais au fil du temps, toutes les cultures, toutes les langues, tous les Etats, petits et grands, ont eu leurs livres et leurs bibliothèque. Ne peut-on pas penser que cet équilibre se produira aussi pour le numérique, qu'il y ait une initiative européenne ou non ?
 
La comparaison entre Google et Gutenberg est intéressante. On peut en effet penser que par une espèce d'alchimie mystérieuse, la somme des égoïsmes des individus et des firmes va, au bout d'un moment, constituer le meilleur des mondes possibles : les titres paraîtront partout, s'équilibreront, etc. Moi, je ne le crois pas ; c'est une question de philosophie politique. Il faut faire fond sur le dynamisme du marché - l'économie administrée, ça ne marche pas -, mais il faut aussi que l'Etat surplombe, impose ses propres rythmes, sinon il y a des effets de domination extrêmement difficiles à combattre. Sans remonter à Gutenberg, on peut évoquer le cinéma. En Italie, en Angleterre, en Allemagne, il n'y a quasiment plus de cinéma. Pourquoi a-t-on gardé un cinéma en France ? Parce qu'à un moment donné, des quotas ont été introduits, après la Guerre, et que l'on a inventé un système de subvention. La différence est qu'avec Internet, on ne peut pas être défensif, on ne peut être qu'offensif. Tant mieux ! Je n'ai pas envie d'avoir un Internet jacobin, ce serait absurde s'agissant d'un système fonctionnant en réseau. Je souhaite que l'Etat mette sa marque, appuie le développement de telle ou telle invention technique au moment où elle a besoin d'être protégée. Même Google, à ses débuts, a bénéficié d'argent public avant de s'en remettre au capital risque. Pourquoi lui donner raison en disant : que l'Etat enlève ses sales pattes, laissons le marché agir tout seul ! Croyez-vous que les fonds d'investissement qui vont, à Wall Street, s'investir dans Google, ne lui réclameront pas de gagner de plus en plus d'argent ? Je ne crois pas que cela serve forcément l'intérêt public. Tâchons de faire autre chose, c'est le sens de mon appel.
 
Vous parlez dans votre ouvrage de l'adhésion populaire que doit susciter l'initiative européenne que vous réclamez ; comment obtenir cette adhésion populaire ?
 
Dans un premier temps en créant de l'offre et ensuite en provoquant de la demande. Comme dans tant d'autres domaines, je crois à une politique de l'offre. Il y a deux logiques. La première, donner au public ce qu'il veut - il suffit de l'interroger par des sondages par exemple. La seconde, donner au public des choses qu'il ne connaît pas encore, ce qu'il ne peut donc encore savoir qu'il l'appréciera.
 
Une mission préparatoire a été mise en place ; à quels risques devra-t-elle faire face ?
 
Le risque est d'échouer comme dans toute mission. Google (à moins que ce soit la presse américaine) a annoncé un coût de 150 à 200 millions de dollars pour son projet. Le risque est de ne pas réussir à persuader les pouvoirs publics qu'il vaut la peine d'y investir au départ au moins l'équivalent de la somme qui a été nécessaire pour la rénovation du Grand Palais, soit environ 250 millions d'euros.
 
La question de Google n'est-elle pas l'occasion de faire un bilan de Gallica, en termes quantitatifs et qualitatifs ?
 
Je prends en effet l'offensive de Google comme un stimulant. La BNF consacre chaque année à peu près un million d'euros à Gallica qui propose déjà 80 000 ouvrages, ce qui est unique en Europe, et autant d'images. Evidemment, si l'on compare au projet pharaonique de Google, ce n'est pas beaucoup. Si l'on compare à ce qu'ont fait les autres, c'est très bien. Mais c'est un bon point de départ pour changer de rythme. Il est évident qu'il le faut, sinon je n'aurais pas lancé cet appel.
Il faut aussi voir si les référencements de Gallica sont suffisants, s'ils permettent d'apparaître en bonne place sur les moteurs de recherche, voir où nous en sommes dans les choix et les critères que nous avons fixés… Nous serions coupables si nous ne nous servions pas de l'annonce de Google pour nous aiguillonner nous-mêmes, aiguillonner les pouvoirs publics. Le bilan de Gallica donnera des orientations pour le futur moteur ; il en sera fait état publiquement.
 

Quand Google défie l’Europe, éd. Mille et une nuits, 2005.
 
Du point de vue technique, on reproche souvent à Gallica d'avoir opté pour la numérisation en mode image et non en mode texte…
Il y a deux réponses à cette question. Premièrement, c'est très cher, huit à dix fois plus cher en mode texte qu'en mode image, donc avec l'argent que l'on avait, on aurait été obligé d'en faire dix fois moins. Pour l'heure, c'est un choix qui a été fait dans le cas de Gallica, un certain nombre de numérisations a été fait en mode texte, mais c'est en effet une minorité. Deuxièmement, il y a un certain nombre de situations où l'image est très adaptée, en particulier pour un manuscrit ou un quotidien (il est important de savoir où se situe l'articlei dans la page). Tout le pari est d'inventer dans un terme proche des systèmes qui permettent de rapprocher le mode image du mode texte afin de faire une reconnaissance optique de caractère, une OCR, pour ensuite, avec des systèmes nouveaux, indexer et retrouver des informations, avoir un transfert à la carte du mode image au mode texte. Je ne suis pas un spécialiste, mais on peut imaginer que dans les dix ans les deux modes se rapprochent et que, par conséquent, la distinction ait moins de portée.
 
Une course à la bibliothèque numérique semble s'engager ; marque-t-elle la fin de la construction des bibliothèques ?
 
Je constate que depuis quinze ans, chaque fois que l'on a construit des bibliothèques-médiathèques dans des villes moyennes, de 40 000 ou 50 000 habitants, on a multiplié par cinq le nombre des lecteurs-emprunteurs. Alors, est-ce le chant du cygne ? l'été de la Saint Martin ? Personnellement, j'ai tendance à penser, par expérience d'historien, que le nouveau média ne va pas se substituer aux autres, mais va le compléter. Ce n'est pas de si tôt que les citoyens cesseront d'avoir le plaisir du livre, d'apprécier sa commodité. Ce sera à mon avis un complément. Je pense qu'à court terme et même à moyen terme, les lecteurs continueront d'avoir besoin d'accueil, d'être guidés et formés ; peut-être y aura-t-il une érosion du nombre de lecteurs en salle de lecture, en tout cas on aura besoin plus que jamais de bibliothécaires pour jouer les médiateurs entre l'immensité de ce qui existe et les lecteurs, chercheurs, citoyens qui ont à des titres divers le goût d'y accéder.
 
Et en ce qui concerne les très grandes bibliothèques
 
La BNF est passée d'environ 500 lecteurs par jour sur le site Richelieu à près 3 500 lecteurs sur le site François-Mitterrand. Regardez aussi l'immense succès de la bibliothèque qui vient de s'ouvrir à Marseille (1). Ce n'est pas le signe d'une diminution d'appétit. Il y aura toujours des documents uniques, les manuscrits en particulier, que l'on aura besoin de consulter sur place, et pour les livres aussi pendant très longtemps encore, on aura besoin de bibliothèques de cette dimension. Je voudrais que l'on fasse une bibliothèque européenne à Strasbourg, à partir notamment de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg. Quel éclat elle aurait !
Voir Archimag n°175, juin 2004
 

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Le chiffre du jour

estiment que les recrutements dans le numérique seront importants à l'avenir, mais seul un tiers s'est déjà reconverti professionnellement dans ce secteur ou envisage de le faire, selon une enquête OpinionWay réalisée pour l'Ecole Informatique (ENI).

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